a) Origine végétale

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LES MICROSCOPES ET
LES TISSUS
TEXTILES NATURELS
TEXTILES CHIMIQUES
Origine végétale
Origine animale
Origine minérale
Origine cellulosique
Origine protéique
Origine minérale
Synthétique organique
Gousses
Poils
Amiante
Textiles artificiels
Protéines végétales
Verre
Polyamides
Coton
Mouton
Métaux
Viscose
Alginates
Silionne
Nylon
Kapok ou Capoc
Chèvre :
Or
Verrane
Rilsan
Fibre de Coco
Mohair
Angora
Tiges
Cachemire
Lin
Mouflon
Chanvre
Chameau
Ramie
Alpaga
Jute
Genêt
Kenaff
Soies
Acétate
Protéines animales
Argent
Lanital
Polyesters
Bemberg
Tergal
Méryl
Polyvinyliques
Cuivre
Rhovyl
MATIÉRES
TEXTILES
Polyacryliques
Feuilles
Insectes :
Abaca
Bombyx Mori
Sisal
Soies sauvages
Alfa
Araignées
Elastomères
Chanvre de Manille
Coquillages
Rhodastic
Hénequin
Maguey
Sève
Caoutchouc
Crylor
Orlon
LES MATIÈRES TEXTILES
1. Les textiles Naturels
2. Les Textiles Chimiques
a) Origine végétale

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Gousses
Tiges
Feuilles
Sève
a) Origine cellulosique
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b) Origine protéique
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b) Origine animale
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
Poils
Soies

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
Amiante
Métaux
Verre
d) Synthétique organique
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
3. La Teinture
Protéines végétales
Protéines animales
c) Origine minérale

c) Origine minérale
Textiles artificiels


Polyamides
Polyesters
Polyvinyliques
Polyacryliques
Élastomères
Les textiles Naturels
a) Origine végétale
Gousses
Coton
Kapok
Coco
Tiges
Lin
Chanvre
Ramie
Jute
Genêt
Kenaff
Feuilles
Sisal
Maguey
Hénequin
Alfa
Abaca
Sève
Caoutchouc
b) Origine animale
Textiles d’animaux
provenant de mammifère
La laine
Poils d’animaux
Textiles d’animaux
provenant des insectes et des mollusques
Soie
Soies sauvages
Soies d’araignées
Soies marines
c) Origine minérale
Amiante
Métaux
Or
Argent
Cuivre
a) Origine végétale : Gousses
Le coton
Le coton est connu et utilisé depuis la plus haute
antiquité.
Il est fourni par le duvet soyeux qui recouvre la
graine du cotonnier.
Suivant les climats, il existe différentes espèces de
cotonniers dont la valeur varie de 1, 50 à 6 m.
Les feuilles sont très découpées et les fleurs sont
blanches, jaunes ou jaune tacheté de rouge.
Le fruit est une capsule plus ou moins allongée qui
contient des graines brunes recouvertes de poils
qui constituent la fibre de coton : leur longueur est
suivant les espèces (1 à 7 cm). Cette capsule
s’ouvre lorsqu’elle est mûre et laisse sortir le
coton.
Ces principaux producteurs sont les Etats-Unis,
l’URSS, la Chine, l’Inde et l’Égypte.
Longue soie
Moyenne
Courte
Fleur et graines
ou longues
soie
soie
Graines du cotonnier entourées de duvet
fibres
Ensemble appelé « FLEUR »
Opérations effectuées au pays de production
Égreneuse
Le coton égrené est comprimé et empaqueté dans une
toile de jute cerclée de fer.
Ils pèsent de 180 à 340 kg.
Les balles sont expédiées par bateaux des pays
producteurs vers les pays industriels.
Opérations effectuées au pays industriel
Chargeuse mélangeuse
Obtenir une masse de coton de valeur
homogène.
Ouvreuse
Faire reprendre au coton son aspect floconneux naturel et le débarrasser de ses impuretés.
Batteur
Compléter l’épuration du coton
et obtenir une nappe régulière.
Carde à coton
Paralléliser les fibres et les regrouper pour constituer un ruban.
Banc d’étirage
Transformer irrégulier en ruban régulier.
Banc à broches
Transformer le ruban en mèche d’un plus petit
diamètre.
Il effectue 3 opérations : l’étirage, la torsion,
l’envidage.
Caractères de la fibre de coton : examen au microscope
La fibre de coton a la forme d’un ruban replié sur lui-même. En coupe, la fibre présente un
canal central entouré de cellulose ; quand le coton est sec, le canal se déforme et s’aplatit.
Le coton est constitué par 87 % de cellulose, de l’eau, des cendres, des protides, de la cire et
des pectines. La fibre est entourée de matière cireuse ; cette matière est éliminée par un
traitement à la soude.
Utilisation des fibres de coton.
Fils : le coton est utilisé pour faire des fils mats ou similis (fils mercerisés).
Tissus : les fils de coton sont tissés pour réaliser des étoffes très différentes suivant la grosseur
et la torsion des fils employés, leur mode de tissage.
a) Origine végétale : Gousses
Le kapok (capoc)
Le kapok est le duvet soyeux qui entoure
les graines du kapokier.
Il est situé surtout aux Indes.
Les capsules sont ouvertes à la main, et
après l’égrenage le kapok est comprimé en
balles pour êtres expédié.
La fibre du kapok est très élastique, légère,
imputrescible, possédant un grand pouvoir
absorbant.
Utilisation
Le kapok s’utilise principalement en fibres
pour le bourrage des coussins. La filature
du kapok étant très difficile il est employé
en fils mélangés avec du coton dans la
fabrication des entre doublures (ouatine).
a) Origine végétale : Gousses
La fibre de coco
Le cocotier est un genre de palmier des pays
tropicaux (Indes).
La fibre est retirée de l’enveloppe du fruit et ensuite
il est procédé à un rouissage, un battage, un cardage,
un lavage et un séchage.
Une méthode nouvelle, exploitée en Irak, permet
d’extraire des fibres des feuilles sèches du palmier :
ces fibres ont les mêmes qualités que les fibres
retirées de l’enveloppe du fruit.
Utilisation
Tapis (de cirque). Brosserie. Corderie.
a) Origine végétale : Tiges
Le lin
L’industrie du lin remonte à la plus haute antiquité.
Le lin est extrait de la tige de la plante.
Les plantes poussant dans les pays tempérés mesurent 0,50 m,
1,20 m et jusqu’à 2 m sur les bords du Nil.
Les lins à fleurs bleues sont les plus répandus, leurs tiges sont
les plus longues. Les lins à fleurs blanches ont des tiges plus
courtes, mais donnent une fibre plus fine.
