Amboise - Bonjour du Monde

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Amboise
Amboise est une ville d'Indre-et-Loire située sur les bords de la Loire, dans
l'arrondissement de Tours et la région Centre.
La cité doit sa renommée au célèbre château qui la domine, à la porte de
l'Horloge, à l'église Saint-Denis, au Château duClos Lucé, où s'éteignit Léonard
de Vinci, et à la proche pagode de Chanteloup. Son nom est aussi attaché à la
sanglante conjuration de 1560.
C'est l'une des onze communes viticoles de l'aire d'appellation d'origine
contrôlée (AOC) « Touraine-amboise ».
Amboise est situé dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine
mondial de l'UNESCO
Géographie
Amboise s'étend, pour l'essentiel, sur la rive sud de la Loire, à un
endroit où le fleuve se sépare en deux bras. Il enserre
une île (dénommée île Saint-Jean, en souvenir d'un prieuré
malmené par les crues, Grande-Île ou Île-d'Or), qui fait partie du
territoire communal.
La ville est protégée des crues de la Loire, au sud, par de très
puissantes digues (promenade du Mail, en forte surélévation par
rapport aux premières maisons). Le faubourg établi sur la vaste île
fut cantonné dans sa partie la plus élevée et défendu des hautes
eaux par une digue (1780).
La cité ancienne est surplombée par le plateau sur lequel est
établi son château.
Amboise s'est également développée au nord de la Loire, avec le
quartier de la gare.
Paris se trouve à 230 km.
Préhistoire et Antiquité
Le plateau des Châtelliers, sur le bord duquel est bâti le château d'Amboise, recèle un des plus importants site néolithique chasséen des Pays
de Loire, découvert lors de fouilles effectuées par A et S Högström entre 1954 et 1957. On y découvrit en particulier une idole féminine
remarquable.
Les fouilles mirent également à jour un dépôt de l'âge du bronze final et un atelier de fondeur. Selon la tradition, vers -300 les druides du
pays chartrain auraient formé un établissement, administré par un vergobret, sur le rocher qui domine la zone marécageuse où la petite
rivière l'Amasse se jette dans la Loire3. Pour certains, Amboise pourrait avoir été le centre religieux et commercial initial de la tribu
des Turones.
D'après une chronique fin du XIIe siècle, Jules César y installa un camp, après le siège de Bourges en -51. Il y aurait construit un palais
forteresse et une colossale statue du dieu Mars. Près du château il existe en effet, sur le plateau des Châtelliers, un lieu-dit "le camp de César"
qui est bordé par un fossé considérable et garni en son centre d'un tumulus important. On n'y a pas trouvé de vestiges romains, mais de
nombreuses monnaies celtiques. On pourrait en déduire qu'il s'agirait effectivement d'un campement romain provisoire contenant des restes
de pillages, mais il semble plus probable que se soit les restes d'un oppidum, ultime retranchement Turones durant la révolte de Sacrovir, à
l'époque de Tibère, en l'an 21.
Vers 285, la région fut envahie par les Bagaudes, troupe hétéroclite révoltée contre l'occupation romaine. Entre autres ravages, ils démolirent
la construction romaine mais laissèrent en place la statue de Mars. Vers 376, Anicien, envoyé par l'empereur Gratien en qualité de comte de
Tours prit possession des lieux et y fit reconstruire la forteresse. Il construisit également les ponts de bois qui traversaient la Loire de part et
d'autre de l'Ile d'or.
Le lieu prit alors le nom latin d'«Ambacia», «Ambatia» ou « Ambasi», appellation qui apparaît pour la première fois dans les textes
qu'au IVe siècle. Une ville se développa sur le coteau opposé au promontoire, par delà le marais de l'Amasse progressivement asséché, aux
alentours de l'actuelle église Saint Denis, quartier qui fut longtemps surnommé « la vieille Rome ». C'était une étape sur la voie suivant la
Loire entreOrléans (Genabum) et Angers (Juliomagus) en passant par Tours (Turonorum). C'est sur ce site que fut construite la première
chapelle chrétienne qui devint une église dès 475. Saint Perpet, évêque de Tours y légua une croix et des reliques qui furent conservées en
l'église Saint Denis jusqu'à la Révolution.
