Nouvelles dynamiques de gouvernance sécuritaire transfrontalière

Report
UNION ECONOMIQUE ET MENETAIRE OUEST-AFRICAINE (UEMOA)
Conférence sur les enjeux transfrontaliers
Dakar, King Fahd Palace, 17-19 décembre 2013
NOUVELLES DYNAMIQUES SÉCURITAIRES
ET
GOUVERNANCE DE LA SÉCURITÉ DANS L’ESPACE UEMOA
Une Conférence de Zeïni MOULAYE
Docteur en Science Politique
Spécialisé en Relations Internationales et en Gouvernance de la Sécurité.
SOMMAIRE
Introduction
1. L’expérience malienne
2. Le paysage sécuritaire ouest-africain
3. Les réponses stratégiques
3.1. une nouvelle approche de la sécurité
3.2. un mécanisme de sécurité collective
3.3. une nouvelle ère de sécurité.
Conclusion
INTRODUCTION
• On parle toujours de paix mais très peu de sécurité.
• La paix : absence de guerre, de conflit, état de non
belligérance, de concorde entre deux personnes
(groupe de personnes), au sein d’une communauté
(entre communautés), au sein d’un État (entre États).
• La paix : nécessaire mais pas suffisante pour créer les
meilleures conditions du développement.
• Seule une paix adossée à une sécurité fiable
peut soutenir un développement durable.
Le Mali l’expérimenté.
L’EXPERIENCE MALIENNE
ET
LES LECONS APPRISES
CARTE DU MALI
LA VALETTE
LEGENDE:
Intégrisme religieux
BAMAKO
Trafic êtres humains,
migration clandestine
Trafic armes,
drogues, cigarette,
faux médicaments,
Zones d’échanges
Nouvelle pistes
trafic drogue
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DROUKDEL
BELMOKHTAR
ABOU ZEID
IYAD AG GALY
.
LE CORRIDOR DU TERRORISME
7
411221100
LA REBELLION
L’HYBRIDATION DES MENACES SÉCURITAIRES:
ARMES, DROGUES, RÉBELLIONS, TERRORISME.
LES CONVOITISES EXTÉRIEURES
SUR LE PAYS ET LES RESSOURCES NATURELLES
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•
RESSOURCES MINIERES DANS LE NORD DU MALI.
Pétrole et gaz dans le bassin de Taoudéni ;
Uranium à Samet (120 km au Nord-est de Gao) ;
Or à In-Darset à 30 km au sud de Tessalit (réserves 4 tonnes or métal) ;
Phosphates à Bourem ;
Fer sur tout le territoire national
Manganèse à Tassiga (30 km au sud-est d’Ansongo), Tondibi, Agaula et
d’Ofalikin (20 et 60 km au sud-est et sud-ouest d’Ansongo) ;
• Cuivre à Ouatagouna et Labbézanga (140 km au sud-est d’Ansongo) ;
• Plomb et Zinc à Tessalit ;
• Calcaire à Bah El Héri (20 km Nord Goundam), à Dimamou (30 km Nord
Hombori ;
• Gypse à Taoudénit et à Kereit (80 km au nord de Tessalit) ;
• Sables de verrerie à M’Bouna et Bintagoungou (nord du lac Faguibine) ;
• Lignite à Bourem ; Terre rare à Timétrine (80 km à l’ouest de Tessalit).
(Source toumastpress.org).
PAYSAGE SÉCURITAIRE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST
1990-2013
FACE À CETTE SITUATION
QUE FAUT-Il FAIRE ?
UNE NOUVELLE APPROCHE DE LA SÉCURITÉ
• Il faut bâtir une nouvelle approche de la sécurité fondée sur :
 Un leadership fort à la base en matière de sécurité ;
 Une vision partagée de la sécurité qui place
l’homme au centre de la sécurité;
 Une stratégie globale de sécurité basée sur la
prévention ;
 Une nouvelle gouvernance de la sécurité à la base
portée par les Collectivités et leurs Élus, qui allie paix,
sécurité et développement local, avec l’appui des
États et des partenaires techniques et financiers;
 Une bonne stratégie de communication.
DE NOUVEAUX MÉCANISMES
 La gouvernance de la sécurité à la base devrait être placée
sous la responsabilité directe des Collectivités, des Élus et des
Communautés et reposer sur :
 des mécanismes endogènes, parfois traditionnels,
de gouvernance locale de la sécurité, de régulation
sociétale, de prévention, de gestion et de résolution
des conflits ;
 des mécanismes plus actuels de sécurité : police
municipale, police de proximité, etc.
 des projets de développement intégré alliant paix,
sécurité et développement
Une bonne stratégie de communication pour une
gouvernance partagée de la sécurité.
QUE FAIRE ?
 Une nouvelle gouvernance du secteur de la sécurité à la base capable de :