Le lin est originaire d’Asie, mais sa culture est étendue
maintenant à tous les pays tempérés ou chauds. (France,
URSS…)
Les semailles se font avec des graines sélectionnées dans un sol
perméable après les gelées de printemps.
Les graines fournissent l’huile de lin employée dans la
fabrication des peintures, vernis, linoléum.
La farine extraite de ces graines est utilisée pour faire des
cataplasme.
LE SÉCHAGE DU LIN
Le lin arraché est séché sur le sol à l’air,
puis il est mis en bottes.
LE RAMASSAGE DU LIN
LIN : ROUISSAGE
1. Tiges de lin avant le rouissage.
2. Pendant le rouissage les fibres de lin se
séparent des parties ligneuses.
3. Fibres de lin après le rouissage et le teillage.
C’est un procédé chimique.
Son but est de séparer les fibres textiles des
parties ligneuses appelées chénevotte.
Broyage : Teilleuse
Séparer la chènevotte de la filasse.
C’est une machine qui opère le broyage du lin
et du chanvre. (le teillage des plantes)
Teillage au moulin Flamand.
Briser complètement les parties ligneuses de la plante
pour dégager la partie textile.
LE PEIGNAGE
Éliminer complètement les parties ligneuses
Procédé mécanique : séparer les fibres longues
des plus courtes.
Procédé industriel : machine à peigner.
FILAGE : Obtenir un fil continu.
Le lin est filé sur un métier à ailettes, soit au sec, soit au mouillé
Métier à filer au mouillé
Métier à filer au sec
Caractères de la fibre de lin : examen au microscope
En long, la fibre est assez régulière, mais présente quelques plis de flexion.
En coupe, sa section est polygonale, à canal central très fin.
Le lin est constitué par 72 % à 82 % de cellulose, 15 à 20 % de pectone, 2 à 3 % de cire.
Utilisation de la fibre de lin.
Fils : le lin est utilisé pour faire : des fils très solides, des fils très fins pour la fabrication des
dentelles, des fils à tricoter.
Les déchets ou étoupes servent à la fabrication des cordes.
Tissus : les fils de lin sont tissés pour faire des étoffes très fines, des toiles à draps, toiles à
matelas, damassés, tissus fantaisie, pour les costumes et les robes.
Il est souvent employé mélangé avec du coton : toiles métisses.
a) Origine végétale : Tiges
Le chanvre est extrait de la tige de la plante.
Le chanvre est une plante annuelle dioïque (plante qui a
des fleurs mâles et des fleurs femelles sur des pieds
séparés). Les fleurs mâles sont en grappes, les fleurs
femelles en épis, les feuilles sont palmées.
La hauteur des pieds est de 0,75 m à 4 m suivant les
régions.
La plante est cultivée pour les fibres et pour les graines
(Chenevis).
On distingue différentes espèces de chanvre : le chanvre
commun du Piémont, d’Anjou, de Chine et Indien.
Le chanvre est originaire d’Asie, mais sa culture est
étendue actuellement à tous les pays où le climat est
humide et doux. (France, Italie, U.R.S.S…)
La récolte a lieu en pleine maturité par arrachage à la
main ou coupe.
Le chanvre
Extraction des filaments
Rouissage : les techniques employées sont les mêmes que colles utilisées pour le lin : rouissage en
eau courante et rouissage en cuve.
Séchage : Artificiel à air chaud.
Pour le broyage et le teillage c’est la même technique que pour le lin.
CHANVRE : ROUISSAGE
1)
2)
3)
Tiges de chanvre avant le rouissage.
Fibres de chanvre après le rouissage et
le teillage.
Paille restant après l’extraction des
fibres textiles.
Caractères de la fibre de chanvre : examen au microscope
En long, la surface de la fibre présente de petits filaments ;
En coupe, le canal central est plus large que celui du lin.
Le chanvre est constitué par 85 % de cellulose, 8 % de lignine et 7 % de cire et de pectine.
En France, les fibres de chanvre ne sont plus utilisées en industrie textile, mais en papeterie
pour la fabrication des papiers d’impression.
Les graines servent à la fabrication de l’huile siccative.
a) Origine végétale :
Tiges
La ramie
La ramie est fournie par une ortie qui se trouve en Chine à l’état
sauvage. La plante mesure 2 à 4 m et l’écorce de la tige renferme
une fibre d’une grande finesse. La ramie peut être cultivée dans
un sol fertile et irrigué et donne plusieurs récoltes par an (3 à 5).
Elle est cultivée dans tout l’Extrême-Orient , le Mexique, le
Brésil, les Philippines, l’Egypte, l’Algérie et le Cameroun.
La fibre de ramie renferme 99 % de cellulose. Elle est fine,
longue, blanche, soyeuse et brillante. Elle est facile à teindre et à
blanchir, elle supporte les bases diluées. Elle brûle facilement.
Extraction de la fibre :
1.
2.
3.
4.
5.
DÉPELLICULAGE pour enlever la matière extérieure.
DÉCORTICAGE, il est difficile, il se fait sur le champ quand la matière
est encore verte, à l’aide de la décortiqueuse ambulante.
DÉGOMMAGE pour isoler complètement les fibres textiles contenues
dans le liber de la plante et éliminer la pectine, on traite la matière dans
l’eau bouillante additionnée de soude ou de savon alcalin. Ce traitement
se fait industriellement en autoclave.
BLANCHISSEMENT SUR PRÉ, le rendement faible est de 30 % de
fibres textiles à la fin des opérations.
FILATURE, la ramie se file au sec ou au mouillé (Comme le lin et la
laine).
Utilisation :
Sa fibre est souvent mélangée avec un textile naturel ou synthétique.
Employée seule, elle donne des fils à coudre industriels, très solides,
utilisés en maroquinerie, chaussures, et une toile très fine, la batiste
de Canton.
a) Origine végétale : Tiges
Le jute est cultivé dans les pays humides et chauds.
Pour la récolte, le jute est coupé au ras du sol. Pour le séchage, les
tiges sont laissées sur le sol jusqu’au moment où les feuilles
tombent.
On distingue : le jute blanc et le jute rouge. Le jute est originaire
des Indes, le Bengale totalise
Extraction des filaments :
Procédé courant : en vert. Le jute est coupé le matin est séché,
l’extraction se fait l’après-midi. Les indigènes se mettent à l’eau et
grattent les fibres au couteau. Ce procédé donne une filasse très blanche
et très fine et ne se fait que sur le plan artisanal.
Rouissage : Le jute est immergé en eau stagnante. Les bottes sont
empilées sur des claies et restent dans l’eau de quelques jours à 20 jours
maximum, elles sont placées à l’abri de la lumière.
Décortication : elle se fait soit à la main, soit sur des machines
rudimentaires. Les faisceaux fibreux sont séparés des tiges et se
présentent sous forme de lanières.
