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Report
L’empreinte eau des entreprises :
pourquoi, comment, quels résultats ?
1. Pourquoi mesurer l’empreinte eau ?
L’eau bleue
Olivier Guichardon, directeur Responsabilité Sociale et
Environnementale - groupe SEQUANA
L’eau grise
Didier Paris, directeur SAUR Grand Est et M. Garrido, Vice Président StEtienne Métropole
L’eau en partage
Philippe Gosse, ingénieur chercheur à la R&D - EDF
L’eau virtuelle
Léon-Christophe Etilé, ACADD
2. Quelles méthodologies de calcul ? Catherine Chevauché – Chef de projet SAFEGE
3. Conclusion - Claire Tutenuit, Délégué général d’Entreprises pour l’Environnement
Marseille - 14 Mars 2012
L’empreinte eau des entreprises :
pourquoi, comment, quels résultats ?
1. Pourquoi mesurer l’empreinte eau ?
L’eau bleue
Optimiser son process de fabrication et maîtriser ses consommations
Olivier Guichardon, Directeur Responsabilité Sociale et
Environnementale - groupe SEQUANA
3.9Milliards de CA
11 300 collaborateurs
N°1 mondial de la production de
papiers techniques et de création
- 5200 salariés
- 25 usines dans 11 pays
- 685 000t de mat fibreuse utilisées
- 60 t de liants (amidon , latex etc..)
3
Leader Européen de la distribution
professionnelle de papiers et de
produits d’emballage
- 6000 salariés
- 110 centres de distribution
- 45 pays
Les enjeux autour de la ressource eau pour le
groupe
• Une culture “eau” naissante
- Une ressource moins “monétarisée” que l’énergie
- Un reporting (hors aspects réglementaires) moins précis
• “Consommation vs prélevement”
- Forte hétérogénéité du besoin en eau selon le
type de papier et la modernité des sites
- Certains sites soumis à des périodes de
stress
hydrique
• Qualité des rejets
- Responsabilité morale de l’entreprise vis à vis
du
milieu naturel
- Très forte pression réglementaire
Consommation d’eau dans le
processus de fabrication du papier
Les actions mises en place
• Intégration de la ressource eau comme enjeu prioritaire
du groupe dans sa stratégie RSE (2012)
• Mise en place d’un reporting dédié sur la qualité des
rejets
• Réalisation d’un bilan hydrique en 2012 sur la totalité
des usines du groupe incluant la notion d’eau virtuelle :
empreinte hydrique comme nouvel outil de pilotage
Les actions mises en place (2)
• Test de boucle fermée de l’eau (Usine de Bessey)
• Projet de systématisation des boucles de fermetures des
stations de traitement des eaux usées
• Antalis : participation au projet d’affichage
environnemental des produits (France) avec integration
de l’indicateur eau
Station de traitement des eaux usées :
situation initiale (usine de Palapda)
PM eau
Storing waste water :
900 m3
Water treatment
default
Chemical water
treatment : 900 m3
Desludging tank : 1000 m3
8
Station de traitement des eaux usées :
boucle « fermable »
PM
water
Storing waste water :
900 m3
Chemical water
treatment : 900 m3
Desludging tank : 1000 m3
9
Affichage environnemental (projet
Ademe/Afnor- Grenelle II)
L’empreinte eau des entreprises :
pourquoi, comment, quels résultats ?
