Analyse de la pluralité linguistique :

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Analyse de la pluralité
linguistique :
Conséquences du
plurilinguisme
L’alternance codique (codeswitching) :
Le plurilinguisme fait donc que les langues
sont constamment en contact « interlingual » et
« intralingual ». Des langues sont appelées à se
transformer et de subir de perpétuel changements.
Dans la communauté multilingue, l’accent est
mis sur la perspective intercommunautaire et
interlinguistique. En ce sens, on dit que les
locuteurs « switch » où ils emploient deux langues
à la fois dans le même énoncé. L’alternance
codique implique l’usage alternative de deux ou
^plusieurs langues dans le même énoncé ou la
même conversation.
La notion d’alternance codique (codeswitching), ou alternance de langues, est issue
des études sur le bilinguisme et le contact de
langues. Elle peut se définir, selon J.J. Gumperz
comme « la juxtaposition, à l'intérieur d'un
même échange verbal, de passages où le
discours appartient à deux systèmes ou soussystèmes grammaticaux différents ». Ce
phénomène est très courant dans les mondes
créoles, dans des communautés marquées par
des situations de plurilinguisme.
Les spécialistes de la question distinguent tois
types d’alternance codique :
•Alternance intraphrastique dans laquelle deux
langues sont employées dans la même phrase.. Ex.
demain (fesba7)
•Alternance interphrastique : est une alternance de
langues au niveau d’unités plus longues, de phrases ou
de fragments de discours, dans les productions d’un
même locuteur ou dans les prises de parole entre
interlocuteurs.
Ex. Ce n’est pas sûr, [balek manʒiʃ]
Ex. L1 : tu viens demain ?
L2 : [balek]
•Alternance extraphrastique lorsque les
segments alternés sont des expressions
idiomatiques, des proverbes (on parle aussi,
pour ces cas, d’étiquettes)
L’alternance
codique,
c’est-à-dire
les passages
dynamiques d’une langue à l’autre, est l’une des
manifestations les plus significatives du parler bilingue.
Bien sûr, l’alternance codique ne doit pas être confondue
avec le mélange de codes (code mixig) (stratégie de
communication dans laquelle le locuteur mêle les
éléments et les règles des deux langues), mais elle ne doit
pas non plus être uniquement analysée comme la
manifestation d’un manque de maitrise dans l’une des
deux langues concernées. Maitrisée, elle est au contraire
la marque d’une compétence bilingue, celle-ci entendue
comme une compétence originale, spécifique et complexe
et non comme l’addition de deux compétences
linguistiques séparées.
Bibliographie :
- Boyer H. (2001). Introduction à la sociolinguistique,
Paris, Dunod.
- Calvet, L.J. (1993) : La Sociolinguistique, Que saisje ?, Paris, PUF.
- Gumperz J.J. (1989) , Sociolinguistique
Interactionnelle: une approche interprétative , Paris,
Editions l’Harmattan.
- Thiam N. « Alternance codique », in Moreau M.L.,
1997 Sociolinguistique. Concepts de base, Belgique,
Mardaga.

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