Séchage : La matière est séchée et mise en balles de 180 kg.
La fibre de jute présente des cellules polygonales avec un canal central.
Elle est constituée de 65 % de cellulose, de 24 % de lignine, de 0,4 %
de cire matières grasses, de 0,8 % de cendres et le reste en humidité.
La fibre est soyeuse, courte, de résistance faible. La couleur varie du
blanc perle au brun.
Elle est utilisée pour la fabrication des toiles grossières, tentures,
canevas.
La partie basse de la tige sert à faire la pâte de bois.
Le jute
La filasse de jute est extraite de la tige de la
plante.
La plante mesure de 1 à 4 m.
Les tiges sont droites, les feuilles ovales, les
fleurs jaunes, les fruits sont des capsules.
a) Origine végétale : Tiges
Le genêt
Une filasse obtenue à partir de très jeunes pousses du genêt est traitée par
un rouissage analogue à celui du chanvre.
Le kénaff
La plante, appelé aussi Dah, poussent aux Indes, en Afrique et à l’Ile de
Java.
Elle fournit, après des traitements de rouissage et de teillage, une filasse
blanc doré ayant des qualités comparables à celles du jute.
Un nouveau procédé de rouissage en eau de mer ou eau douce salée,
confère aux fibres des qualités de finesse, de résistance à la tension ainsi
qu’une meilleure élongation.
a) Origine végétale : Feuilles
Sisal - Maguey
Hennequin
Ces plantes sont des agaves qui poussent à l’état sauvage
sous le climat équatorial (Brésil, Mexique, Tanzanie,
Kenya).
Abaca ou
Pour obtenir la fibre textile, les feuilles sont lavées, grattées
Chanvre de Manille
et brossées.
La paille du Sisal et du Maguey est utilisée pour la
chapellerie (fabrication de chapeaux) ; et l’utilisation de C’est une plante de la famille
des bananiers qui pousse aux
l’henequin est pour la corderie.
Philippines.
C’est une herbe vivace de 1 m de haut Les feuilles qui entourent le
tronc de la plante sont
qui pousse au Sahara.
La récolte des feuilles a lieu au mois extraites.
d’août ; après avoir été arrachées, elles La fibre est séparée de la
feuille par un simple raclage
sont humectées, battues et peignées.
Elle est utilisée pour les tapis, la corderie au couteau.
(semelles, espadrilles), la vannerie Le chanvre de Manille est
(corbeilles, sacs), et l’industrie de papier. tenace, résistant à l’humidité
Après un rouissage elles peuvent être uti- et à l’eau de la mer.
lisées par l’industrie textile au même titre Elle est utilisée pour la
corderie et la chapellerie
que le lin.
(paille pour mode).
Alfa
a) Origine végétale : Sève
Caoutchouc
Le fil de caoutchouc est produit par la sève de
l’arbre, l’hévéa ; c’est un élastomère naturel.
Sa sève appelée latex au sortir de la plante se fige
à l’air et à la chaleur.
Autrefois les fils de caoutchouc étaient découpés
dans des feuilles de caoutchouc et présentaient
une section carrée.
Il y a deux sortes de fils : les fils laction qui sont
des fils de caoutchouc obtenus en filant directement le latex liquide ; et les fils lastex qui sont
des fils laction guipés avec des fils de textiles
naturels (coton, soie) ou artificiels (rayonne et
synthétique).
Ces fils qui peuvent être très fins sont utilisés en
fil pour coudre à la machine, en tissu pour
corsetière, dentelles, tulles, tricots, satin et aille.
b) Origine animale : Textiles d’animaux provenant de mammifère
La laine
Elle est le produit de la toison du mouton, c’est un poil doux et frisé. Cette toison comporte
des poils courts, fins, ondulés ; la laine utilisée comme textile et des poils durs et grossiers ;
les jarres.
On distingue deux grandes classes de laines : le Mérinos, qui est une race pure venant
d’Espagne ; et les Croisées dont les qualités varient suivant les espèces.
Les laines courtes de 4 à 6 cm sont cardées et réservées à la fabrication des tissus feutrés à armure invisible. Les laines
longues de 6 à 25 cm sont peignées et servent à la fabrication des tissus à armure visible.
Tous les pays sont plus ou moins producteurs de laine : l’élevage du mouton se pratique dans les régions à pâturages.
La production mondiale lainière est de 615 000 000 de têtes de bétail, soit 1 400 000 tonnes de laine.
Les laines de pays sont vendues directement sur le lieu de production.
Les laines d’importation sont achetées par des courtiers. En France le plus grand marché de laine est Roubaix et les
balles de laine arrivent par le port de Dunkerque.
Le poil de laine est une substance secrétée par des glandes sous-cutanées à travers
les pores de la peau qui jouent le rôle de filière, la matière, plus ou moins
gommeuse, est coagulée à la surface.
Les glandes sébacées secrètent une graisse (la cholestérine) destinée à
enduire le filament d’un revêtement protecteur.
Les glandes sudoripares secrètent le suint.
La qualité de la laine varie suivant le climat et l’élevage, la nourriture
étant différente pour les moutons destinés à la production lainière ou à la
boucherie.
Différentes qualités de laines
Laine de 1ère qualité : laine mère de mouton vivant : en
suint et en toison complète supérieure, en suint et en pièce
inférieure. Lavée à dos sur l’animal vivant, lavée à fond après
la tonte.
Laine secondaire : laine provenant d’animaux promis à la
boucherie, morts, noirs ou bruns.
Déchets de la filature de la laine peignée (blouses).
France
Afrique
Australie
Laine renaissance : effilochés des déchets de draps ou de
bonneterie.
Opérations communes à la laine cardée et à la laine peignée.
Tonte : elle est en général annuelle et se fait à la main ou
mécaniquement. Après la tonte, la toison doit pouvoir être
reconstituée. Le poids de laine dans une toison varie de 2,5 kg à
5 kg. Les toisons sont mises en balles pour être livrées à
l’usinage. Une nouvelle méthode d’épilation indolore permet
d’obtenir des toisons d’excellente qualité : elle s’effectue en
deux opérations : application du produit dépilatoire, récupération de la toison.
Déballage et triage : composer des lots de laine homogène
après avoir enlevé les cercles des balles et retiré la toile qui
recouvre la laine, on procède au triage.
Battage : éliminer les impuretés.
Lavage : désuintage et dégraissage
(action chimique et mécanique)
Éliminer le suint et la cholestérine
Autres procédés de désuintage : La
laine peut-être dégraissée par des
solvants : sulfure de carbone, benzène,
tétrachlorure de carbone. La laine est
lavée directement dans le suint.
Épaillage – procédé mécanique ou chimique :
débarrasser la laine des débris végétaux.