Sulpice-Sévère relate que c'est Saint Martin qui, vers 374, dans sa campagne d'évangélisation de la Touraine, renversa miraculeusement l'idole
qui subsistait sur le promontoire :
« Dans le bourg d'Amboise (c'est-à-dire dans le vieux château, maintenant habité par un grand nombre de moines) on voyait un temple
d'idoles élevé à grands frais. C'était une tour bâtie en pierres de taille, qui s'élevait en forme de cône, et dont la beauté entretenait l'idolâtrie
dans le pays. Le saint homme avait souvent recommandé à Marcel, prêtre de cet endroit, de la détruire. »« Étant revenu quelque temps après,
il le réprimanda de ce que le temple subsistait encore. Celui-ci prétexta qu'une troupe de soldats et une grande foule de peuple viendraient
difficilement à bout de renverser une pareille masse de pierres, et que c'était une chose impossible pour de faibles clercs et des moines
exténués. Alors Martin, recourant à ses armes ordinaires, passa toute la nuit à prier. Dès le matin s'éleva une tempête qui renversa le temple
de l'idole jusque dans ses fondements. Je tiens ce fait de Marcel, qui en fut témoin. »Durant la période gallo-romaine, Anicien avait été
nommé comte de Tours par l'empereur Gratien. À sa mort, Amboise devint la propriété de sa fille Placide, qui légua la ville à sa fille Fauste,
épouse d’un certain Billejus avec lequel elle eut une fille nommée Lupa (Louve). Ses enfants étant morts prématurément, elle légua tous ses
biens à Clovis 1er qui devint ainsi propriétaire d'Amboise
Moyen Âge
Au début du VIe siècle des rivalités permanentes, à la fois territoriales et religieuses, opposaient les Francs
saliens, catholiques, dirigés par Clovis, qui occupaient le nord de la Gaule, et les Wisigoths, ariens, dirigés
par Alaric II, qui en occupaient le sud-ouest. Pour tenter d’y mettre fin, le roi des Ostrogoths, Théodoric le
Grand, écrivit des lettres aux deux protagonistes pour les convaincre de trouver un accord. Cette démarche
aboutit en 504 à une rencontre entre les deux rois qui se déroula sur l’île d’Or d'Amboise (actuellement Ile
saint Jean). Les deux rivaux se promirent une alliance éternelle qui demeura lettre morte, puisque le
différent ne fut réglé que par la mort d’Alaric II à la bataille de Vouillé en 507. En 546 le seigneur d’Amboise
était Saint Baud évêque de Tours, sans que l’on sache au juste la nature de son lien de dépendance au
roi Clotaire Ier. Ensuite on ne dispose plus d'informations historiques jusqu'au milieu du IXe siècle.
En 840, au cours des invasions normandes, les ponts de bois qui traversaient la Loire furent détruits. Le
château fut à nouveau ravagé par les normands en 853, puis en 878. Dans le dernier quart du IXe siècle, une
certaine Aelindis reçut en dot de ses oncles Adalard (Adalardus) archevêque de Tours de 875 à 890 et
Rainon ou Renaud (Regino) évêque d’Angers, le fief d’Amboise, lors de son mariage avec Ingelger, vicomte
d'Angers. Vers 878, à la demande des deux prélats, Louis II de France dit le Bègue fit relever et fortifier le
château et reconstruire les ponts. À cette époque le territoire d'Amboise était divisé en
trois seigneuries dont la plus importante (La Maison consulaire) était celle attribuée à Ingelger. La seconde
seigneurie (dite de la Tour) appartenait à Sulpice Ier de Buzançais, père d’Hervé, futur trésorier de l'abbaye
Saint-Martin de Tours. La troisième était celle dite de la Motte. Ces trois seigneurs s'opposaient
fréquemment, ce qui n'était guère favorable au développement de la ville d'Amboise. Très occupé à rétablir
la paix dans la région, Ingelber confia Amboise à Robert, fils de Haimo, un homme puissant qui lui était
fidèle et qui possédait une partie de la forteresse par droit héréditaire.
