La sortie progressive du totalitarisme en URSS

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La sortie progressive du totalitarisme en URSS: Khrouchtchev , la déstalinisation
et ses limites, Gorbatchev, de la “Glasnost” à la disparition de l’URSS
Pb. SORTIE DU TOTALITARISME EN URSS:
EPUISEMENT INTERNE ET PROGRESSIF
OU/ET
DISPARITION BRUTALE LIEE A DES
EVENEMENTS EXTERNES
(COMME POUR L’ALLEMAGNE NAZIE) ?
• I/ Khrouchtchev, la fin du stalinisme?
• A/ En apparence oui: le XXe Congrès du PCUS
• Exercice classique de questionnement sur un texte
-
Remise en cause du culte de la personnalité
Dénonciation des crimes et donc de la terreur de masse
Critique contre Staline
Donc rupture mais des limites qui apparaissent dès le texte : fin du totalitarisme
stalinien mais poursuite de pratiques totalitaires
• B/ La poursuite des pratiques totalitaires:
• - Exemple de Soljenitsyne qui illustre
l’ambiguïté de la rupture Khrouchtchévienne
Soljenitsyne condamné sous Staline à 10 ans de Goulag pour un simple mot dans une
lettre
• A l’extérieur: Budapest 1956
• Crise de Cuba : un événement externe, prétexte pour la
“Nomenklatura” pour mettre un terme aux réformes
• Crise de Cuba étudiée dans le thème 2
• Ici, il s’agit de tirer les conclusions de cet événement à partir du
témoignage d’un acteur et d’un historien:
C'est cette combinaison d'intransigeance et de retenue, de volonté, de
force nerveuse et de sagesse, si brillamment contrôlée, si incomparablement
dosée, qui a ébloui le monde. ( ... ).
Ces treize jours ont donné au monde - et même à l'URSS - le sens de la
détermination américaine, de notre conscience de nos responsabilités dans
l'usage de la force oui, à condition de correspondre à un effort soutenu,
pourrait bien en effet marquer un tournant dans l'histoire des relatons Est
Ouest.
• A. M. Schlesinger ancien conseiller de Kennedy, Les 1000 jours de Kennedy,
• trad, Roland Mehl Éd. Fenouil. 1966.
Les deux « K » ont alors réagi en fonction des armes qu'ils possédaient,
mais aussi en fonction de l'idée qu'ils se faisaient l'un de l'autre. Nikita
Khrouchtchev savait que John Kennedy ne reculerait pas, celui-ci savait que
Nikita Khrouchtchev n'irait pas jusqu'à l'irréparable. Les Chinois l'accusèrent
d'avoir péché " par aventurisme d'abord, par capitularisme ensuite " ce qui
aggrava le différend sino-soviétique. Khrouchtchev perdit son coup de poker: il
est vraisemblable que son échec à Cuba joua un rôle dans son élimination le
14 octobre 1964.
• C. Delmas, Crises à Cuba, Éd. Complexe, 1983.
• C/ un système sclérosé (1964-1985)
1981, Brejnev et principaux membres du bureau politique
avec dirigeants des pays de l’Est : moyenne d’âge dépasse les 70 ans.
• II/ Une sortie brutale sous Gorbatchev
• A/ Des facteurs externes?
• Le rôle des Etats-Unis a-t-il été décisif?
• Le contexte éco: le pétrole russe
• B/ Des facteurs avant tout internes:
• une remise en cause jusqu’aux fondements du
système par les réformes de Gorbatchev
• qui fragilise l’URSS (réveil des nationalismes)
•
•
B/ Des facteurs avant tout internes:
1/ Le pari audacieux de Gorbatchev
•
Perestroïka et glasnost
•
Plus de transparence ! Plus de démocratie !” se mit à clamer le régime soviétique à partir de
1987. Véritable socle idéologique de la perestroïka, révolution libérale introduite par Mikhaïl
Gorbatchev en URSS, la glasnost allait devenir l’un des instruments clés de la désoviétisation.
Glasnost : le fait de rendre public, d’exprimer à haute voix, de rendre visible ou audible ce qui
était opaque ou tu. Libérer les événements historiques de la chape de silence qui les
enveloppait, ces “taches blanches”, comme disaient les Soviétiques. Rendre possible
l’énonciation de la vérité. Libérer l’information, ouvrir le dialogue, introduire la contradiction,
la critique. La glasnost fut la bouffée d’oxygène salvatrice qui allait finalement aboutir au
démantèlement de tout un système d’endoctrinement, de contrôle, d’asservissement. On
assista alors à l’ouverture des archives, à la mise à disposition des ouvrages “interdits” dans
les bibliothèques, à la création de journaux indépendants. Enfin, la population fut libérée
d’une pratique harassante mais vitale, celle du contournement perpétuel de la parole
totalitaire. Jusque-là il avait fallu, chaque jour de son existence, dire oui de la tête et non de
toute son âme. La glasnost a contribué à renverser le communisme. Aujourd’hui, si une
certaine opacité règne toujours dans de nombreux domaines de la vie publique, la politique
et la justice notamment, les Russes peuvent au moins la dénoncer et se mobiliser. Désormais,
plus que la glasnost, c’est la prozratchnost – la transparence au sens physique du terme –
qu’ils revendiquent de plus en plus souvent, à mesure que la société civile s’organise.
(Courrier international, 25/02/2110)
Un choix original si on regarde ce qui se passe en même temps dans la Chine
communiste de Deng Xiaoping
• qui fragilise l’URSS (réveil des nationalismes)
Conclusion

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