Ensimage : donner de la souplesse à la fibre.
Filature de laine
Elle comprend deux techniques : la filature de la laine peignée (fibres longues), et la filature de laine
cardée (fibres courtes).
La laine peignée et la laine cardés sont utilisées pour la fabrication de tissus très différents. Les tissus
peignés sont secs, ils sont utilisés pour la confection de tailleurs classiques. Les tissus cardés sont
souples et doux, ce sont des tissus moelleux, épais pour manteaux, légers pour robes.
Filature de la laine peignée : emploi de laines longues et fines.
Cardage : Éliminer les impuretés.
Défeutrage : augmenter la régularisation du
ruban.
Étirage et doublage : transformer le ruban
irrégulier en ruban régulier de plus petit
diamètre.
Peignage : compléter l'épuration de la laine
Étirage : régulariser complètement le ruban.
Lissage : redonner à la laine 18 % d'humidité.
Affinage : transformer le ruban en mèches.
Filage : transformer la mèche en fil.
Filature de la laine cardée :
Emploi de laines courtes et grossières se feutrant, laines secondaires, blousses (déchets du
peignage). Les laines cardées sont destinées à fabriquer des tissus foulés.
Mélange ou louvetage : rendre homogène le lot
de laines employées.
Ensimage : donner de la souplesse et de
l'adhérence à la fibre.
Cardage : paralléliser les fibres.
Filage : transformer la mèche en fil.
Caractères de la fibre de laine : examen au microscope
Le poil de laine présente sur sa surface des écailles ou pseudo écailles. Les laines fines sont les
plus écaillées. Le canal central est plus ou moins larges sur le poil, le suint forme des taches
brunâtres réparties irrégulièrement sur le filament. La fibre de laine présente des ondulations : 12
à 14 cm pour les laines fines, 4 à 5 cm pour les autres. Le brin de laine débarrassé de ses
impuretés comporte 4 parties : la kératine ou laine, le suint, la cholestérine, des sels alcalinoterreux. La fibre de laine a la même constitution globale que l'ongle ou la plume : 50 % de
carbone, 22 % d'oxygène, 17 à 18 % d'azote, 7 % d'hydrogène et 2 à 5 % de soufre. Le suint se
dépose sur les filaments laineux et imperméabilise la toison en lui donnant une coloration
jaunâtre. La quantité de suint varie suivant les laines : 20 % pour les laines ordinaires, 75 % pour
les laines extra-fines. La cholestérine et les sels alcalino-terreux sont en très petite quantité.
Qualité de la fibre de laine :
Le caractère principal est la finesse, c'est elle qui sert pour le classement (les laines les plus longues sont les plus fines). La
longueur varie suivant les races de moutons et les différentes parties du corps sur un même animal. L’élasticité et la souplesse
sont très grandes, la laine est la plus élastique. La ténacité est importante. Le vrillement est en fonction de la finesse. Le toucher
est rugueux. La couleur varie du crème brun et même noir. Les toisons brunes et noires sont utilisées pour la fabrication des
tapis, leur valeur commerciale est inférieure. Le pouvoir feutrant diffère suivant les races des moutons et les différentes parties
du corps sur un même animal. Les laines qui se feutrent sont recherchées pour les cardes. Les laines qui ne se feutrent pas sont
recherchées pour les peignés.
Utilisation : la laine est employée en fibres, en fils, et en tissu.
En fils sous formes de laines à tricoter, laines à repriser et laines à tapis, laines à tapisseries.
En tissu : les fils de laine sont utilisés pour faire des tissus très différents, suivant la grosseur et la torsion des fils, leur mode de
tissage et les apprêts qui leur confèrent de nouvelles qualités. Les tissus seront lâches ou serrés, minces ou épais, à armure
visible ou invisible suivant leur mode de fabrication.
On distingue : les tissus cardés (tissus doux et moelleux souvent feutrés ou grattés, drap pour manteaux, réversible, fantaisies
pour tailleurs et robes), les tissus peignées (tissus secs employés pour la confection de tailleurs classiques), les tissus dont le
suint n’a pas été éliminé (tissus pour sport d’hiver), les tissus chlorés (sous-vêtements, mousseline de laine), les étoffes tricotés
(bonneterie ; le jersey de laine est très utilisé pour la confection des tissus en pièces destinés à la couture, de tricots diminué,
sous-vêtements, survêtements, articles pour enfants), et les tissus mélangés (la fibre de laine est utilisée mélangée avec de
nombreux textiles naturels ou synthétiques.
b) Origine animale : Textiles d’animaux provenant de mammifère
Mohair ou Angora : originaire de Turquie. Le
Poils d’animaux Chèvre,
poil gris clair, roux ou blanc est long, soyeux, très fin,
 Poils de chèvre :
mais manque de souplesse. Il est recouvert d’écailles. La
tonte se fait une ou deux fois par an, pour recueillir le
poil, on peut aussi effectuer un peignage quotidien. Il est
utilisé pour le velours d’ameublement, tissus imitation de
fourrure, tissus grattés, laine à tricoter.
Chèvre, commune : sa couleur varie du noir au blanc,
c’est un poil raide ayant du
ressort. Il est utilisé pour la
toile du tailleur.
Cachemire : elle vit dans la Vallée de Cachemire dans l’Inde, en haute altitude. La toison
est composée de poils longs et raides de matières jareuse et d’un duvet très fin qui est
utilisé par l’industrie textile. Les fibres sont fines, soyeuses, brillantes et élastiques. La
couleur varie du blanc au gris. La tonte est impossible par l’absence de suint : au printemps
la chèvre est peignée et les poils fins restent entre les dents du peigne : on récolte les
touffes que la bête a laissées sur les buissons. Les impuretés sont enlevées à l’eau
savonneuse. Un animal fournit 100 à 150 g de poil par an. On utilise ses poils pour les
châles, doublures, robes, et la fabrication d’articles de luxe.
Mouflon : il vit en Asie ressemble à la chèvre de nos pays. On utilise le poil pour des toiles,
des tapis et des feutres.
 Chameau :
Il vit aux Indes et en Afrique. Son poil tombe au printemps, à ce moment il est
détaché de l’animal par un peignage ; un chameau produit 7 kg de poils par an de
couleur brun fauve. Ce poil est de deux sortes : le poil qui se file mal est mélangé
avec de la laine et sert à la fabrication d’étoffes grossières ; la blousse qui est un
duvet soyeux et fin, est utilisée pour la fabrication d’articles fantaisie, bonneterie et
articles pour sport d’hiver.
