Étude PROGRESS

Report
Stratégies innovatrices
de prise en charge de l’infection par le VIH
Les Bi-thérapies sans INTI
Jean-Guy Baril, M.D.
Clinique médicale du Quartier latin
CHUM
Cette activité est soutenue par
une subvention éducative de:
Conflits d’intérêt potentiels
Dr Jean-Guy Baril
Consultant ponctuel, chercheur ou conférencier lors d'activités
soutenues par les sociétés suivantes :
• AbbVie
• Bristol-Myers Squibb
• GlaxoSmithKline
• Boehringer Ingelheim
• Pfizer
• Roche
• Tibotec
• Merck Frosst
• Gilead
Antibody Healthcare Communications a reçu une subvention sans condition
d’AbbVie Canada pour aider au dépouillement de la littérature
Objectifs
• Connaitre les données d’études supportant l’usage des Bithérapies
chez les patients naïfs ou expérimentés avec une charge virale
indétectable
• Connaitre les études sur les traitements à base d’un inhibiteur de la
protéase combiné à un autre agent unique comme un inhibiteur
d’intégrase, le maraviroc, le 3TC ou un INNTI
• Discuter de la place de ces options dans la pratique clinique
Cas de Denis
• Patient jamais traité, diabétique bien contrôlé mais
avec insuffisance rénale
• Accepte de débuter un traitement car chute des CD4
à 370 et charge virale de 150000
• Bilan:
• Créatinine: 133; TFGe : 55; Analyse U: N; MAU: 4.6 mg/mmol (N< 2.1)
• HLAB5701: positif Génotype: pas de mutations
• HBsAG négatif; Anti-HBs positif; Anti-HBc négatif; Anti-HCV négatif
Quel traitement débuter?
1) Atripla
2) Truvada + IP/r
3) Kivexa + Éfavirenz
4) Combivir + Éfavirenz
5) IP/r + Raltégravir
6) IP/r + Éfavirenz
5
Un besoin permanent de nouveaux schémas
•« Le patient de 20 ans qui entreprend un traitement d’association peut
s’attendre à vivre encore 43 ans environ…»
The Lancet, 20081
Comme les patients
suivent un traitement
de longue durée, il est
particulièrement important de
leur offrir de nouvelles
options de traitement ARV
qui pourraient avoir moins
de répercussions sur
leur corps
Quels sont les buts des
schémas sans INTI?2
•
•
•
•
Persistance de l’efficacité
Prévention de la résistance
Réduction des effets toxiques
Persistance et amélioration de
l’adhésion
• Réduction des coûts
(incluant coûts totaux des soins)
1.
3.
The Antiretroviral Therapy Cohort Collaboration. Lancet 2008;372:293-99;
2.
2. Panel on Antiretroviral Guidelines for Adults and Adolescents.
Guidelines for the use of antiretroviral agents in HIV-1-infected adults and adolescents.
4.
Department of Health and Human Services
1. The Antiretroviral Therapy Cohort Collaboration. Lancet 2008;372:293-99; 2. Panel on Antiretroviral Guidelines for Adults and Adolescents. Guidelines for the
use of antiretroviral agents in HIV-1-infected adults and adolescents. Department of Health and Human Services
Études portant sur des schémas sans
INTI
Les résultats des premiers essais font état: 1
• d’un plus haut taux d’échec thérapeutique
• d’une moins bonne tolérabilité (DMP-006) (indinavir et éfavirenz)
Selon une méta-analyse récente portant sur 10 études cliniques,
l’emploi des IP en monothérapie entraîne: 2
• une augmentation significative du risque d’échec virologique
• une diminution de la suppression virale
S., et al. Efavirenz plus Zidovudine and Lamivudine, Efavirenz plus Indinavir, and
Indinavir plus Zidovudine and Lamivudine in the Treatment of HIV-1 Infection in Adults. New
England Journal of Medicine, 1999. 341(25): pp. 1865-1873.
