Le Centre de Médiation et d`Arbitrage du Congo (CEMACO)

Report
Le Centre de Médiation et d’Arbitrage du Congo
(CEMACO)
Une institution au service de l’Etat de droit et du climat des affaires
Présentation par l’équipe du PRCCE
 John OLYMPIO, Chef de mission
 Dr. Sadjo OUSMANOU, Expert Principal en droit des affaires
 Muriel GUIOUILLIER, Expert
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I. RETOUR SUR LES NOTIONS DE MEDIATION ET D’ARBITRAGE
Médiation:
Modalité de règlement de différends commerciaux, sociaux ou même politique, par lequel une
personne, tierce par rapport aux parties en conflit, intervient pour proposer à ces dernières une solution consensuelle à
leur différend.
Le Médiateur ne tranche pas lui-même le différend mais met tout en œuvre pour amener les parties en litige à convenir
d’un accord sur la base des propositions de solutions formulées par le médiateur.
Une fois arrêté, l’accord issu de la médiation donne lieu à un procès-verbal qui est exécuté spontanément par les parties
ou suite à l’obtention, auprès du juge étatique, d’une homologation visant à rendre l’accord exécutable par voie
recours à la force publique (Huissier de Justice). En cas de non accord à l’issue de la médiation, les parties passent au
véritable contentieux et peuvent, alors, saisir soit les Tribunaux soit l’arbitrage.
Arbitrage:
Modalité de règlement de différends commerciaux consistant pour des parties contractantes à
soumettre le différend né de leur contrat à une ou plusieurs personnes appelées arbitres, qui rendent une décision
définitive et obligatoire.
L’arbitrage est le pendant parfait de la procédure devant les Tribunaux. Les décisions issues de l’arbitrage – sentences
arbitrales - sont définitives et sans appel. Il n’est donc pas possible de saisir le Juge étatique à la suite d’un arbitrage,
sauf pour faire annuler la sentence et renvoyer de nouveau les parties en conflit devant un tribunal arbitral, et jamais
pour le voir rejuger l’affaire.
Les Arbitres comme les Médiateurs ne sont pas des Agents de l’Etat. Ce sont des prestataires percevant des honoraires,
reconnus pour leur compétence et leur intégrité orale, et qui jouissent de la confiance des parties en litige.
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II. Encrage institutionnel et légitimité de la justice alternative
-
Ministère Commerce et CCIAM conformément au Décret
n°95-245 du 4 Décembre 1995
-
OHADA (Traité, Acte uniforme, Code de procédure civile
et commerciale)
-
Pratiques professionnelles universelles (l’arbitrage et la
médiation sont plus vieilles que les Justice des tribunaux. Existent
dans tous les pays)
-
Aspect de la liberté d’entreprendre et élément de l’appui
au secteur privé.
III.
-
Structuration et Acteurs
ANTENNES autonomes, prévues auprès des CCIAM dont d’office à Brazzaville et Pointe-Noire
(mais sans incidence sur la compétence territoriale de chaque Antenne)
Un Directoire tripartite à la tête de chaque Antenne, organe d’administration - mais sans aucune
influence sur la désignation des arbitres/médiateurs pour les dossiers ni sur le déroulement et l’issue des instances qui
relèvent de la seule compétence des Arbitres et, dans la limite de leurs pouvoirs, des Superviseurs,
-
Un Administrateur général pour la coordination des aspects structurels transversaux (sélection
des arbitres/médiateurs, révision des textes, plaidoyer institutionnel) et aucunement pour les
aspects liés au traitement des contentieux soumis aux Antennes
-
Un Comité de Supervision commun à toutes les Antennes, composé de trois membres chargé
de l’audit de la bonne administration des instances arbitrales et des séances de médiation.
-
Une Liste d’arbitres et de médiateurs commune – CE SONT EUX ET EUX SEULS LES « JUGES » des affaires
-
Un Secrétariat-Greffe pour chaque Antenne, pour la gestion quotidienne des Antennes et la
promotion des services de médiation et d’arbitrage
-
Une Assemblée plénière des Antennes pour traiter des questions d’intérêt commun.
qui seront soumises à l’Antenne CEMACO, et ILS SONT INDEPENDANTS.
IV.
Instruments
-
Des statuts communs qui définissent l’architecture globale de l’institution, précise
les différents organes, leurs attributions et la manière dont ils s’articulent.
-
Un Règlement d’arbitrage et de médiation commun, qui fait office de Code de
procédure arbitral et de médiation. Ce Règlement s’impose aux parties qui
choisiront le CEMACO car c’est le garant de la qualité technique et de
l’homogénéité des procédures devant le CEMACO.
-
Un Code de déontologie commun pour renforcer l’obligation pour les arbitres et les
médiateurs de respecter les valeurs éthiques et professionnelles de la justice
alternative.
-
Un Barème des frais et honoraires dus pour les procédures devant le CEMACO
-
Un Règlement intérieur et des procédures internes propres à chaque Antenne,
visant à organiser le fonctionnement et la gestion quotidien de chaque Antenne.
CADRE
JURIDIQUE
(Ohada, Lois
internes, organisation
judiciaire )
STATUTS
REGLEMENT
D’ARBITRAGE ET
DE MEDIATION
ADM . GENERAL
SUPERVISEURS
ARBITRES
MEDIATEURS
Sites
d’implantation
Directoires
Secrétariats Greffes
Règlements
Intérieurs
Programmes
d’activités
et DOSSIERS
V. CE QUI RESTE A FAIRE : PASSER A L’OPERATIONNALISATION !
Avec l’appui de l’UE et/ou de toute autre contribution,
 Recrutement du personnel permanent des Antennes de Brazza et de
Pointe-Noire
 Constitution des Directoires, Nomination de l’Administrateur Général et
Cooptation des Superviseurs
 Installation effective et mise en route des Antennes
 Démarrage des campagnes de promotion
prescription au niveau des différentes Antennes
–
sensibilisation
–
 Adoption - urgente - d’une loi sur le Juge national compétent en matière
d’annulation des sentences
 Adoption d’un dispositif technique de suivi et coaching pour permettre
à l’institution d’être pérenne, efficiente et efficace.
JE VOUS REMERCIE DE VOTRE ATTENTIVE ECOUTE

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