 Alpaga :
C’est un animal domestique vivant
en Amérique du Sud. Son poil est
doux, fin, moelleux, mesure de 15 à
20 cm. Sa couleur peut varier du
noir, gris, brun, rouge et même
jusqu’au blanc. Il fournit 2 à 3 kg
de poil textile par an. Le poil est
utilisé pour la bonneterie de luxe.
 Vigogne :
Elle vit à l’état sauvage en
Amérique du Sud, dans les
cordillères des Andes. Son
poil ressemble à celui du
chameau et se divise en deux
qualités : poil extérieur et poil
intérieur très fin, moelleux, de
couleur brun fauve à blanc
jaunâtre. Le poil est utilisé
pour la bonneterie, draperie.
 Lama :
Il vit en Amérique du Sud dans les
montagnes en haute altitude. Son poil est
long (9 à 10 cm), d’un toucher laineux,
grossier, très chaud et très solide. La
couleur du poil est noir brun et blanc sur le
ventre. Il produit 2 kg de poil par an. Le
poil est utilisé pour la fabrication de
couvertures, tissus grossiers.
 Guanaco :
C’est une espèce de lama, de la taille d’un
grand daim ; il vit à l’état sauvage dans la
partie méridionale de l’Amérique du Sud.
Le poil est utilisé en filature.
 Lapin :
Certains, appelés angora ont un poil
utilisé dans l’industrie textile généralement mélangé à de la laine. Le poil
est arraché par peignage tous les deux
mois. Le poil est utilisé pour les fils à
tricoter, pour être travaillés par les
particuliers. Le fil est très léger, gonflant,
feutrant.
 Castor :
C’est un mammifère rongeur vivant en Europe
et en Amérique du Nord. Son pelage brun roux,
très fin et soyeux est surtout employé en
pelleterie et en chapellerie ; mélangé à d’autres
textiles, il est utilisé en bonneterie et en tissage.
 Loutre :
C’est un carnassier rongeur vivant
au bord des rivières et des lacs, dont
la fourrure est très appréciée. Le
poil, non utilisable en pelleterie, est
employé en filature, mélangé à
d’autres textiles.
 Bœuf ou vache :
Les poils de bœuf ou de vache sont utilisés pour
la fabrication de certains tapis et de la thibaude
(doublures des tapis).
 Yack ou Yak :
C’est une espèce de buffle à queue de cheval, vivant à 2 000 m
d’altitude sur les hauts plateaux de l’Asie Centrale. Sa toison est
utilisé en filature.
b) Origine animale : Textiles d’animaux provenant des insectes
et des mollusques
La soie
C’est une matière textile très importante, c’est un fil continu obtenu après le
dévidage du cocon. Ce cocon est l’enveloppe que se file le ver à soie, qui est
la larve du papillon, le Bombyx mori (vivant sur du mûrier et le plus
réputés). L’élevage du ver à soie est la sériciculture. Elle est originaire de
Chine de plus de 3 000 ans, puis alla au Japon, en Asie centrale, en Perse et
en Arabie. Son industrie pénètre en Europe au 7ème siècle, au 12e siècle elle
s’introduit en France. Actuellement, le prix de revient de la soie est élevé ;
elle est utilisé seulement pour la haute couture et l’industrie de la broderie.
Ces plus grand producteurs sont le Japon, la Chine, la Corée, l’U.R.S.S. et
l’Inde. En France, l’élevage du ver à soie se pratique qu’à titre artisanal,
dans la vallée du Rhône, les Cévennes, le Languedoc et les Pyrénées.
Élevage du ver à soie : la sériciculture. La sériciculture peut se pratiquer dans des
magnaneries ou faire partie du domaine artisanal.
a) Ponte et stockage des œufs : en été,
les femelles pondent de 300 à 500
œufs. Les œufs de 1 mm de
diamètre, sont de teinte jaune clair.
Quelque jours après, il sont de
teintes grises. Ils sont appelés
« graines », sont stockés dans un
endroit sec et frais jusqu’au
printemps.
Oeuf
Ponte
b) Transformation des œufs en vers : au mois
de mars ou d’avril, on fait éclore les œufs
en les plaçant dans des étuves, ils
augmentent de volume ; 15 à 20 jours
après, les chenilles éclosent et c’est elles
qui constitueront la soie.
c)
d) Formation du cocon : le ver possède un appareil producteur de
soie constitué par deux glandes qui se terminent par une trompe
qui est une filière très rigide. Au moment de la formation du
cocon, les vers sont placés sur des rameaux de bruyère ; par des
mouvements compliqués de la tête, le ver file son cocon de
l’extérieur vers l’intérieur. Le fil de soie se place en hélice et 2
ou 3 jours suivant le cocon est terminé. Il mesure de 3 à 3,5 cm
de large et est formé d’un fil mesurant de 700 à 1 200 mètres.
Transformation du ver en ver adulte : a sa
naissance le ver mesure 3 mm, il est déposé
sur des claies couvertes de mûrier qui
serviront d’aliment au ver. Il grandit et
subit des mues (changement) successives.
Sa vie se compose de 5 âges séparés par 4
mues. A partir du 4ème âge, il est déposé
sur des claies inclinées. Au 5ème âge, il
refuse toute alimentation, il perd de son
poids et il est prêt à filer son cocon
Ver à l’état adulte
e)
f) Étouffage des cocons : dans les magnaneries, on ne
laisse évoluer qu’une faible partie des cocons pour la
reproduction. Les autres cocons sont étouffés avant
d’être percés, pour être dévidés et donner un fil de soie
continu. Les cocons sont soumis à l’action de l’air chaud
(80°) de la vapeur d’eau ou d’un gaz toxique. De la
naissance du ver à soie à son étouffage, il y a eu 40 jours.
Les cocon sont vendus aux filateurs.
Transformation du ver en chrysalide, puis en papillon :
le papillon secrète un liquide qui liquéfie la soie à une
extrémité du cocon pour sortir. Le papillon vit 2 jours,
les femelles pondent puis meurent. Les œufs l’année
suivante donneront naissance à des vers.
Filature de la soie
1. Triage des cocons : éliminer les cocons défectueux.
2. Trempage : ramollir le grès
4. Dévidage des cocons :
grouper plusieurs fils :
obtention du fil grège.
3. Battage : éliminer les
premières couches.
5. Moulinage ou ouvraison : donner au fil une
torsion et un apprêt.
6. Décreusage ou cuisson de la
soie : enlever le grès qui enrobe le fil.
Caractère du fil de soie : examen au microscope
Le brin de soie brute est constitué par deux filaments accolés l’un à
l’autre et formant un seul fil de base.
La fibroïne constitue la partie centrale du brin, elle est blanche, c’est
un fil continu sa proportion est de 65 %. La séricine ou grès entoure
le noyau et ne présente aucune qualité au point de vue textile : c’est
le grès qui colore le cocon, sa coloration dépend de la race du vers
sa proportion est de 22 %.