2. Mathis, S., et al. Effectiveness of protease inhibitor monotherapy versus combination
antiretroviral maintenance therapy: a meta-analysis. PLoS One, 2011. 6(7): p. e22003.0
1. Staszewski,
Les stratégies innovatrices de prise en
charge de l’infection par le VIH
• Le groupe de travail :
• Dre S. Walmsley, ON (Co-chair)
• Dr J.G. Baril, QC (Co-chair)
• Dre C. Murphy, BC
• Dr J. Angel, ON
• Dr J. Gill, AB
• Dr G. Smith, ON
• Sandra Blitz, ON
Qu’a fait le groupe de travail?
• Examen des plus récentes
données publiées sur les
nouveaux schémas à 2 ARV
(IP/r et RAL ou MVC ou INNTI
ou 3TC)
• Patients n’ayant jamais reçu
d’ARV et cas de substitution
Méthodologie
• Dépouillement de la littérature publiée entre 2002 et février 2012 dans
PubMed
• Résumés présentés durant les Conférences de la Société internationale sur le
sida sur la pathogenèse, le traitement et la prévention de l’infection à VIH (
WAC/IAS) tenues de 2009 à 2011 et les Conférences sur les rétrovirus et les
infections opportiunistes (CROI) tenues de 2009 à 2012
• De plus, toutes les études retenues ont été évaluées et cotées par un comité
d’examen composé de spécialistes de l’infection par le VIH, à qui on a
demandé s’il existait d’autres études éventuellement pertinentes et ce qu’ils
savaient de ces études et de celles que nous avions déjà cernées.
Critères de sélection des études
• ONT ÉTÉ INCLUS (critères d’inclusion)
– Études comparatives avec répartition aléatoire ou prospectives à groupe unique
– Durée minimale de 24 semaines
– Patients sans antécédents de traitement ARV ou passant à un autre schéma après la
suppression de la CV grâce au traitement ARV
– Paramètres principaux acceptés : suppression de la CV, variation de la CV ou échec
virologique; autres paramètres relatifs à la virémie considérés acceptables si appuyés par des
paramètres secondaires ayant trait aux critères susmentionnés
– Paramètres secondaires si issus de données portant sur la toxicité du traitement et/ou des
paramètres liés aux autres maladies présentes
– Jugés acceptables : études pilotes ou de validation de concept et études dont seul le résumé a
été publié.
• ONT ÉTÉ EXCLUS
– Rapports de cas, articles de synthèse, correspondance et lettres de chercheurs
– Études de phase I, études menées en laboratoire, études pharmacocinétiques ou
pharmacodynamiques, et études rétrospectives, portant sur la prévention de la transmission
verticale ou réunissant des patients chez qui le traitement ARV n’avait pas permis de supprimer
la CV, des enfants, des femmes enceintes ou des sujets atteints de plusieurs infections à la fois.
Études sur les schémas sans INTI :
Patients n’ayant jamais reçu d’ARV et patients ayant
déjà reçu des ARV
Patients n’ayant jamais reçu
d’ARV
Patients ayant déjà
reçu des ARV
IP/r et RAL
PROGRESS (LPV/r et RAL)
ACTG 5262 (DRV/r et RAL)
RADAR (DRV/r et RAL)
SPARTAN (ATV et RAL)
CCTG 589 (LPV/r et RAL)
KITE (LPV/r et RAL)
IP/r et MVC
A4001076 (ATV/r et MVC)
VEMAN (LPV/r et MVC)
MIDAS (DRV/r et MVC
IP/r et 3TC
LOREDA (LPV/r et 3TC)
ATLAS (ATV/r et 3TC)
IP/r et INNTI
ACTG 5142 (LPV/r et EFV)
A5116 (LPV/r et EFV)
NEKA (LPV/r et NVP)
Schéma
Étude PROGRESS:
Comparaison entre les associations LPV/r-RAL et LPV/r-TDFFTC chez des sujets sans antécédents de traitement ARV
LPV/r, 400/100 mg 2 f.p.j.
et RAL, 400 mg 2 f.p.j.
