Diapositive 1

Report
Isidore Sieleunou
Basile Keugoung
Habakkuk Yumo

1982: le Cameroun a adopté et implémenté les
soins de santé primaire (santé pour tous en l’an
2000)


Gratuité des soins
1993: le Cameroun a adopté l’Initiative de
Bamako à travers la politique de réorientation
des soins de santé primaire

Recouvrement des coûts pour les soins et les
médicaments

Participation communautaire

Organisation en districts de santé
Indicateurs
*Mortalité < 5 ans en 2008 (décès/1000
Moyenne
Tendance évolutive
Cameroun comparée aux données Afrique
Pays
antérieures (an 2000)
SS
riches
131
stable
142
7
82
stable
85
6
*Couverture VAR en 2008 (%)
80
Favorable
73
93
**Mortalité maternelle en 2005
1000
Défavorable
900
9
**Naissance assisté par personnel
qualifié entre 2000 – 2008 (%)
63
stable
47
99
Esperance de vie à la naissance en
2008 (année)
53
stable
53
80
Densité médecin/10000 hts entre
2000 et 2008
2
stable
2
28
naissances viv)
*Mortalité < 1 an en 2008 (décès/ 1000
naissances vivantes)
(décès/100000 naissances viv)
* OMD4
** OMD5
Source: World Health Statistics 2010



Analyser l'évolution du financement du système
de santé au Cameroun de 1995 à 2008
Identifier les problèmes entravant l’accès aux
soins
Proposer les pistes de solutions pour un accès
universel aux services de santé
Etude descriptive et analytique

Quantitative sur les principaux indicateurs du
financement de la santé
 collecte, mise en commun, achat

Qualitative
 Perception des acteurs
 Analyse documentaire

Sources de données
Base de données en ligne de l’OMS ;
 Lois de finances du Cameroun ;
 Compte national de la santé (CNS) du Cameroun;
 Interviews semi-structurées (central : 5, régional : 10,
périphérique : 40)


Déboursement nominal converti en terme réel
2000



Utilisation du taux de change de l‘OCDE ;
Ajustement par le déflateur du PIB pour le PIB ;
Ajustement par l’indice des prix à la consommation pour
les autres dépenses de santé.
PIB per capita (US$ constant 2000)
Evolution des dépenses en santé en fonction
du revenu par habitant
39.00
2007
2005
37.00
1996
2004
2008
2006
35.00
33.00
2003
31.00
1998
29.00
1995
1997
1999
27.00
2001
2000
2002
25.00
500
550
600
650
700
Dépense totale en santé / habitant (US$ constant 2000)
750
Dépenses des administrations publiques en santé
10.0
8.0
%
6.0
4.0
2.0
Année
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
1996
1995
0.0
La part des dépenses des
administrations publiques
consacrée à la santé est
resté ˂ 9% (loin des 15% de
la conférence d’Abudja 2001).
(Ex: Botswana 11,8%, Senegal 12,1%, B Faso 13,6%, Gabon 14,1%; Whosis 2010)
Quel est le problème au Cameroun?
Part des dépenses publiques/ dépenses de santé
100%
90%
80%
Dépenses privées en santé
en % de la dépense totale en
santé
70%
%
60%
50%
40%
Dépenses publiques en
santé en % de la dépense
totale en santé
30%
20%
10%
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
1996
1995
0%
ANNEES
• Etat :˂ 25% des ressources du secteur de la santé
• Cameroun : 4ème pays en Afrique subsaharienne où l’Etat
contribue le moins aux ressources totales de santé (WHO
2010)
Exécution du budget publiques du secteur santé
Budget alloué au secteur santé
Budget du secteur santé exécuté
Croissance
du budget (%)
Taux
d’exécution
du budget (%)
2006
1,8
60,35
2005
-4,90
67,55
2004
89,03
58,63
10,32
98,57
2001
19,00
91,72
2000
4,41
96,29
1999
20,84
98,75
Année
2002 - 2003
1998
104,21
Part des dépenses privées / Dépenses de santé
100%
90%
80%
Dépenses privées en santé
en % de la dépense totale en
santé
70%
%
60%
50%
40%
Dépenses publiques en
santé en % de la dépense
totale en santé
30%
20%
10%
ANNEES
• De 1995 à 2001: 75 – 87 %
• A partir de 2002: 83%
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
1996
1995
0%
Paiements directs/ Dépenses privées en santé
95.5
95
%
94.5
94
93.5
93
92.5
1995
1997
1999
2001
2003
2005
2007
ANNEES
Les paiements directs conduisent à l’exclusion des pauvres et
des vulnérables du fait de l’élasticité de la demande au prix
(Greiner 2001). Ils représentent un obstacle majeur à l’accès aux
soins et a des effets négatifs, particulièrement sur l’équité parce
qu’il s’agit du mode le plus régressif du financement de santé
(Whitehead & Dahlgren 2006).
($ PPA constant 2000)
Rapport entre Dep. privée et Dep. public
80
y = 0,9x - 46,1
70
60
Dépense privée en santé /
habitant
50
40
Rp = 0,9/0,1 = 9
Dépense publique en
santé / habitant
30
20
y = 0,1x + 11,3
10
0
60
65
70
75
80
85
Dépense totale en santé / habitant ($ PPA constant 2000)
Relation élevée entre paiement direct et dépense
catastrophique de santé (Xu et al. 2003) → la pauvreté
iatrogénique est vraisemblablement très élevé au Cameroun.
Ressources externes en santé en % de la
dépense totale en santé
7.0
6.0
5.0
%
4.0
3.0
2.0
1.0
0.0
1995
1997
1999
2001
2003
ANNEES
2005
2007
Augmentation considérable des ressources externes en
santé depuis 2002 pour se stabiliser autour de 5,5% des
dépenses totales de santé (ASS ≈ 10%; WHO 2009).