La soie est composé de 48 % de carbone, de 27 % d’oxygène, de 6,5
% d’hydrogène, de 18 % d’azote et elle comporte des légères traces
de souffre.
Le fils à soie possède une longueur de 700 m à 1 200 m, la finesse, l’élasticité, la souplesse,
l’infroissabilité, la légèreté, le brillant, la couleur, la solidité ou la ténacité plus importante que la
laine.
Le fil de soie est utilisé en fils de toutes les grosseurs, fils à coudre, fin, cordonnet, fil à broder. Il est
utilisé pour des tissus d’usage très différents : lingerie dame et homme, corseterie, tissus à parapluie,
rubans, passementerie, ornements d’église.
La production française est insuffisante et on importe de la soie des pays étrangers surtout du Japon.
Les grands marchés sont Changhaï, Canton, Milan et Lyon.
b) Origine animale :Textiles d’animaux provenant des insectes et
des mollusques
Soies sauvages
Elles sont produites par les chenilles de papillons vivant en liberté sur des arbres et arbustes
d’essences diverses. Le papillon vivant sur le chêne produit une soie brillante, la « tussah ».
D’autres vivent sur le ricin, l’orme, l’épine blanche, le mûrier sauvage et même le cactus au Brésil.
Ces papillons ont une évolution semblable à celle du ver à soie ; les métamorphoses sont les mêmes,
mais l’éclosion et l’étouffage du ver ne peuvent pas être pratiquées artificiellement. Les cocons sont
plus grands et un pédoncule fibreux les attache aux branches de l’arbre. Souvent, la récolte les perce
ou les détériore et leur dévidage présente des difficultés.
La filature se fait à l’eau chaude additionnée de savon.
À l’inverse de la soie du Bombyx du mûrier, les soies sauvages ont des filaments moins réguliers,
plus grossiers, moins brillants et le fil doit souvent être rattaché.
Les soies sauvages servent à tisser des étoffes appelées tussor, shantung ou « soie sauvage ».
Soies d’araignées
Certaines araignées vivant en Indochine, au Congo, à Madagascar, produisent une soie très fine, très
résistante, mais difficile à démêler. Elle est utilisée dans la fabrication des dentelles indigènes.
Soies marines
Des mollusques du genre moule vivant en profondeur au sud de l’Italie, produisent une soie
possédant des qualités de finesse, de brillant, de moelleux. Cette soie, très rare, est utilisée pour
fabriquer des gants, des écharpes.
c) Origine minérale
Amiante
C’est un minéral présentant une contexture fibreuse
textile. Elle fait partie d’une roche formée de silicate de
calcium et de magnésie. Ces principaux gisement sont
au Canada et en France dans les Alpes et les Pyrénées.
Ces fibres cotonneuses, blanches, soyeuses et douces
sont de longueurs variables. Ces fibres longues, extraites
par broyage, sont traitées comme le coton. (cardées et
filées). Ces fibres courtes sont agglomérées. Ces
principales propriétés sont la résistance aux acides et
l’incombustibilité.
Métaux (fils métalliques : or, argent et cuivre)
Le métal est laminé et ces « lames » peuvent être directement employées par les brodeuses. Mais le
plus souvent, cette lame de métal est enroulée autour d’un fil, « âme » en soie, coton, rayonne ou
nylon. Le fil obtenu peut-être employé tel quel, en gardant son aspect cylindrique, ou écrasé, qui lui
donne du brillant et de la souplesse. Terminé, il est recouvert d’un vernis destiné à empêcher
l’oxydation.
Actuellement, un fil d’aluminium oxydé appelé Lurex est employé, il est inaltérable et supporte les
lessives.
Les fils métalliques sont rarement employés seuls, mais mélangés avec des fils de soie, rayonne ou
nylon. Les fils d’or, d’argent, de cuivre sont utilisés en tissage pour la fabrication des tissus lamés et
brochés, en passementerie, en broderie et en bonneterie.
Les Textiles Chimiques
a) Origine cellulosique
Textiles artificiels
Viscose
Acétate
Bemberg
Méryl
b) Origine protéique
Protéines végétales
Alginates
Protéines animales
Lanital
c) Origine minérale
Verre
Silionne
Verrane
d) Synthétique organique
Polyamides
Nylon
Rilsan
Polyesters
Tergal
Polyvinyliques
Rhovyl
Polyacryliques
Crylor
Orlon
Élastomères (élastofibres)
Rhodastic
a) Origine cellulosique :Textiles artificiels
Fabrication des fibres artificielles :
Matières premières : le produit de base est un corps très répandu à la
surface du globe : la cellulose qui est utilisée sous deux formes :
Duvet très court qui recouvre les
graines de coton.
Des produits chimiques qui modifieront ou régénèreront la cellulose.
Extraction de la cellulose :
Pâtes de bois : elle provient d’arbres de toutes les essences, surtout les
résineux (pins, sapins). Elle est extraite par différents traitements, davantage l’action des sulfites sur le bois. Ce bois réduit en copeaux est placé
dans un bain chimique. Après deux ou trois heures d’immersion, la
cellulose pure subsiste. La matière obtenue est lavée et pressée. La pâte de
bois se présente en feuilles.
Linters : ils sont épurés et blanchis pour obtenir un coton blanc et pur.
Les produits chimiques utilisés sont différents suivant les fibres obtenues.
Principes de la fabrication du fil cellulosique.
La création d’un filament comporte plusieurs opérations : la transformation
de la cellulose en un liquide visqueux ou gel se figeant à la sortie des
filières pour former un filament. Étirage de ce filament pendant le
durcissement extérieur pour obtenir une finesse plus grande. Assemblage et
torsion des filaments pour former un fil textile.
Textiles artificiels : Viscose
C’est une fibre de cellulose régénérée pour le filament
et la fibre discontinue. Son produit de base est la pâte
de bois. Ses produits chimiques sont le soude, le
sulfure de carbone et le sulfite de soude.
Fabrication :
Préparation de l’alcali cellulose ;
Pressage et déchiquetage ;
Sulfuration : le produit obtenu est le xanthate de cellulose ;
Obtention de la viscose : la solution obtenue est un liquide sirupeux : la viscose ;
Mûrissement ;
Épuration de la matière ;
Filage : filature centrifuge, filature parallèle ;
Moulinage.
Textiles artificiels : Acétate
Son produit de base est la cellulose sous forme
de pâte de bois très purifiée ou de linters. Ses
produits chimiques sont l’anhydride acétique,
l’acide acétique, l’acide sulfurique et l’acétone.
Transformation de la cellulose en triacétate de
cellulose ;
Transformation du triacétate de cellulose en
acétate de cellulose ;
Transformation de l’acétate de cellulose en
collodion ;
Transformation du collodion en fil.