(n = 101)
Sélection
LPV/r, 400/100 mg 2 f.p.j.
et TDF-FTC, 300-200 mg 1 f.p.j.
(n = 105)
Semaine 48
Principal
paramètre
d’efficacité
Semaine 96
Critères de non-infériorité satisfaits
• Principal paramètre : % de patients ayant CV < 40 copies/mL à la 48e semaine (selon
FDA-TLOVR)
• FDA-TLOVR (48e semaine) : LPV/r et RAL = 83,2 %, LPV/r et TDF-FTC = 84,8 %
• p = 0,850; écart de -1,6 %; IC à 95 % exact de -12,0 à 8,8 %
• Innocuité et tolérabilité comparables dans les 2 groupes à la 48e semaine
* 3 sujets ont fait l’objet de la répartition aléatoire mais n’ont pas reçu le médicament à l’étude
Reynes J, Trinh R, Pulido F, et al. Lopinavir/ritonavir (LPV/r) combined with raltegravir (RAL)
or tenofovir/emtricitabine (TDF/FTC) in antiretroviral-naive subjects: 96-week results
of the PROGRESS study. AIDS Res Hum Retroviruses. 2012;[epub ahead of print].
Étude PROGRESS
Semaine 96 (TLOVR)
(88.9% obs)
(85.2% obs)
RAL-TDF/FTC= 3.7% (95% CI: -7.5%, 14.3%) obs
Reynes J, Trinh R, Pulido F, et al. Lopinavir/ritonavir (LPV/r) combined with raltegravir (RAL)
or tenofovir/emtricitabine (TDF/FTC) in antiretroviral-naive subjects: 96-week results
of the PROGRESS study. AIDS Res Hum Retroviruses. 2012;[epub ahead of print].
PROGRESS:
Variation procentuelle moyenne de la distribution de la masse adipeuse,
entre le début et les 48e et 96e semaines de l’étude PROGRESS
Comparaison entre les deux groupes fondée sur l’analyse de variance unidimensionnelle
Reynes J, Trinh R, Pulido F, et al. Lopinavir/ritonavir (LPV/r) combined with raltegravir (RAL)
34
or tenofovir/emtricitabine (TDF/FTC) in antiretroviral-naive
subjects: 96-week results
of the PROGRESS study. AIDS Res Hum Retroviruses. 2012;[epub ahead of print].
PROGRESS:
Variation procentuelle moyenne de la densité minérale osseuse (DMO
mesurée par DEXA), entre le début et la 96e semaine de l’étude
PROGRESS
van Wyk J. Body fat distribution changes after 96 weeks of therapy with lopinavir/ritonavir (LPV/r)
plus raltegravir (RAL) compared with LPV/r plus tenofovir/emtricitabine (TDF/FTC)in antiretroviral
(ARV)-naïve, HIV-1-infected subjects from the PROGRESS study.
Presented at: 13th European AIDS Conference; October 12-14, 2011; Belgrade, Serbia.
Pourcentage de sujets dont la DMO totale a baissé
d’au moins 5 % depuis le début
Étude PROGRESS : densité minérale osseuse, 14 juillet 2011
Résultats d’une étude à groupe unique
portant sur l’emploi associé du
darunavir potentialisé par le ritonavir et
du raltégravir chez des patients
infectés par le VIH-1 sans antécédents
de traitement (ACTG A5262)
Babafemi Taiwo et al. univ. Northwestern, Chicago, IL, É.-U.
