Diapositive 1

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Quels androgènes doser ?
• Dosage de départ : testostérone (T) totale
• Méthode recommandée : dosage RIA (en attendant l’évaluation
de la spectrométrie de masse)
• Si T élevée, l’hyperandrogénie biologique est prouvée
• Si T normale, doser la TeBG et calculer T biodisponible :
– Équation de Vermeulen
– ou Free androgen index
– ou Mesure de la T non liée à la TeBG (pas de méthode de référence
validée)
• Au moins 50 % des SOPK ont une TeBG basse
• La T libre n’a aucune validité
• La delta 4 est élevée (mais souvent normale dans l’hyperthécose
ou les tumeurs androgénosécrétantes et ne peut donc pas
constituer un dosage de première intention)
Correspondances en MHDN
ECE 2014 – D'après Pugeat M et al., abstract S13.1, actualisé
Peut-on différencier le SOPK des blocs de forme
non classique (FNC) ?
• Le diagnostic de SOPK reste un diagnostic d’exclusion
• La génétique du SOPK n’est pas encore claire mais l’agrégation
familiale de la pathologie et certains sous-types phénotypiques
(en fonction de l’association des différents critères) peut faire
évoquer en première intention un bloc FNC
• Ovaire micropolykystique à l’échographie dans 25 % des FNC vs
70 % (si poids normal) / 90 % (si obésité) des SOPK
• Androstenedione et SDHA plus élevés chez les FNC mais avec
un chevauchement avec les SOPK
• Anomalies métaboliques retrouvées à la même fréquence en
dehors des SOPK obèses plus atteintes
• Il reste recommandé de faire un test au Synacthène®
(sous réserve de son retour…) si la 17OHP est supérieure à
2 ng/ml en 1re partie de cycle
Correspondances en MHDN
ECE 2014 – D'après Pignatelli D et al., abstract S13.2, actualisé
Comment ne pas méconnaître une tumeur
androgénosécrétante ou une hyperthécose ?
• L’hyperthécose est le plus souvent post-ménopausique dans un contexte
de syndrome métabolique
• L’augmentation franche du SDHA oriente vers une tumeur surrénalienne.
La rapidité d’installation à distance de la puberté oriente vers une tumeur
• Les dosages de testostérone et la clinique se chevauchent entre SOPK
et tumeurs. Le taux de testostérone de 3 nmol/l (0,9 ng/mL) donne une
Se de 100 % mais une Spe de 53 % (sauf après 40 ans où la Spe est à
95 %)
• Le test de freinage à la DXM (2 mg/j/48 h) peut aider et est en faveur
d’une tumeur si la réduction de testostérone est de moins de 40 % avec
une Spe de 88 %. Le test à la GnRH devrait orienter aussi vers une
cause ovarienne (tumorale ou hyperthécose) mais certains adénomes
surrénaliens y sont sensibles. Le cathéterisme est difficile avec un taux
de cathétérisation de la veine ovarienne droite plus bas que la veine
surrénalienne droite ! L’imagerie ovarienne permet d’orienter.
Malheureusement la place de l’AMH n’a pas été du tout discutée
Correspondances en MHDN
ECE 2014 – D'après Macut D et al., abstract S13.3, actualisé
Comment ne pas méconnaître les syndromes
d’insulinorésistance sévère au sein des SOPK ?
• Diagnostiquer les insulinorésistances sévères génétiquement
déterminées (laminopathies, mutations des PPAR…) ou non
génétiquement étiquetées est important pour une meilleure prise en
charge
• Bien que non discriminant avec le syndrome métabolique,
l’hypertriglycéridémie est toujours présente ; son absence donne donc
une valeur positive négative excellente
• L’insulinorésistance est définie chez les non diabétiques par une
insulinémie à jeun > 20,9 mcU/ml (150 pmol/l) ou une insulinémie
stimulée par HPO > 209 mcU/ml (1 500 pmol/l)
• Elle est plus difficile à définir par des seuils d’insuline chez les
diabétiques
• La leptine et l’adiponectine sont basses mais non discriminantes
• Le seul paramètre discriminant est la mesure de la composition
corporelle par DEXA avec une masse grasse basse située entre 15 et
30 % vs plus de 35 % pour les autres SOPK
Correspondances en MHDN
ECE 2014 – D'après Cambineri A et al., abstract S13.4, actualisé
Comment évaluer et prévenir les complications
cardiovasculaires ?
• Le risque de maladies métaboliques et le risque cardiovasculaire sont
augmentés avec un OR de 2,6 pour la coronaropathie
• Le risque de diabète de type 2 est majeur chez les femmes jeunes : l’HPO
est recommandée de manière systématique
• Le risque chez les patientes plus âgées est l’IDM. Ce risque vasculaire est
lié à une diminution de 50 % de la capacité de vasodilatation corrélée à
l’hyperandrogénie, à l’augmentation de l’épaisseur intima-média ; les
calcifications coronaires sont 5 fois plus élevées chez les SOPK
• Il est donc recommandé d’utiliser la metformine dès les troubles de la
tolérance glucidique, et les statines après 40 ans. La spironolactone
améliore la dysfonction endothéliale mais les indications restent à préciser
• Le risque métabolique et cardiovasculaire est corrélé à l’hyperandrogénie
surtout la delta-4 androstenedione faisant discuter un rôle particulier à cette
dernière ; en effet les anomalies métaboliques des tumeurs
androgénosécrétantes qui secrètent surtout de la testostérone ne sont pas
améliorées 1 an après l’exérèse tumorale
Correspondances en MHDN
ECE 2014 – D'après Cambineri A et al., abstract S13.4, actualisé

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