1. Pourquoi mesurer l’empreinte eau ?
L’eau grise
Maîtriser les rejets au milieu naturel
Didier Paris, directeur SAUR Grand Est et M. Garrido, Vice Président StEtienne Métropole
L’eau grise : maîtriser les rejets
P. Garrido – VP St Etienne Métropole
D. Paris – DG Saur Grand Est
• 15 % de l’empreinte en eau
Répartition mondiale de l'empreinte
• En France, une empreinte 3 fois plus
importante que celle de l’eau bleue
(18% vs 6%)
Grise
15%
Bleue
11%
Verte
74%
Usages
domestiques
14%
Production
industrielle
36%
Agriculture et
élevage
50%
Répartition française de l'origine des eaux grises
Source des données : Unesco – IHE
Institute for water éducation – May 2011
Le traitement des eaux dans les STEP
• En 2010 : 3 500 Mm3 traités en France
(eaux domestiques, industrielles et
pluviales)
• Rendement d’épuration global (DCO, DBO,
MES, N et P) sur les STEP > 50 000 EQH :
95%
Source des données : Etude Bipe / FP2E - 2011
Furania : la reconquête du
Furan
• Travaux de 2006 à 2008 (contrat de rivière)
– Taux de raccordement passé de 10 à 90 %
– Modernisation de la STEP
Le traitement au sein de
Furania
L’impact sur le Furan
A l’aval
immédiat de la
STEP
A l’amont de la
confluence avec
la Loire
IBGN
2007 2008 2009
Matières organiques
et oxydables
20
6
12
54
Nitrates
2007 2008 2009
5
38
68
68
61
Matières azotées
10
Classe qualité
Très bonne
26
42
Proliférations
végétales
86
96
93
Bonne
Passable
Mauvaise
Très mauvaise
Source des données : Rapports
annuels publiés par le CG42
Un rejet peu dilué dans le Furan
Hydrogramme 2009
en sortie de Furania
(relevés sur la STEP)
Débit moyen mensuel (m3/s)
Débit moyen journalier (m3/s)
Hydrogramme 2009
sur le Furan à
Andrézieux
(source : rapport CG42)
Eco-bénéfices sur la vie aquatique
• Retour des poissons dans le Furan
(1ère truite en 2010)
• Présence d’odonates et d’espèces
aquatiques sur le site de Furania
Bergeronnette
des ruisseaux
Cincle
plongeur
Orthétrum
brun
(1ère observation à
confirmer lors des
prochains
inventaires)
L’empreinte eau des entreprises :
pourquoi, comment, quels résultats ?
1. Pourquoi mesurer l’empreinte eau ?
L’eau en partage
Dialoguer avec les parties prenantes
Philippe Gosse, ingénieur chercheur à la R&D - EDF
Partage de la
ressource en eau :
exemple de
concertation sur le
bassin DuranceVerdon
Le partage de la ressource en eau :
En fonction de la ressource en eau disponible (naturelle et stockée) et de
son état :
- Satisfaire au mieux les attentes des différents usages de
l’eau qui peuvent être contradictoires,
- dans un contexte législatif et réglementaire évolutif,
- en veillant aux équilibres économiques, sociaux et
environnementaux
Exemples d’évolution législative/réglementaire à considérer
• Directive cadre européenne sur l’eau (2000) et directives filles eaux souterraines
(2006) et normes de qualité de substances prioritaires (2008): objectifs de bon état de
bon état ou bon potentiel écologique des eaux de surface
• Loi eau et milieux aquatiques (2006) : exemple d’effets pour la gestion des barrages
 augmentation de débits réservés
 nouveaux classements de rivière (continuité écologique migrateurs et sédiments)
 réservoirs biologiques
 maîtrise des effets des éclusées
 renforcement de la concertation entre usages utilisateurs pour une gestion
équilibrée de la ressource en eau
• Directive eaux de baignade (2006)
• Règlement européen anguilles (2007)
• Directive EnR (2009) : 23 % EnR dans consommation finale énergie France
• Loi Grenelle 2 (2010) « trame bleue »
23 -
Une vision de la gestion de la ressource en eau à
partager pour un développement maîtrisé et solidaire
Construire collectivement les mesures à prendre dans une démarche
développement durable
en tenant compte de l’évolution de nombreux critères
(réglementation, démographie, environnement, activités économiques, changement
climatique…)
Quelles priorités d’aménagement pour quel type de développement?
Quel équilibre entre les usages de l’eau (actuels/ émergents) en fonction de la
disponibilité de la ressource eau ?
Quels concertations, contractualisations, financements et adaptations des
comportements individuels et collectifs pour des modèles de gestion évolutifs de la
ressource en eau?
