Les nouvelles technologies de l*information et de la communication

Report
Les Nouvelles Technologies de
l’Information et de la Communication :
« avantages et inconvénients ».
Notre contribution,
 En recevant l’appel téléphonique de Mr Boussad AGGOUN
Président de l’Association : « Adrar ath-koudhia! » me
demandant de participer au colloque qu’il organise le 10 et
le 13 mai 2013, j’étais hésitant pour la simple raison que le
thème portait sur les NTIC que nous ne maîtrisons pas, du
fait même que ces nouvelles technologies nous sont, en
quelque sorte, « tombées sur la tête ».
 Il ne m’appartient pas de parler de ce sujet passionnant,
sûrement, mais tout à fait nouveau pour moi.
 Ceux, formés dans la discipline (nous avons des ingénieurs
en informatique à la DE), mieux indiqués, pourraient le
faire, lui avais-je répondu.
Quelques jours après, en recevant l’invitation écrite,
avec l’intitulé du colloque : « Les NTIC, Avantages et
Inconvénients »,(le terme « inconvénient » m’avait
interpelé), je me suis dit que je pourrai peut-être tenter
une communication, non pas sur les connaissances
intrinsèques, propres à cette discipline,
mais sur ce « caractère novateur » qu’induisent ces
NTIC,
Et, surtout, sur les appréhensions, les réticences et les
angoisses sous-jacentes à toute nouveauté, à tout ce
qui risque de chambouler nos habitudes ; d’où le titre
de ma communication :
Bouleversements et réticences
Puis, sachant que l’école ne peut rester à l’écart des
évolutions (Révolutions) induites par ces nouvelles
techniques, j’ai tenté de faire le point - non exhaustif,
s’entend - sur ce qui se fait, dans ce domaine, par les
élèves, chez eux et à l’école, sur ce qui existe
actuellement dans nos établissements et nos
institutions scolaires, sur la prise en charge de
l’enseignement de l’informatique, sur l’introduction
des NTIC, Comment ? Pourquoi ? Et pour quelle
finalité ? …
Puis une réflexion est amorcée sur ce qui pourra se
faire par les élèves et les enseignants dans cette
optique. (Ces questions restent ouvertes) d’où le titre
de la deuxième partie de mon intervention :
Une nouvelle pédagogie ?
Bouleversements et réticences
I/ LA REVOLUTION COPERNICIENNE
 Copernic (1473) où la remise en cause du « Géocentrisme » :
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

(Conception du Monde qui faisait de la Terre le Centre de
l’Univers et tous les astres tournant autour)
par la découverte de « l’Héliocentrisme »: Système
astronomique d'après lequel on considère le Soleil comme le
centre de l'Univers ou comme l'astre autour duquel s'effectue
la rotation des planètes; le soleil étant au centre de l’Univers
et la terre devenant une planète tournant autour.
(Théorie reprise par Galilée 1564),
L’héliocentrisme constitua la toute première rupture
épistémologique qui avait suscité craintes et rejets
(Galilée n’avait-il pas été condamné à l’échafaud) ?
II/ L’INVENTION DE L’IMPRIMERIE
 L’invention de l'écriture puis l'avènement de l'imprimerie
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
donnèrent lieu à une autre manière de voir et de concevoir le
monde.
Grâce à l’imprimerie, on s’ouvre désormais au monde entier. Il
est dorénavant possible d’entrer en contact avec d’autres cultures.
On apprend à parler d’autres langues et à approfondir d’autres
connaissances… On comprend d’autres mœurs, d’autres
traditions et on assimile d’autres techniques.
Plus il y a d’ouvrages imprimés, plus ils deviennent accessibles à
un grand nombre de gens, car cela devient moins onéreux à
produire, étant donné qu’on en imprime en plus grande quantité.
Le livre devient donc une composante essentielle, un produit
industriel.
Ce fut la civilisation du livre.
Sans cette invention, nous n’aurions certainement pas
progressé aussi rapidement, car elle nous a ouvert tellement
d’autres voies dans de nombreux domaines.
Par exemple, la communication des nouvelles par les journaux
n’aurait pas pu exister sans l’invention de l’imprimerie.
C’est le premier mode de communication universel et,
sans elle, les autres formes de diffusion comme le téléphone, la
photographie, le cinéma, la télévision n’auraient sûrement pas
vu le jour.
Cette invention – l’imprimerie – a été qualifiée de :
« Big-bang de la communication »!
Cela avait suscité des attentes et des interrogations, voire,
des angoisses même.
(N’a-t-on jamais condamné le progrès dans sa globalité) ?
III/ L’INTERNET ET SON COROLLAIRE:
LES NTIC .
L’Internet est, sans conteste, l’invention
majeure du siècle:
Avec l’Internet et son corollaire, les
nouvelles technologies de l’information,
le monde n’est, désormais, plus perçu,
pensé, réfléchi, appréhendé de la même
manière qu’il y’a moins de vingt ans.