Affiche 551 présentée à la CROI en 2011
Étude ACTG A5262
Étude ACTG5262 : buts, méthodologie et
plan
• But
– Évaluer l’efficacité et l’innocuité du DRV/r associé au RAL chez des sujets
n’ayant jamais reçu d’ARV
• Méthodologie et plan
– Étude pilote multicentrique à groupe unique et sans insu, portant sur
l’emploi du RAL (400 mg 2 f.p.j.) en association avec le DRV/r
(800 mg/100 mg 1 f.p.j.) durant 52 semaines
•67
Étude RADAR : innocuité et une
efficacité anti-VIH comparables des
associations RAL-DRV/r et TDF-FTCDRV/r chez le patient sans antécédents
de traitement ARV
Auteur : R. Bedimo et al. VA North Texas Health Care
System, Medicine, Dallas, États-Unis
Affiche MOPE214 présentée à la 16e conférence
de la Société internationale du SIDA, à Rome,
en 2011
Étude Radar
Étude RADAR : observations clés à la
24e semaine
Observations clés
Outcome
RAL et DRV/r
TDF-FTC et
DRV/r
Valeur de p
CV indétectable,
88,9 %
81,0 %
0,41
+123
+174
0,19
CT moyenne
+21,6
+8,8
0,20
conclusion
Innocuité et efficacité comparables
(% < 50 c/mL)
Variation du
nombre de
cellules CD4
Autres
paramètres
Groupe de travail sur les stratégies innovatrices de prise en charge de l’infection par le VIH, 2012.
Étude SPARTAN : étude pilote visant à
évaluer l’innocuité et l’efficacité d’un
schéma expérimental sans INTI ni RTV,
incluant l’atazanavir (ATV) en dose
expérimentale de 300 mg 2 f.p.j. et le
raltégravir (RAL) en dose de 400 mg
2 f.p.j., chez des sujets infectés par le
VIH sans antécédents de traitement ARV
M.J. Kozal et al. école de médecine de l’université Yale
et VA CT Healthcare System, New Haven, États-Unis
Résumé THLBB204 présenté à la
18e conférence internationale sur le SIDA, à
Vienne, en 2010
Étude SPARTAN
Atazanavir/r et TDF-FTC ou maraviroc chez des
patients sans antécédents de traitement
(étude A4001078)
Étude pilote de phase IIb sans insu, de 96 semaines
FTC-TDF et ATV/r (300/100 mg 1 f.p.j.)
Répartition aléatoire
1:1
N = 121
Sélection
(6 semaines)
MVC (150 mg 1 f.p.j.) et ATV/r (300/100 mg 1 f.p.j)
0
16
24
sem. sem.
48
sem.
Principal
paramètre
• Principaux critères d’admissibilité :
– VIH à tropisme R5 mis au jour à la sélection
– CV ≥ 1000 copies/mL
– Nombre de cellules CD4 ≥ 100 par mm3
– Pas de résistance à l’ATV/r, au TDF ou au FTC mise au jour
Mills T, et al. 19e Conférence internationale sur le sida;
Washington, DC; du 22 au 27 juillet 2012; résumé TUAB0102.
96
sem.
Étude A4001078 : Paramètres virologiques
82.0%
67.8%
ITT, NC=F
•
•
CV < 250 copies/mL dans 6 des 8 cas de CV détectable à la 96e semaine durant l’emploi du MVC
Aucune résistance génotypique ou phénotypique, ni variation du tropisme dépistée en cas d’EV
Mills T, et al. 19e conférence internationale sur le sida; Washington, DC; du 22 au 27 juillet 2012; résumé TUAB0102.