Exemple de concertation Durance-Verdon :
Un aménagement multi-usages précoce de la ressource en eau
La loi du 5 janvier 1955 relative à « L’aménagement de SerrePonçon et de la basse Durance » déclare d’utilité publique
la réalisation d’ouvrages hydroélectriques sur la Durance pour :

Produire de l’énergie,

Assurer l’alimentation en eau potable,
eau industrielle et eau d’irrigation

Réguler le cours de la Durance
(limiter les effets des crues
et des pénuries d’eau)
Production d’énergie
6,5 milliards de kWh/an (année moyenne)
=40% de l’électricité produite en région PACA
Alimentation en eau sécurisée
1,8 milliards de m3 prélevés
114 m3/s à Cadarache
Réserve de 200 Mm3 dans Serre-Ponçon
et de 250 Mm3 sur le Verdon
… et autres usages induits , comme le
tourisme sur les grandes retenues
Des enjeux économiques majeurs
(près de 1,5 milliards d’€ /an)
 Agriculture 65 %
 Électricité 25 %
 Tourisme 10 %
Durance-Verdon :
Une gestion intégrée des usages et des exigences environnementales
• Un principe qui s’appuie sur :
– une gestion prévisionnelle concertée
de la ressource quantitative
– des modèles de prévisions
hydro-météorologiques
– un partage de l’information
Un outil d’aménagement du territoire, facteur de développement
Des démarches engageant les acteurs
collectivement …
 Contrats de rivière, SAGE
 Mission interministérielle Durance
 Plan Durance
 Plan de reconquête de l’Etang de Berre
 SOURSE (Schéma régional d’orientations pour une utilisation raisonnée et
solidaire de la ressource en eau)
 Gestion des évènements climatiques « actuels » (crues de 1994/1995,
sécheresses de 1989/1991, 1998/1999, 2002 à 2007) et attendus sous
l’effet du changement climatique et des mesures d’adaptation
…avec des instances de concertation

Commission Exécutive de la Durance (loi du 11 juillet 1907)
 Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance (SMAVD)
créé en 1976
 SMADESEP, Syndicat Mixte d’Aménagement et de Développement de Serre-
Ponçon, créé en 1997
 PNR Verdon
 Comité de rivière Durance
 Commission Locale de l’Eau et Comité de rivière du Verdon
 GIPREB et Comité d’étang pour l’Etang de Berre
 Cellules « sécheresse » sous l’autorité des préfets
Exemples: SAGE et Contrat de Rivière Verdon
 Fruit d’une large concertation construite avec l’ensemble des acteurs
 Des études préalables en 2000 à la création de la Commission Locale de l’Eau en 2003
 Jusqu’à la signature du Contrat de rivière le 10 juillet 2008
 Un partenariat renforcé avec le Parc du Verdon pour aller plus loin
 Le contrat de rivière, un programme ambitieux de 34 M€
 Volet A : Lutte contre la pollution (assainissement)
 Volet B : Restauration et protection des milieux, entretien du lit et des berges,
prévention des inondations, gestion quantitative de la ressource
 Volet C : Coordination, animation, suivi et bilan
 Exemple d’engagement d’actions autour des ouvrages EDF










Augmentation et turbinage des débits réservés à Chaudanne et Gréoux
Réalisation de passes-à-poissons (seuils Chaudanne et Gréoux)
Entretien du lit
Suivi environnemental
Intégration des objectifs de cote touristique dans la gestion des lacs
Réalisation de lâchers en période estivale pour la pratique des sports d’eau vive
Contribution à l’élaboration du Plan de Gestion du lac de Ste-Croix
Action coordonnée des hydroguides EDF et des éco-gardes du Parc
Formation à l’environnement
…
Analyse prospective sur le partage de la ressource en eau du bassin
Durance – Verdon dans les prochaines décennies…
Des éléments de contexte territorial et scientifique favorables
Un territoire et des acteurs non scientifiques historiquement
sur le multi-usages …
… qui réfléchissent à l’évolution de sa gouvernance sur l’eau
…dans un contexte de changements globaux à appréhender
Un réseau existant d’entités scientifiques en collaboration
sur 3 dimensions actuelles et futures de la gestion de l’eau :
 Caractériser l’ état de la ressource disponible
 Comprendre le fonctionnement des usages
« demandeurs »
 Appréhender
les mécanisme directeurs de
gestion effective de la ressource en eau
la
Lancement en 2011 du projet de recherche partenarial R²D² 2050 (Risque,
Ressource en eau et gestion Durable de la Durance en 2050)
(WP1) Coordination admin. et scient.,
information et communication
L’organisation
(WP2) Comprendre et modéliser l’hydrosystème
et ses interactions avec les usagers
(WP3) Quel climat futur ?
(WP4) Quelles évolutions pour la
ressource disponible ? Pour les
extrêmes hydrologiques ?
Pour le milieu ? Quelles certitudes ?
(WP5) Quelle demande en eau ?
Quelles certitudes ?
(WP6) Quels risques d’incompatibilité entre disponibilité et
demande en eau ? Quelles options de gestion possibles
pour limiter les défaillances ?
