Une tout autre Ecole, mais avec quelles régulations

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Une tout autre école !
… MAIS AVEC QUELLES RÉGULATIONS ?
Annick Bonnefond, et al.
[Le rythme annuel serait constitué d’une] alternance de six semaines
d’école et de deux semaines de congé. Les vacances d’été dureraient six
semaines.
Quel rythme scolaire ?
Xavier Liesenborghs
Patrick Vanhamme
Il s’agit de supprimer « le libre choix des
parents » de l’article de loi.
La
Communauté doit pouvoir « réguler »,
centraliser. L’objectif est de mettre fin à
notre « quasi-marché » scolaire. Il faut
pouvoir repenser la répartition des élèves
et, en parallèle, réfléchir à celle des
enseignants. Une Ecole émancipatrice doit
se construire sur de la mixité sociale au
niveau de l’ensemble des acteurs.
J’ai rêvé… J’ai rêvé que je pouvais choisir à
Bruxelles Nord l’école qui répond le mieux à nos
attentes ! Elle respecte la manière dont nous
éduquons nos enfants et elle continue à
transmettre les valeurs que l’école primaire lui a
transmise durant 9 ans.
Appel pour une école démocratique
Quid du libre choix ?
Xavier Liesenborghs
Un
rapprochement
des
différents
réseaux
d’enseignement est indispensable à la construction d'une
Ecole émancipatrice. Le ministère de l’enseignement doit
être capable de garantir la liberté de pensée, le choix du
culte,… dans tous nos établissements, indépendamment
de la couleur des représentants politiques, de la confrérie
religieuse, de l’organisation laïque,…
Nico Hirtt
Ce qu’il nous faut, c’est l’école commune, où tous les enfants,
sans distinction de religion, de langue maternelle (oui, même
à Bruxelles !) ou d’origine sociale, sont scolarisés ensemble, de
5 à 16 ans ; la collectivité éducative, lieu de socialisation et
d’instruction, lieu de vie, de travail et d’instruction ; l’école de
petite taille, implantée dans un tissu local.
Pour garantir une mixité sociale dans
chaque établissement, une école est
attribuée à chaque élève dès la première
année et pour une durée de 10 ans, sauf
accident ou déménagement. Cette
affectation se fait selon le domicile et le
revenu. […] Jusqu’à une date avancée, […]
on a la garantie d’avoir une place dans cet
établissement. . Après la date butoir […],
les inscriptions redeviennent libres, mais
selon la disponibilité de places.
Quid des réseaux ?
Nico Hirtt
Appel pour une école démocratique
Une augmentation du budget de l’éducation
de l’ordre de 50% est indispensable.
Quel financement ?
La fusion [des réseaux] est le prix à payer si l’on veut
l’avènement d’une école vraiment démocratique.
Alors, osons. L’école commune sera celle d’un seul
réseau, forcément public.
Appel pour une école démocratique
Nico Hirtt
Le principe du pilotage est le suivant : une formulation et
un contrôle strict des objectifs cognitifs et des compétences
requises, associé à une grande liberté en matière de
méthode pédagogique (ce qui n’exclut pas d’encourager la
liaison à la pratique, le développement de projets,
l’implication des aînés dans l’instruction des jeunes et
l’intégration de l’instruction à la vie de la communauté
éducative).
Pour financer notre projet, assurer une authentique
gratuité de l’école et de ses activités annexes, il faudra
que l’Etat consacre de nouveau 7% de son PIB à
l’enseignement (comme à la fin des années ‘70). […]
Mais on pourra en récupérer progressivement une
partie sur le coût de l’échec scolaire, des filières, des
options et des réseaux, et grâce à une utilisation plus
rationnelle des infrastructures.
Marie-Jo Carion
A besoins croissants, comment peut-on
espérer de meilleurs résultats avec moins de
moyens ? Il est donc urgent de faire des choix
politiques et de société afin d’ouvrir les
enveloppes budgétaires et refinancer
d’urgence
les
écoles
fondamentales
(maternelles et primaires) dans le besoin.
Appel pour une école démocratique
Quel pilotage ?
Les programmes devront exposer clairement et par le
détail les connaissances, les savoir-faire, les attitudes et les
niveaux de maîtrise attendus des élèves. Ils devront insister
sur les savoirs-clés, ceux qu’il faut réactiver
régulièrement.
Xavier Liesenborghs
Les logiques politiques contemporaines ne
prennent pas le temps d’un travail qualitatif
et en profondeur. […] Pour sortir de cette
spirale, il serait intéressant de créer un
« Conseil citoyen permanent » (constitué
de membres de la société civile, d’acteurs du
monde de l’enseignement, de représentants
de Fédérations d’élèves, de parents…)
garant du continuum de nos grandes lignes
éducatives. Cet organe modifierait nos
conceptions du pouvoir. Les choix éducatifs
seraient moins tributaires de nos
représentants « éphémères » mais bien
intégrés dans une collaboration :
politique/citoyen.
Jean-Marie Sohier
L'efficacité et la responsabilité me semblent des notions plutôt positives, et je
ne vois pas en quoi elles seraient liées au capitalisme, à l'économique, ou aux
"américains". Elles sont à mon sens encore plus indispensables dans nos
projets humains, ou sociaux. En général, le marchand s'occupe de choses
moins importantes que le non-marchand, non ? […] Je m'étonne que l'on
refuse tellement l'assurance qualité et la responsabilité, en y collant
commodément les attributs politiquement incorrects de performance et de
compétitivité. Cela me semble totalement anti-social.
UCLouvain – GIRSEF – 2014

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