Étude A4001078 :
Effets indésirables et innocuité
MVC et ATV/r
n = 60
FTC-TDF et ATV/r
n = 61
Tous EI confondus, n (%)
58 (96,7)
61 (100,0)
EI graves, n (%)
13 (21,7)
11 (18,0)
EI de grade 3 ou 4, n (%)
32 (53,3)
20 (32,8)
2 (3,3)
0
18 (30,0)
10 (16,7)
42 (70,0)
16 (26,2)
8 (13,1)
34 (55,7)
Abandons dus aux EI, n (%)
Hyperbilirubinémie, n (%)
Liée à un EI
Liée à un EI, de grade 3 ou 4
Grade 3 ou 4 établi au labo
Jaunisse, n (%)
Liée à un EI
10 (16,7)
6 (9,8)
Liée à un EI, de grade 3 ou 4
5 (8,3)
1 (1,6)
e
Variation moyenne de la clairance de la créatinine, entre le début et la 96 semaine de
l’étude :
• MVC et ATV/r = ↓ 1,5 mL/min
• TDF-FTC et ATV/r = ↓ 21,5 mL/min
Mills T, et al. 19e conférence internationale sur le sida; Washington, DC; du 22 au 27 juillet 2012; résumé TUAB0102.
Études sur les schémas sans INTI :
Patients n’ayant jamais reçu d’ARV et patients ayant déjà
reçu des ARV
Patients n’ayant jamais reçu
d’ARV
Patients ayant déjà
reçu des ARV
IP/r et RAL
PROGRESS (LPV/r et RAL)
ACTG 5262 (DRV/r et RAL)
RADAR (DRV/r et RAL)
SPARTAN (ATV et RAL)
CCTG 589 (LPV/r et RAL)
KITE (LPV/r et RAL)
IP/r et MVC
A4001076 (ATV/r et MVC)
VEMAN (LPV/r et MVC)
MIDAS (DRV/r et MVC
IP/r et 3TC
LOREDA (LPV/r et 3TC)
ATLAS (ATV/r et 3TC)
IP/r et INNTI
ACTG 5142 (LPV/r et EFV)
A5116 (LPV/r et EFV)
NEKA (LPV/r et NVP)
Schéma
PRESENTÉ À LA CONFÉRENCE SUR LES RÉTROVIRUS ET LES
INFECTIONS OPPORTUNISTES (CROI), 2013
ÉTUDE SECOND-LINE :
LPV/r et RAL vs LPV/r et INTI après un échec virologique
associé au schéma de première intention
Stratification selon le centre clinique, la
charge virale au début de l’étude
(≤ ou > 100 000 copies/mL)
Évaluation à 48 semaines
(paramètre d’évaluation principal)
LPV/r à 400/100 mg 2. f.p.j. et
RAL à 400 mg 2 f.p.j.
(n = 270)
Patients infectés par le VIH en
échec virologique après un
schéma de première intention
associant 2 INTI à 1 INNTI
(n = 541)
LPV/r à 400/100 mg 2 f.p.j. et
2-3 INTI 1 ou 2 f.p.j
(n = 271)
Humphries A, et al. Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI), 2013.
Résumé 180LB.
PRESENTÉ À LA CONFÉRENCE SUR LES RÉTROVIRUS ET LES
INFECTIONS OPPORTUNISTES (CROI), 2013
ÉTUDE SECOND-LINE :
Non-infériorité du schéma LPV/r et RAL vs LPV/r et INTI
Taux élevés de suppression virologique,
similaires entre les schémas dans l’analyse
primaire en intention de traiter modifiée (mITT)
Méthodologie
Étude ouverte avec répartition aléatoire menée
dans 38 centres situés dans 15 pays
Sujets
541 adultes positifs pour le VIH-1
(≥ 16 ans) en échec virologique après avoir suivi un
traitement ARV de première intention (INNTI et
2 IN(t)TI) pendant ≥ 24 semaines
Groupes de traitement (répartition aléatoire
selon un rapport de 1 pour 1)
• LPV/r et 2-3 IN(t)TI (groupe témoin)
• LPV/r et RAL [sans IN(t)TI]
Objectif principal
Comparer l’efficacité antivirale entre les schémas
ARV de première et deuxième intentions (% de
patients présentant une charge virale
< 200 copies/mL après 48 semaines)
Charge virale < 200 c/mL (%)
100
82,6
80
80,8
p = 0,59
60
40
LPV/RTV et RAL
LPV/RTV et 2-3 INTI
20
0
0
12
24
Semaine
Humphries A, et al. Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI), 2013.