Aucun mécanisme pour une véritable mise en
commun des ressources ;

Nombreux dessous de table

Forte inflation des prix des actes médicaux
Accouchement: 12 $ en 1995 contre 70 $ en 2008 (Hôpital central Ydé)

Pas d’harmonisation des prix des actes

Ddéveloppement des circuits parallèles de vente des
médicaments et autres consommables médicaux par le
personnel de santé
Depuis la baisse des salaires, on a été obligé de trouver des stratégies de survie
….. (un infirmier).

Mécanismes de collecte peu fonctionnels:
Mutuelles de santé< 1% de la population

Pas de cadre réglementaire des mutuelles et
assurance sociale

Assurance privées : concernent riches et
travailleurs du secteur privés <1%

Allocation inefficiente des ressources



Niveau central: plus de 60% budget public santé
Niveau périphérique: allocation forfaitaire des
ressources (matérielles, humaines, infrastructures…)
Corruption : gestion personnalisée
L’inexistence d’un plan de carrière, la faible remunération, les
conditions de travail insatisfaisantes, l’insuffisance de protection
contre les risques professionnels... favorisent des comportements
malsains du personnel de santé et en même temps une difficulté
dans l’application des sanctions (un délégué régional e de la santé).
 Faible régulation
Les sanctions sont rarement adoptées, du fait de la lourdeur administrative
(un directeur au ministère).

A tous les niveaux du système de santé, les
patients doivent payer avant de recevoir les
soins.
... pas d’argent, pas de soins ... (un malade)
… si on est malade, on a le choix: rester sans traitement ou bien vendre sa
vache (un malade)
L’accessibilité financière est le premier critère pour le recours
thérapeutique au Cameroun (Commeyras & Ndo, 2003),
75% des dépenses de santé des ménages se fait dans le
secteur informel (MOH, 2002)
... à présent, notre système de santé ne fonctionne plus
pour assurer une une bonne santé de la population et les
protéger contre les risques financière, mais plutôt pour
assurer les revenus du personnel de santé ... (un
directeur au ministère)



Le système de financement de la santé au
Cameroun est très inefficient ;
Il est peu formaté pour protéger les
pauvres ;
Les principaux défis restent
La réduction des paiements directs au point
de contact
 Le développement et l’extension des
mécanismes de prépaiement viables
 L’allocation équitable des ressources


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