Qualités des fibres de triacétate.
Procédé cupro-ammoniacal : Bemberg ou
cupro
Son produit de base est les linters. Ses produits
chimiques sont le cuivre et l’ammoniaque.
La cellulose sous forme de linters est dissoute dans
une solution cupro-ammoniacale. Le collodion
obtenu très visqueux est bleu sombre, il est filé
dans un bain d’eau chaude. Les filaments sont
étirés et rassemblés pour former un fil très fin. Le
décuivrage s’obtient par passage dans un bain
acide. La fibre de cellulose est obtenue par le
procédé cupro-ammoniacal.
Fibres Polynosiques : Méryl, Zantrel
Les fibres sont fabriquées par le procédé Viscose avec
des modifications : les produits de base sont des linters
de coton ou des pâtes de bois sélectionnées. La
proportion de sulfure de carbone est plus importante et
permet l’obtention de Viscose concentrée. Pendant la
filature, la régénération lente de la cellulose permet un
étirage très élevé.
Ces fibres possèdent la souplesse, l’élasticité, la
finesse (brins élémentaires pouvant atteindre 0,4
denier), la résistance aux solutions alcalines, la
ténacité au mouillé, la stabilité au lavage. Elles
supportent mieux que les fibres naturelles les
traitements aux résines.
Les fibres Polynisiques s’emploient seules ou
mélangées avec de l’Acryliques ou du Polyesters, avec
de la laine et du coton. Les tissus et tricots réalisés
avec ces fibres portent les marques Méryl (fibre) et
Zantrel (fil continu) et sont utilisés en lingerie,
bonneterie et articles pour robes.
Caractères des fils et fibres artificiels : examen microscopique
Qualités :
En coupe, il a un aspect sphérique.
En long, il présente une surface
lisse régulière.
Sa densité est de 1,3.
En coupe, il a la forme d’un trèfle à
trois feuilles. En long, il présente
des étranglements.
Sa densité est de 1,5.
Le fil continu est très
régulier ; sa grosseur est
variable mais peut atteindre
une grande finesse. Il est
lisse et brillant mais il peutêtre modifié par un traitement spécial qui lui
confèrera de la solidité.
L’élasticité des fils est
faible ; celle des fibres est
plus élevée.
Utilisation :
Fil : le fil est très employé
en broderie.
Tissus : les fibres sont
utilisées en tissus très
différents suivant la grosseur et la torsion.
Les textiles artificiels peuvent être mélangées à d’autres textiles.
En coupe, elle présente des
cannelures profondes sur les bords.
En long, des cannelures correspondant aux striés observés en
coupe.
Sa densité est de 1,5.
Les textiles artificiels sont fab-riqués
dans tous les pays industriels. En
France, les usines sont groupées dans
la vallée du Rhône, Roanne, le Nord,
la Seine-Maritime, le Tarn et le
Roussillon.
b) Origine protéique :
Protéines végétales : Lanital
Son produit de base est le lait.
Extraction de la caséine textile par le caillage du lait dans l’acide sulfurique. Lavage, broyage,
dissolution dans la soude. Passage aux filières dans un bain coagulent où les fibres sont étirées,
puis durcies au formol. Les fibres sont coupées et filées.
Les propriétés des fibres chimiques à base de protéine animale sont proches de celles des fibres
de protéine naturelle, mais sont moins résistantes ; elles sont inattaquables aux mites et sont
infeutrables.
Protéines animales : Alginate
Son produit de base : les algues.
Les alginates sont des fibres textiles à base d’algine. L’algine est une substance colloïde, formée
au contact de l’eau par le mucilage de certaines algues brunes ; il est peu soluble dans l’eau.
Pour extraire l’algine, les algues sont traitées par carbonate de Sodium.
Le collodion obtenu après avoir été précipité dans un acide fort, purifié et filtré est transformable
en fil.
Le fil d’alginate n’est pas employé seul, il se dissout dans une solution acide faible et même à
l’eau chaude. Ceci permet de préparer des fils mixtes et de réaliser des étoffes de laine très fine.
Le fil de laine qui est trop fin pour être tissé, est retordu avec un fil d’alginate qui lui donne de la
solidité pendant le tissage.
c) Origine minérale : Verre
Propriétés des fibres de verre : la fibre résiste aux
Le verre en fusion est
hautes températures (ininflammable, incomcapable de s’étirer
bustible, hygroscopiques, imputrescible, isolante,
pour produire un fil.
insensible aux rayons ultraviolets, à de nombreux
C’est un mélange de produits chimiques, elle possède une grande
silicate alcalin (potas- résistance à la traction et est inextensible et n’est
sium ou sodium) avec pas attaqué par les parasites).
des sels métalliques
(plomb ou cuivre).
La proportion de
silice est importante
et les produits contiennent très peu
d’oxydes alcalins.
Fabrication : le verre en fusion sort à travers les trous
d’une filière placée à la partie inférieure du four. La fibre
de verre à la sortie des filières est étirée, tordue et
ensimée.
Les fibres de verre : la silionne est un fil continu comme
le fil de rayonne. La verranne est un fil discontinu
composé de fibres de silionne coupée.
Utilisation :
Ameublement : tentures, rideaux, sièges de
salles de spectacles, paquebots, avions, chemin
de fer, écran de cinéma.
Industrie : courroies, tissus filtrants.
Comme isolant dans le bâtiment.
Habillement
La fibre de verre peut être employée mélangée à
de nombreux textiles (coton, lin, jute, laine,
soie, amiante, rayonne, Nylon, Rhovyl).
d) Synthétique organique : Polyamides (Nylon, Rilsan, Perlon T, Lilion)
La constitution chimique des polyamides rap- Caractères des fibres : examen au microscope
pelle certains produits animaux tels que la ké- En longueur : diamètre régulier, et en coupe :
ratine de la laine ou la fibroïne de la soie.
section cylindre sans canal central.
Le Nylon a une densité de 1,14 et le Rilsan est de
Fabrication : les
1,04.
produits de base
sont la houille
ou les produits
pétroliers à partir desquels on
extrait le benzène et le phénol
(Nylon, Perlon
T), l'huile de ricin (Rilsan).
Transformation
chimique ;
PolycondensatiLes fils de polyamides sont utilisés pour tous les
on ;
usages : habillement, ameublement, industrie.
Broyage ;
Ils sont classés en plusieurs catégories : monoFilage ;
brins, multibrins, multilobés, texturés et rétracÉtirage.
tables.
d) Synthétique organique : Polyesters (Tergal, Terylène, Dacron, Trévira)
Les polyesters sont aussi des composés à
macromolécules résultant de l'enchaînement de Propriétés des fibres de polyesters.
plusieurs molécules d'esters.