Résumé 180LB. Graphique utilisé avec autorisation.
Zheng Y, et al. Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI), 2013.
Résumé 558.
36
48
PRESENTÉ À LA CONFÉRENCE SUR LES RÉTROVIRUS ET LES
INFECTIONS OPPORTUNISTES (CROI), 2013
Étude ROCnRAL - ANRS 157 :
Passer à l’association MVC + RAL chez les patients présentant une
lipodystrophie et une charge virale indécelable
Patients qui suivaient
auparavant un traitement
suppressif de type HAART
Critères d’admissibilité clés :
Charge virale : < 50 copies/mL
Taux de cellules CD4 (nadir) :
> 100 cellules/mm3
Lipodystrophie clinique
Évaluation à 24 semaines
(paramètre d’évaluation principal)
RAL à 400 mg 2 f.p.j
et MVC à 300 mg 2 f.p.j.
(n = 44)
Paramètre d’évaluation principal
Proportion de patients en échec thérapeutique à la semaine 24 (ITT)
(Défini comme la présence d’un échec virologique (deux charges virales > 50 copies/mL
consécutives ou l’arrêt du traitement)
CROI 2013, Abstract #566
48 semaines
PRESENTÉ À LA CONFÉRENCE SUR LES RÉTROVIRUS ET LES
INFECTIONS OPPORTUNISTES (CROI), 2013
Étude ROCnRAL - ANRS 157 :
Passer à l’association MVC + RAL chez les patients présentant une
lipodystrophie et une charge virale indécelable
Nombre de patients
*Patients en échec virologique
Sem. -4
Sem. 0
Sem. 4
Sem. 8
Sem. 12 Sem. 16 Sem. 20 Sem. 24 Sem. 32
Sem. 40
Fin
7 patients ont arrêté le traitement
•
•
5 pour cause d’échec virologique; 3 pour cause d’événements indésirables
3 des 5 patients en échec virologique présentaient une résistance au RAL (A. F121Y, Y143C, N155H)
Arrêt prématuré de l’étude recommandé par le comité de contrôle des données et de l’innocuité
CROI 2013, Abstract #566
Maraviroc + Raltegravir Dual Therapy in Aviremic HIV+ Patients
with Lipodystrophy: Virologic Failures and Resistance
W-4 screening
Patient
1
Baseline
Virological Failure
cART prior
entry
Duration of
suppressed
viremia (yrs)
CD4
count
(mm3)
Viral
tropism
(on DNA)
HIV-1
viral load
(c/mL)
Time of
failure
Drug
concentrations
plasma
Cmin
(ng/mL)
TDF / FTC /
EFV
9.5
477
CCR5
105
2973
598
W4
W8
W12
RAL: 21
MVC: 13
No mut.
to RAL
CCR5
CCR5
8972
1810
1453
204
W16
W18
W20
W24
RAL:
1960
MVC:
160
RAL:
VT2I,
Y143C
CXCR4
W16
W20
RAL: 56
MVC:
104
RAL:
VT2I,
N155H
CCR5
7.5
Viral
tropism
on HIVRNA
2
DRV/r
3
TDF / FTC /
DRV/r
9.8
893
CCR5
69
8070
4
TDF / FTC /
DRV/r
3.6
601
CCR5
27434
259
W12
W16
RAL: 121
MVC: 28
RAL:
VT2I
CCR5
5
TDF / FTC /
EFV
CCR5
375
2820
W20
W22
RAL: 87
MVC:
105
RAL:
F121Y
CCR5
6.6
832
Integrase
mutation
resistance
954
Katlama C, et al. Presented at CROI 2013; poster #566.