Durant la période allant de 878 à 1107, les deux principales seigneuries d'Amboise cohabitèrent:
au château les comtes d’Anjou descendants d’Ingelger : Foulques Ier, Foulques II, Geoffroy Ier et Foulques
Nerra
au bourg les descendants d’Haimon de Buzançais : Sulpice Ier dit mille boucliers, Robert, Archambaut et son
frère Sulpice II.
Au retour de croisade, Foulques Nerra confia la garde du château à Lisois dont il avait apprécié l'intelligence
et le courage à ses côtés. Lisois épousa Hersende de Buzançais, fille d'Archambaut et nièce de Sulpice,
réunissant ainsi château et bourg et créant la Maison d'Amboise.
Renaissance
L'histoire de la ville se confond pour l'essentiel avec celle de ses châteaux : le Château du Clos Lucé, où vécut Léonard de Vinci et
le Château Royal. Très attaché à la vieille forteresse où il avait passé sa jeunesse, Charles VIII avait décidé la métamorphose du
Château Royal au lendemain de son mariage avec Anne de Bretagne. Louis XII et, surtout, François Ier, qui donna ici fête sur fête,
en poursuivirent les aménagements.
•En 1434 : Louis d'Amboise ayant été compromis dans un complot contre Georges de la Trémoille, favori de Charles VII, la
seigneurie d’Amboise est confisquée et réunie à la couronne.
•De 1516 à 1519 : le peintre, ingénieur et architecte italien Léonard de Vinci y passe les dernières années de sa vie, il résida au
manoir du Clos-Lucé.
•1518 - Le mariage de Laurent II de Médicis dit Laurent le Magnifique et de Madeleine de la Tour d'Auvergne, descendante de Louis
IX de France fut célébré à Amboise le 2 mai 1518.
•En 1540, Charles Quint qui traversa la France du sud au nord, était hébergé au château, quand un incendie se déclara dans la tour
Heurtault, où il logeait. Celle-ci fut détruite, mais l'empereur était sauf.
•En 1560 y eut lieu la conjuration d'Amboise qui annonçait les Guerres de religion.
•Le 19 mars 1563 y fut rendu l'édit d'Amboise, qui accorda aux Calvinistes la liberté de conscience.
À la Renaissance, François Ier fait venir à la cour les plus grands artistes. Il invite ainsi Léonard de Vinci à venir le
rejoindre à Amboise. François Ier lui offre le Château du Clos Lucé, autrefois appelé « Manoir du Cloux » et situé à
Amboise, à 300 mètres du Château Royal. Âgé de 64 ans, Léonard de Vinci accepte l’invitation du souverain. Il quitte
l’Italie et traverse les Alpes à dos de mulet. Il apporte avec lui trois de ses toiles majeures : "Saint Jean-Baptiste", "La
Vierge à l’Enfant avec sainte Anne" et la fameuse Mona Lisa. François Ier le nomme « Premier peintre, ingénieur et
architecte ».
De 1516 à 1519, date de sa mort, Léonard de Vinci travaille à de nombreux projets pour le Roi. Il entreprend
l’assèchement des marais de la Sologne, imagine un château idéal à Romorantin, organise des fêtes somptueuses pour
la Cour et inspire sans doute l’escalier à double révolution de Chambord. François Ier apprécie tant la compagnie de
Léonard de Vinci qu’il appelle « Mon Père » et lui rend visite fréquemment. La légende raconte qu’un souterrain reliait le
château royal d’Amboise au Château du Clos Lucé et que le roi l’empruntait fréquemment pour rendre visite à son ami.