Notre rapport à l’information, au temps
et à la distance n’est plus le même.
En effet, Internet constitue,
actuellement, une gigantesque base de
données textuelle et audio-visuelle :
des centaines de millions de pages,
d’images, de vidéos sont consultables,
téléchargeables à merci, partout, en
tout moment et en instantané.
Cette ubiquité, cette omniprésence et omniscience
qu’on pensait n’appartenir qu’au bon Dieu, cette
transparence, ces liens et réseaux qui permettent
de tout partager et de ne pouvoir rien cacher
constituent une véritable
Rupture épistémologique,
ceci induit nécessairement de l’inquiétude, des
réticences voire du rejet de ceux, surtout qui ont
chevauché entre l’ Avant et l’ Après Internet ,
mais aussi un Espoir et un Engouement
extraordinaires chez tous les jeunes et dans tous les
pays du monde,
La magie d'Internet est là !
Tout peut se faire par Internet :
du téléchargement de films, de
musique et autres documents de toutes
natures,
à la microchirurgie
en passant par les visioconférences
et autres sites d’échange et de partage
de tout genre.
Nous ne pouvons y échapper,
tant mieux dirions-nous !
Même si on parle d’inconvénients
ou de « dommages collatéraux », pour
les moins réticents, nous devons nous y
mettre et nous y appliquer au risque de
nous retrouver en marge, voire, en
dehors du monde contemporain.
une nouvelle pédagogie ?
L’école ne peut rester à l’écart des
évolutions (Révolutions) induites par ces
nouvelles techniques, elle se doit, à défaut
d’être à l’avant-garde, être partie prenante.
Utilisation de l’Internet :
Internet est utilisé aujourd’hui, par bon
nombre de jeunes, chez eux ou dans des cybers,
mais surtout, comme outil de loisir et de
communication (musique, jeux vidéo, réseaux
sociaux, etc.), quand ce n’est pas une utilisation
mal appropriée voire, perverse ou même
délinquante.
Le problème qui se pose est donc :
 Comment passer de l’utilisation
ludique à une utilisation
d'apprentissage ?
 Comment prémunir les enfants de la
cybercriminalité, des cyber-trafiquants
et autres sites malveillants, si l’on peut
dire ainsi ?
C’est à l'école que tous les enfants
doivent être initiés.
Il faut que tous les jeunes apprennent à
manier ces nouveaux outils de collecte, de
gestion et de transmission de l'information
et des connaissances.
L'objectif est de guider l'élève dans
l'apprentissage de ces technologies,
sachant que, dans les familles, et dans les
cybers, il est souvent livré à lui-même.
RÔLE DE L’ ECOLE:
 Former les jeunes pour qu’ils fassent un usage
responsable de ces technologies.
 Créer de nouvelles dynamiques pédagogiques.
 Familiariser les élèves avec des usages des
technologies qui, non seulement leur permettent
de mieux apprendre, mais encore de mieux
comprendre la société de la connaissance dans
laquelle ils auront à évoluer demain, et à y prendre
place.
 Apprendre à rechercher et à trier les informations
en fonction de leurs besoins
RÔLE DE L’ ECOLE: Suite 1
 Avoir un regard critique sur l'information délivrée par divers
réseaux de communication (importance de l'analyse critique
des sources d'information).
 Les protéger des intentions malveillantes (pornographie,
escroquerie, sites marchands plus ou moins déguisés).
 Expliquer les bienfaits du partage de connaissances et
initialiser un travail en réseau, c'est-à-dire un travail en
commun.
 Savoir utiliser les Banques de données et d'informations
(documents numériques : textes, images, vidéos…) pouvant
servir comme source d'information pour les élèves lors de
recherche documentaire pour les besoins de leurs exposés.
RÔLE DE L’ ECOLE: Suite 2
 Préparer l’élève à une meilleure insertion
citoyenne et professionnelle dans le monde
moderne où il aura à évoluer
 Parce que, croulant sous des milliers
d'informations chaque jour, l'enjeu est bien
de savoir trouver et analyser la bonne
information au bon moment et au regard de
ses besoins.
Ce qui existe actuellement chez
nous, dans nos établissements
scolaires :
Infrastructures
 Equipement en matériel informatique des
établissements du secondaire, du moyen
et du primaire (plan national pour
l’équipement et la connexion de tous les
établissements)
 Equipement des établissements du
secondaire et du moyen en laboratoires
informatiques avec connexion à l’Internet.
Formation
 Formation des enseignants : de l’initiation à
l’utilisation du matériel informatique jusqu’au
niveau 4. (Equivalent TS en Informatique)
 Plus de 500 PES avaient bénéficié de cette formation
jusqu’au niveau 3 à Tizi Ouzou
 12 enseignants ont fait le niveau 4 à l’INI de OUED SMAR
 50 ingénieurs sont concernés par une formation à Alger
pour prendre en charge la formation des enseignants du
moyen et du primaire.