Conférer aux Collectivités locales des missions et des responsabilités fortes en matière de
paix et de sécurité ;
Atténuer voire neutraliser les causes des conflits et de l’insécurité et de la criminalité ambiantes
au niveau des Collectivités locales ;
Agir sur les mentalités et les comportements afin d’éliminer chez les individus et les
communautés la propension à user des armes et de la violence pour faire valoir une cause ;
Renforcer les capacités des acteurs du secteur de la sécurité au sein des Collectivités pour en
faire un socle de paix et de sécurité durables ;
Faire émerger de nouveaux acteurs stratégiques qui impulsent une alternative démocratique à
la gestion actuelle de la paix et de la sécurité;
Promouvoir la sécurité humaine ainsi que des critères de bonne gouvernance tels que la
transparence, l’imputabilité, l’obligation de rendre compte, etc.
Faire de la paix et de la sécurité un axe central de développement.
maximiser la sécurité par un combat acharné contre la pauvreté, la corruption et la criminalité
organisée;
Bâtir un nouveau monde sécuritaire pacifique, respectueux de la dignité humaine, attaché aux
valeurs universelles qui fondent la démocratie; un monde où le développement serait une
dimension fondamentale de la sécurité et la sécurité un coût du développement.
COOPERATION TRANSFRONTALIERE
• POUR CE FAIRE, IL FAUT :
 Ouvrir un large débat démocratique sur les questions de sécurité;
 Procéder à un diagnostic approfondi du système de sécurité dans chaque
pays pour déceler les véritables racines du mal, les défaillances et les
dysfonctionnements, en rapport avec les faiblesses des institutions et la
déconfiture de l’autorité de l’État ;
 Analyser en profondeur le système de gestion sécuritaire tel qu’il est conduit
depuis les indépendances ;
 Connaître les causes profondes des fractures sociales et les enjeux qui y
sont liés ;
 Identifier les forces du mal internes et externes ;
 Identifier les acteurs de la paix et les bâtisseurs de la cohésion sociale ;
 Mettre en place système de gouvernance du secteur de la sécurité à la
base adapté, efficace et performant ;
 Développer des projets de paix, de sécurité et de développement portés par
les Collectivités locales, avec l’appui des États et des partenaires extérieurs.
SÉCURITÉ COLLECTIVE
L’ampleur des défis, transversalité et impacts, exigent
aujourd’hui une réponse collective, un processus de
gouvernance de la sécurité qui capitaliserait sur les consensus
et les bonnes pratiques pour aboutir à une:
« CONVENTION POUR LA SÉCURITÉ
DANS L’ESPACE UEMOA »
• Une série normes et régulations puisant largement dans le
patrimoine ouest-africain qui permettraient d’évoluer vers une
harmonisation du cadre normatif et une amélioration de la
situation sécuritaire globale de la sous-région.
«L’ÈRE DE LA NORME SANS LA FORCE »
FIN DE LA PRÉSENTATION
MERCI
POUR VOTRE AIMABLE ATTENTION .

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