Léonard de Vinci s’éteint le 2 mai 1519 dans sa chambre du Château Clos Lucé. La tradition rapporte que François
Ier était à ses côtés lorsqu’il rendit ses derniers soupirs. Cette scène imaginaire a d’ailleurs été immortalisée par J.A D.
Ingres.
Aujourd’hui propriété de la famille Saint Bris, le Château du Clos Lucé
est ouvert au public depuis les années 1950. Le lieu est consacré à la
diffusion et au rayonnement de l’œuvre de Léonard de Vinci. La chambre
de Léonard de Vinci et celle de Marguerite de Navarre, récemment
restaurées, sont ouvertes à la visite. De même, on visite également la
cuisine, l’oratoire d’Anne de Bretagne, recouvert des fresques réalisées
par les disciples de Léonard, la salle du conseil et trois salles consacrées
aux inventions de Léonard.
Créé en 2004, le Parc Leonardo Da Vinci met en scène les machines de
Léonard de Vinci. Dans un espace de 7 hectares, les visiteurs peuvent
découvrir et actionner des inventions reproduites grandeur nature : le
char d’assaut, la mitraillette, le chadouf, le pont tournant, le parachute,
l’hélicoptère…
Créé en 2008 au cœur du Parc Leonardo, le Jardin de Léonard est un
espace consacré aux études de Léonard de Vinci sur la Nature. Les
recherches en botanique et en géologie de Léonard de Vinci y sont ainsi
restituées. Une quarantaine d’espèces de fleurs peintes ou dessinées par
le Maître dans ses codex y sont fidèlement replantées permettant ainsi
de découvrir l’immensité de sa source d’inspiration. Grâce à des points
sonores le visiteur découvre ainsi pourquoi Léonard de Vinci disait de la
Nature « Tout est là ».
Le château d'Amboise
L'histoire du château d'Amboise s'apparente à une trahison : celle de Louis d'Amboise, qui essaya
d'enlever le roi Charles VII le 8 mai 1431, dans les environs du château de Chinon. Pour cela, il
fut condamné à mort et la seigneurie d'Amboise fut confisquée et rattachée à la couronne par
lettres patentes le 4 septembre 1434.
Après une longue occupation d'Amboise par les Anglais, Charles VIII, qui depuis sa naissance a
vécu à Amboise, décide de reconstruire la forteresse. Il rapporte d'Italie des meubles et un
horticulteur, Pacello de Mercogliano.
En 1495, le château s'agrandit de plusieurs bâtiments : l'aile du logis du Roy, puis la grosse tour
des Minimes avec sa large rampe hélicoïdale, la tour Hurtault (ou tour de César) et la chapelle
Saint-Hubert de style gothique flamboyant.
Lorsque Charles VIII y meurt accidentellement, Louis XII puis François Ier poursuivent les travaux.
En 1516, ce dernier invite le plus grand des génies de l'époque, Léonard de Vinci, à résider
au Manoir du Clos-Lucé. Aujourd'hui, vous pourrez vous recueillir sur sa tombe, dans la chapelle
Saint-Hubert.
Après la Révolution, le château a été offert par Napoléon à l'ex-consul Pierre-Roger Ducos qui,
n'ayant pas les moyens financiers de l'entretenir en totalité, en fit détruire entre 1806 et 1810 les
deux tiers. Malgré cette catastrophe, le château reste l'un des plus importants à visiter, d'autant
qu'il a été restauré avec beaucoup de soin au début du XXe siècle.
Le château d'Amboise surplombe la Loire à Amboise dans le
département d'Indre-et-Loire. Il fait partie des châteaux de la
Loire.
Avant d'être rattaché à la couronne en 1434, le château
appartenait, depuis plus de quatre siècles, à la puissante famille
d'Amboise. Pendant la Renaissance, il sert de résidence à
plusieurs rois de France.
Il a été en grande partie détruit après la Révolution.
Le château d'Amboise fait l’objet d’un classement au titre
des monuments historiques par la liste de 1840.

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