Maraviroc + Raltegravir Dual Therapy in Aviremic HIV+
Patients with Lipodystrophy: Serious AEs Leading to
Discontinuation
Timing of
SAE
Patient
Characteristics
Serious AE
Patient 6
•
•
•
•
•
CCR5 tropism
cART: ABC/3TC/ATV
Suppressed viremia: 6.2 yrs
CD4 cell count: 715/mm3
HBsAg-, HBsAb-, HBcAb+
HBV reactivation
AST/ALT > 20xN
(grade 4)
Related to
lamivudine
discontinuation
W16
Patient 7
•
•
•
•
CCR5 tropism
cARTL: TDF/FTC/RTV
Suppressed viremia: 5.6 years
CD4 cell count: 594/mm3
Cutaneous rash
and diarrhea
possibly related
to raltegravir and
maraviroc
W4
Katlama C, et al. Presented at CROI 2013; poster #566.
Études en cours
• Étude ANRS 143 :
– Étude visant à vérifier si le schéma associant le DRV/r et le RAL est non inférieur à
la trithérapie réunissant le DRV/r et l’association TDF-FTC chez 800 adultes
infectés par le VIH-1 sans antécédents de traitement ARV, durant au moins
96 semaines
• Étude MODERN :
– Étude de phase III (A4001095) visant à comparer un antagoniste du CCR5
(maraviroc) à l’association TDF-FTC (Truvada ®) pris tous deux en association
avec le DRV/r durant 96 semaines, chez 804 patients.
• LPV/r et lamivudine (3TC ) :
– Comparaison de la tolérabilité et de l’efficacité du LPV/r pris avec du 3TC et du
LPV pris avec 2 INTI chez 407 sujets sans antécédents de traitement ARV ,durant
96 semaines.
• Étude HARNESS
– Étude de phase IV comparant le passage à un régime avec Atazanavir 300 mg
/ritonavir 100 mg QD combiné soit avec Raltégravir BID ou ténofovir/emtricitabine
QD chez des patients ayant une charge virale indétectable avec une trithérapie ,
(120 patients )
ÉTUDES EN COURS SUR LES SCHÉMAS À BASE
D’IP SANS INTI
2013
2014
TOTAL
ÉTUDE
n
ÉTUDE
n
n
LPV/r et RAL
EARNEST
(échec thérapeutique)
400
SELECT
(échec thérapeutique)
350
750
LPV/r et 3TC
GARDEL
(patients n’ayant jamais reçu d’ARV)
205
OLE
(schéma simplifié)
168
372
DRV/r et RAL
NEAT001
(patients n’ayant jamais reçu d’ARV)
400
400
DRV/r et MVC
MODERN
(patients n’ayant jamais reçu d’ARV)
402
402
GUSTA
(substitution)
165
165
PK
15
15
DRV et ETV
INROADS
Phase 2
(échec thérapeutique)
54
54
ATV et RAL
HARNESS
(substitution)
60
60
n = groupe recevant un traitement d’association
CONCLUSIONS
• Malgré le vaste choix d’associations d’ARV offert, aucun schéma thérapeutique n’est
dépourvu d’effets indésirables.
• La plupart des patients vivant avec le VIH sont maintenant traités et le seront durant la
majeure partie de leur vie. Il faut considérer :les effets toxiques du traitement de longue
durée
• les autres maladies présentes
• les manifestations de toxicité croisée
• les interactions médicamenteuses
• Il faut individualiser le traitement en tenant compte des particularités de chaque
patient. Il existe un besoin pour des schémas sans INTI :
• Intolérance aux INTI
• Résistance aux INTI
• Autres maladies présentes exacerbées par les INTI
• Des études portant sur l’emploi d’IP/r en association avec du RAL, du MVC et du 3TC
sont en cours; leurs résultats pourraient étayer cette pratique dans le futur. D’ici là, les
résultats provisoires indiquent que ces associations ne seront pas toutes
équivalentes
REMERCIEMENTS
Le groupe de travail sur les
stratégies innovatrices de
prise en charge de
l’infection par le VIH

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