L’empreinte eau des entreprises :
pourquoi, comment, quels résultats ?
1. Pourquoi mesurer l’empreinte eau ?
L’eau virtuelle
L’eau voyageant dans les produits
Léon-Christophe Etilé, ACADD
Une évidence à rappeler
Rayonnement
solaire
Matière
et énergie
renouvelable
Biosphère
Anthroposphère
SousSystème
économique
en croissance
Déchets et
énergie
Matière et énergie
recyclés
34
Un objectif politique
Le questionnement porte sur :
• La répartition équitable suivant les usages en tenant
compte des différences géologiques et géographiques
• La qualité de la ressource (assainissement, pollution
agricole et industrielle)
• Avec pour objectif une hiérarchie des usages :
Homme > agriculture > industrie
35
Un concept : l’eau virtuelle
• Apparition récente (90’)
• Prendre en compte 3 types d’eau : eau bleue, verte et grise
eau
Système
eau
eau
• Pensée cycle de vie du produit
• Objectif : connaissance et prise de conscience des échanges
d’eau contenu dans les produits
36
Échanges mondiaux d’eau
Importations nettes en eau virtuelle et la direction des flux les plus importants
(supérieurs à 15 milliards de m3 par an), liés au commerce de produits : agricoles et
industriels, entre 1996 et 2005
37
Un outil : l’empreinte eau
• S’apparente à l’analyse environnementale du cycle de vie monocritère
• Normalisation en cours (ISO 14046 stade 30-20 processus ISO)
• Démarche pour un produit ou un territoire (ex water footprint of France,
UNESCO-IHE, mars 2012)
Outil et démarche en cours de construction
De nombreuses questions restent encore en suspens concernant les données :
- comment rendre compte de l’efficience de l’usage de l’eau dans les données
contenues dans les bases de données ?
- Les données rendent compte de moyennes observées …
38
En conclusion partielle
•
•
L’eau est un élément central de la vie et n’est pas substituable : il y en a partout et
avec des dimensions multiples, comment en rendre compte ?
Comment aider à la décision locale permettant de respecter la hiérarchie des
usages de l’eau, maintenir les savoir-faire locaux, décider des fuites d’eau pour la
vie et la biodiversité ?
• Comment l’eau virtuelle peut améliorer la souveraineté alimentaire ou
rendre compte de l’accès à l’eau ?
39
L’empreinte eau des entreprises :
pourquoi, comment, quels résultats ?
2. Quelles méthodologies de calcul ? Catherine Chevauché – Chef de projet SAFEGE
Quelques définitions
Water Footprint Network
Empreinte eau : Volume total d’eau douce utilisé (directement ou indirectement)
pour fabriquer un produit
Eau bleue : eau de surface (rivières, lacs….) ou
souterraine (nappes…) consommée lors du
process de production
Répartition mondiale de l'empreinte
Grise
15%
Eau verte : volume d’eau de pluie utilisé au
cours du process de production (principalement
lié à l’agriculture, aux forêts et à
l’évapotranspiration)
Bleue
11%
Verte
74%
Eau grise : indicateur de pollution d’eau douce
associé à un process de production
Selon le Water Footprint Network
41
Quelques principes de calcul
Water Footprint Network
Empreinte eau = Empreinte eau directe + empreinte eau indirecte
Empreinte eau directe
Eau sortant
Eau entrant
Produit / Service
Autres intrants
(réactifs, énergie…)
Autres sortants
(déchets, …)
Empreinte eau indirecte
42
Quelques principes de calcul
ISO 14046
L’empreinte eau est calculée :
• en adéquation avec les principes de l’analyse de cycle de vie
• avec un ou plusieurs résultats d’indicateur d’impact
• pour alimenter notre approche globale des impacts environnementaux
Certains principes guident ce calcul :
• reprendre les principes ACV : unité fonctionnelles, inventaires, transparence,
méthode appropriée, …
• se concentrer sur les impacts environnementaux (impacts sociaux et économiques
hors champs à ce stade)
• considérer les aspects géographiques (ex. : relations entre écosystèmes, relations
entre types de ressources, …)
Une norme en cours d’élaboration et une publication attendue fin 2013 ?