Le produit à filer s'obtient en faisant réagir un
diacide sur un diol en présence d'un catalyseur.
Le polyester filable est un polymère de condensation de l'éthylène glycol et de l'acide
téréphtalique.
Le filage se
fait à la sortie des filières, les filaments obtenus subissent un étirage à chaud.
La densité est de 1,39 à 1,42. Ses propriétés sont
les mêmes au sec et au mouillé du fait de son
faible pouvoir absorbant, d'où son aptitude à la
conservation du pli fait à haute tem-pérature.
Ils sont utilisés pour les fils à tricoter et à coudre ;
pour les tissus
d) Synthétique organique : Polyvinyliques
Le produit de base est l’acétylène provenant de
l’industrie du pétrole et l’acide chlorhydrique.
La résine filable est obtenue par polymérisation
du chlorure de vinyle. Le chlorure de vinyle est
le résultat de l’addition de l’acide chlorhydrique
sur l’acétylène.
Le polymère est filtré et dissous dans un
mélange de sulfure de carbone et d’acétone et
filé à sec ;
les filaments
passent dans
une chambre
d’évaporation chauffée
ou ils abandonnent leur
solvant. Le
filament est
étiré à chaud
à l’état humide.
Il y a différents fils polyvinyliques : le Rhovyl
est un fil continu ; le Fibravyl qui est une
bourre de fibres discontinues ; le Thermovyl
qui est une fibre discontinue plus de la cellulose
; le Clevyl, le Retractyl qui sont des chlorofibres étirées ; le Clorène, le Crinovyl qui sont
des monofilaments de chlorofibres.
Ils sont utilisées pour les tissus d’ameublement,
l’habillement, le domaine médical.
d) Synthétique organique : Polyacryliques
Les produits de base, acétylène et acide cyanhydrique, sont remplacés actuellement par le
propylène et l’ammoniac d’un prix de revient
plus bas.
Le produit à filer s’obtient par la polymérisation
du nitrile acrylique. La filature du polymère
s’opère dans un solvant.
Le fil, à
l’état humide est étiré à chaud
; l’étirage
peut atteindre 10 fois
la longueur
primitive
du fil.
Les fibres acryliques sont constituées de molécules plus petites et plus lourdes que celles des
polyamides et elles sont reliées entre elles par des
intervalles plus courts.
Les fibres acryliques s’emploient seules ou
mélangées à la laine, au coton, à la soie ou aux
fibres chimiques. Fils à tricoter. Dans la
bonneterie : tous tricots ; jerseys pour jupes plissées. Tissus : habillement (vêtements, chemiserie), ameublement : (rideaux, velours et peluches, tapis, stores et parasols).
d) Synthétique organique :
Élastomères (élastofibres)
Rhodastic – Vyrène - Spanzelle
Des fils latex ont été fabriqués industriellement soit par mélange de caoutchoucs naturels et de
résines synthétiques, soit entièrement par synthèse : élastomères de synthèse.
Les élastomères de synthèse, ou caoutchouc synthétique, très nombreux, sont des matières
macromoléculaires, présentant une haute élasticité ; un fil étiré de 3 à 5 fois sa longueur revient à sa
dimension initiale.
Les élastomères de synthèse, utilisés par l’industrie textile, sont obtenus le plus souvent à partir du
polyuréthane qui est un dérivé de l’industrie des pétroles.
La fabrication de fibres d’élastomère de synthèse est récente : elles sont classées sous le nom
d’Elasthanne ; commercialement, elles sont connues sous les noms de Lycra, Vyrène et de
Rhodastic.
La teinture
La teinture des textiles connue et employée depuis les
temps les plus anciens, est destinée à donner à une
fibre, un fil ou un tissu dans toute sa longueur et dans
toute son épaisseur un teinte différente de sa teinte
habituelle ; elle s’obtient en fixant un colorant sur la
fibre d’une manière durable.
La teinture peut-être obtenue :
1. Par imprégnation mécanique : la matière colorante insoluble est retenue physiquement par
le tissu. La couleur obtenue est peu solide et disparaît rapidement.
2. Par imprégnation chimique : la fibre textile et la matière colorante s’unissent intimement et
forment un composé stable. Le teinturier doit déterminer : l’affinité de la fibre pour les
colorants (elle est liée à leur constitution chimique), la nature du colorant, la quantité de
colorants à employer pour obtenir l’intensité de couleur désirée. Pour aider la matière
colorante à se fixer sur la fibre, on emploie au cours de l’opération de la teinture différents
produits chimiques.
Préparation avant la teinture : les textiles doivent être nettoyés, désencollés et blanchis
pour obtenir des teintes claires.
Les matières colorantes employées viennent du règne animal (insectes), du règne végétal
(indigo, garance, safran, bois de compèche, cachou, noix de galle, pastel), et de l’industrie
chimique (colorants).
Il y a différents colorants chimiques les colorants directs, les colorants au cuivre (métallières),
les colorants basiques, les colorants acides, les colorants mordant, les colorants de cuve, les
colorants soufrés ou sulfurés, les colorants développés, les colorants plastosolubles et les
pigments.
Les modes de teinture : peuvent s’effectuer de deux manières par la circulation du bain, par la
circulation de la matière.
3. Sur la chaîne du tissu avant le
2. Sur le fil après la tissage. Teinture sur chaîne
1. La teinture des matières filature : en écheveau, en
(roux textile.
textile peut-être pratiquée sur bobine et en canette sur les
la fibre avant la filature à textiles naturels et artifi- 4. Sur l’étoffe (tissu tissé ou
l’état brut : en ruban de et en ciels. C’est la teinture du bonneterie).
ruban de peigne sur le coton fil.
et la laine.
5. Dans la masse à l’état
liquide pour les textiles chimiques.
Qualités de la teinture :
Elle doit être solide, adhérer compléter à la fibre. Elle doit résister : à l’action de la l’air, de
la lumière, de la chaleur, de la pluie, aux frottements, aux produits chimiques employés au
cours des opérations de lavage et de nettoyage.
Entretien des tissus teints :
1. Lavage : les tissus grand teint doivent résister à l’ébullition, aux lessives et à l’eau
javellisée ; pour éviter l’altération des couleurs, il est recommandé de pratiquer les deux
ou trois premiers nettoyages de ces tissus à l’eau chaude savonneuse. Les tissus teints
sans la mention « grand teint » doivent être lavés à l’eau savonneuse tiède.
2. Rinçage : les tissus teints pourront être rincés à l’eau vinaigrée ce qui ravivera les
couleurs.
3. Séchage : il est recommandé à l’ombre car les rayons du soleil pourraient dénaturer les
teintes.
4. Nettoyage : ménagers ou confiés à un teinturier.

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