Enseignement
 Enseignement de l’informatique dans tous les
collèges d’enseignement moyen et pour tous les
élèves de 1ère AS au secondaire
 Enseignement par simulation dans les
laboratoires informatiques des matières
techniques des classes de TM (pour les 4 génies
existants)
Utilisation et/ou usage
 Utilisation obligatoire du matériel informatique




dans toutes les administrations des
établissements scolaires
Ouverture obligatoire de boîtes E-mail pour tous
les directeurs et inspecteurs
Inscriptions aux examens officiels – BAC et BEM par internet (mesure nationale).
Numérisation des services au niveau de la DE
Mise en place d’une salle de visioconférence au
niveau de la Direction de l’Education.
Remarque
 Sur le plan administratif, l’utilisation de l’outil
informatique est généralisé dans tous les
établissements ainsi qu’à la DE. Les plus réticents
parmi les plus anciens directeurs et inspecteurs
ont fini par s’adapter (contacts et courrier
électroniques obligatoires pour tous.)
 Cependant ; suffit-il de mettre en œuvre des outils
et des moyens (matériels, financiers) pour
enclencher une dynamique ?
Qu’en est-il sur le plan pédagogique ?
 Il faudrait se rendre à l’évidence, Aujourd'hui beaucoup
d’enseignants (j’ai été chef d’établissement et j’ai eu à le
constater) semblent désemparés, conscients que de
nouvelles opportunités surgissent mais se sentant
souvent« dépassés » et se disant « incapables d'y faire
face ».
 – Peur du Nouveau et Résistance au changement –(à part
quelques-uns ; deux ou trois dans chaque établissement).
 Ceci pose le problème de la formation des enseignants,
qui ne sont pas forcément tous compétents dans l'usage
des TICE.(Techniques d’information et de communication pour
l’éducation)
Formation, nœud gordien
 La question de la formation reste d’actualité et se
pose avec acuité ;
 certes des formations continues pour l’initiation,
voire plus, jusqu’au niveau 4, sont mises en œuvre
depuis plus d’une décennie.
 Cependant, elles demeurent insuffisantes au vue
des besoins et des urgences de l’heure,
En effet,
 cette initiation à l'informatique, outil
désormais incontournable, pas seulement à
l’enseignant ou à l’élève, mais aussi, au
citoyen, dont l'usage appelle aussi bien une
familiarisation technique qu'une formation
intellectuelle, est plus qu’indispensable ;
 il s’agit véritablement de l’insertion, de
l’intégration du citoyen dans une société qui
se modernise de plus en plus.
Au service des
innovations pédagogiques
Les TICE représentent également
un important potentiel
d'innovations pédagogiques et un
réservoir quasi infini de nouvelles
pratiques pour les enseignants
comme pour l'ensemble du système
éducatif.
En effet, on peut utiliser, à des fins
d'enseignement ou d'apprentissage
Ce qu’on peut appeler des « Logiciels généraux »
(texte, son, image numérique) exploitables à merci
dans divers cours.
 2 Des banques de données et d'informations
(documents numériques : textes, images, vidéos…)
pouvant être utilisées comme supports de cours et
d'illustrations par l'enseignant ou pouvant servir
comme source d'information pour les élèves lors de
recherche documentaire.
1
Plus encore,
Des outils de travail personnel (exerciseurs,
laboratoires personnels) capables de s'adapter au
niveau des apprenants, à leurs objectifs et à leurs
parcours. (Cf. Testes de niveau à Campus France).
 4 Des simulateurs, systèmes experts, permettant de
modéliser les phénomènes étudiés et d'en faire varier
les paramètres.(ce qui se fait par certains enseignants
de physique)
 5 Dispositifs de travail collectif, de mise en réseau,
de communication. (Ce qui se fait dans certains sites
et blogs d’échange).
3
Et enfin,
 Les exemples d'outils existants sont nombreux:
 Ils vont du simple « didacticiel », (logiciel interactif destiné
à l'apprentissage)
 à la « plateforme d'apprentissage en ligne » (Apprentissage
ou formation à distance :méthode de formation/d'éducation
qui permet de s'affranchir de la présence physique d'un
enseignant)
 en passant par« les tablettes interactives » (ordinateurs
mobiles très légers et maniables munis d’un écran tactile).
 Il s’agit de s’approprier ces outils et de pouvoir (savoir) les
utiliser à bon escient.
Une pédagogie des TICE prenant sa source
dans les savoirs issus des sciences de
l'éducation se façonne actuellement à
travers le monde.
L’école algérienne ne peut rester en retrait
et ne doit y échapper, tant mieux dirionsnous encore !
Seulement, il faudrait exorciser
la phobie du nouveau,
combattre la résistance au
changement …Et,
mettre le paquet ainsi que
les doigts au clavier !
Merci pour votre
aimable écoute!
Med Akli LANNAK SG DE Tizi Ouzou

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