43
Exemple de premiers calculs
Définir un process, un
périmètre
44
Résultats
Des ordres de grandeurs dépendant de la réglementation
• Pour une empreinte eau bleue de 1, l’empreinte eau grise est 4 fois plus
importante en considérant une dilution se basant sur les macro-polluants (BDO5,
DCO, phosphore et azote total)
• Pour une empreinte eau bleue de 1, l’empreinte eau grise est 80 fois plus
importante en considérant une dilution se basant sur les substances prioritaires
de la Directive Européenne sur le bon état écologique des masses d’eau
45
Limites méthodologiques actuelles
- Limites méthodologiques : périmètre de l’étude, eau grise (introduire la
notion de qualité dans l’évaluation, pour quel bassin d’activité), prise en compte
de l’énergie
- Limites sur les données du process :
- manque de précision sur les données
- problème de disponibilité de certaines informations (travaux,
infrastructures, pertes dans le réseau d’assainissement…)
- Incertitude sur les données « Empreinte Eau » : nécessité de développer
une base de données dédiée
Ex : que faut-il inclure dans l’empreinte eau du KWh ? (eau de
refroidissement ?)
46
Conclusion
Les méthodologies sont en cours d’élaboration et de test pour :
• suivre un schéma consensuel,
• permettre d’appréhender à la fois des quantités et la qualité de la
ressource,
• intégrer des contextes géographiques variés soumis à certains
stress hydriques.
47
L’empreinte eau des entreprises :
pourquoi, comment, quels résultats ?
3. Conclusion - Claire Tutenuit, Délégué général d’Entreprises pour l’Environnement
L’eau, un enjeu croissant pour les entreprises
L’eau, en tant que ressource renouvelable, est généralement considérée comme naturellement
abondante et disponible, contrairement à d’autres ressources naturelles menacées par l’épuisement.
Cependant, si la disponibilité globale de la ressource n’est pas un problème en soi, de nombreux
facteurs rendent les défis liés à l’eau de plus en plus complexes à relever :
• Répartition locale et
temporelle inégale
des ressources en
eau, aggravée par le
contexte de
changement
climatique
• Compétition (réelle
ou perçue) entre les
divers usagers
(agriculture,
industrie, villes)
•
La
disponibilité
physique
inégale de
la ressource
Des conflits
d’usage
plus aigus
Un modèle
économique
incertain et
variable
Des
pressions
croissantes
sur le cycle
de l’eau
L’eau, besoin
essentiel, géré entre
privé et public, avec
une valeur entre coût
de production et
rente de rareté, un
prix administré
• L’exigence de
réutilisation
oblige à tenir
compte du cycle
de l’eau dans
son ensemble
13/04/2015
Comprendre, mesurer et valoriser
Etablir une cartographie des risques liés à l’eau
Identifier et évaluer les risques liés à l’eau exige de considérer
à la fois les conditions hydrologiques locales et les conditions
socio-économiques dans les régions de production ou d’approvisionnement
clés. Cette cartographie doit prendre en compte les prévisions d’évolutions
futures autant de l’entreprise que de son environnement.
Comprendre,
mesurer et
valoriser
Mettre en
pratique
Avancer avec
les parties
prenantes
Décider une
politique et
une
stratégie de
l’eau
Conduire une évaluation de son empreinte eau
La mesure des impacts des activités d’une entreprise sur les ressources en eau, des autres
utilisateurs possibles et des écosystèmes liés à ses prélèvements, consommations et rejets peut
être conduite en priorité sur les zones les plus sensibles ou « stressées ». En théorie, l’empreinte
eau doit inclure non seulement les opérations directes, mais aussi la chaîne d’approvisionnement
en amont et la chaîne de distribution en aval. La compréhension de l’empreinte eau indirecte est
essentielle pour des entreprises utilisant des produits à forte empreinte eau.
Estimer les coûts et les risques liés à l’eau pour l’entreprise
Afin d’orienter les choix d’investissement et les décisions stratégiques, il est utile de mettre en
place un suivi des coûts complets liés à l’eau pour l’entreprise (ex: coûts liés au traitement de l’eau
avant utilisation et avant rejet, à l’énergie utilisée pour le pompage de l’eau, à la main d’œuvre…),
dans une véritable démarche de comptabilité analytique. Aussi, les risques peuvent faire l’objet
d’une évaluation économique, au-delà de la cartographie. À l’issue de cette phase, l’étude peut
définir des orientations et sélectionner les sites où une action locale est prioritaire.
13/04/2015
L’empreinte eau des entreprises :
pourquoi, comment, quels résultats ?
Merci pour votre attention !

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