I - L*EUROPE ET LE MONDE AU XVIIIe SIÈCLE

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I - L’EUROPE ET LE MONDE
AU XVIIIe SIÈCLE.
( environ 25% du temps consacré à l’histoire)
S.Capo-Montazeaud
Environ 25% du temps consacré à l’histoire =>
11 heures d’Histoire
Thème 1 - L’EUROPE DANS LE MONDE AU DÉBUT DU
XVIIIe SIÈCLE
Thème 2 - L’EUROPE DES LUMIÈRES
Thème 3 - LES TRAITES NÉGRIÈRES ET L’ESCLAVAGE
Thème 4 - LES DIFFICULTÉS DE LA MONARCHIE SOUS
LOUIS XVI
S.Capo-Montazeaud
Thème 2 –
L’EUROPE DES
LUMIÈRES
S.Capo-Montazeaud
Thème 2 - L’EUROPE DES LUMIÈRES
CONNAISSANCES
Au XVIIIe siècle, les philosophes et les savants mettent en cause
les fondements religieux, politiques, économiques et sociaux de
la société d’ordres
DÉMARCHES
La France est au centre de cette étude qui est menée à partir de
la vie et de l’œuvre d’un philosophe des Lumières ou d’un savant
au choix.
CAPACITÉS
Connaître et utiliser le repère suivant
- L’Encyclopédie, milieu du XVIIIe siècle
Raconter quelques épisodes de la vie du philosophe ou du
savant étudié, et expliquer en quoi ils sont révélateurs du siècle
des Lumières
S.Capo-Montazeaud
Propositions à affiner à partir de
« Ressources pour faire la classe
en classe de 4è »
sur EDUSCOL
http://eduscol.education.fr
dans quelques mois.
S.Capo-Montazeaud
On repartira le nombre d’heures
en fonction des choix opérés pour
chaque thème.
On peut choisir de passer 4 heures
sur le Thème 2.
S.Capo-Montazeaud
1ère et
2ème
heure de
cours
Première proposition sur 4 heures
Deuxième proposition
Cours classe entière
Etude de cas :
Rousseau un philosophe des Lumières
Travail en collaboration avec le
professeur documentaliste. On bâtit
une séance de recherche en groupe.
Les informations recherchées
doivent permettre à chaque groupe
de mettre en forme une
conversation dans un salon du XVIII
Les élèves disposent de polycopiés avec
les documents et les questions .
3ème
heure de
cours
Travail de groupe : les élèves doivent
rédiger une conversation dans un salon
du XVIII è à partir du travail fait aux
heures précédentes et d’un corpus
documentaire mis à leur disposition.
Reprise du travail de groupe :
Mise en scène en classe avec les
chaises (+ accessoires du club
théâtre/ théière et tasses à thé) . On
écoute Rousseau, Diderot et Buffon
converser.
4ème
heure de
cours
Reprise du travail de groupe :
Mise en scène en classe avec les chaises
(+ accessoires du club théâtre/ théière
et tasses à thé) . Par exemple, On
écoute Rousseau, Diderot et Buffon
converser.
S.Capo-Montazeaud
Cours classe entière
On reprend l’essentiel sur la remise
en cause des fondements religieux,
politiques, économiques et sociaux.
Rousseau
(1712-1778),
un
philosophe
des
Lumières
S.Capo-Montazeaud
Les élèves doivent être capables
de raconter quelques épisodes
de la vie du philosophe et d’
expliquer en quoi ils sont
révélateurs du siècle des
Lumières.
S.Capo-Montazeaud
Faire des choix.
On ne peut pas étudier toute
l’ œuvre de Rousseau ni sa vie en
détails.
Que va-t-on chercher à mettre en
valeur?
S.Capo-Montazeaud
Le programme nous invite à mettre en
valeur la remise en cause
des fondements religieux, politiques,
économiques et sociaux
de la société d’ordres, qu’elle est le fait de
nombreuses personnes : des hommes et
des femmes, des penseurs et savants.
Donc ces nouvelles pensées doivent être
présentées de façon concrète,
il faut voir les hommes .
S.Capo-Montazeaud
On visionne en classe
quelques minutes d’un
court film 4 minutes
support DVD
De la Renaissance aux
Lumières.
Dans
REPERES
THEMES
HISTOIRE DES IDEES
Ou « Films »
Rousseau
S.Capo-Montazeaud
Narration Qui est Rousseau ?
L'écrivain est né à Genève dans la famille d'un horloger.
Sa mère meurt en couches et son père doit l'abandonner à un
âge encore tendre aux soins d'un pasteur peu commode.
Pourvu d'une instruction élémentaire, le garçon s'en va sur les
routes chercher fortune : Chambéry, Turin, puis Paris où il refuse
la position de valet. Il retrouve enfin aux Charmettes, près de
Chambéry sa «bienfaitrice», bientôt sa maîtresse, Madame de
Warens...
Les hauts et les bas de l'existence l'amènent à rencontrer
Fontenelle, Rameau, Diderot, Marivaux. Il est même un temps
secrétaire d'ambassade à Venise, où il fait les quatre cents coups.
À 32 ans, il s'installe à Paris et se met en ménage avec une
servante illettrée, Thérèse Levasseur, qui lui aurait donné cinq
enfants, tous abandonnés aux Enfants trouvés (l'Assistance
publique de l'époque)...
S.Capo-Montazeaud
On répond aux questions mentionnées sur le polycopié des élèves
1)A quel siècle vit-il ?
Rousseau est un penseur du XVIII è siècle
2)Pour quelles raisons le livre L'Emile est-il censuré (interdit,
brulé) en 1762 et son auteur emprisonné?
Rousseau considérait que l'homme avait besoin seulement
d'écouter sa conscience pour atteindre le bonheur et que
l'Homme n'a pas besoin de prêtres et de maîtres (Dieu).
Il remet en cause le pouvoir du clergé en son temps et
l'intervention du clergé dans les affaires de l'Etat.
S.Capo-Montazeaud
Louis XIV en 1668 écrivait « Toute
puissance, toute autorité réside
dans la main du Roi »
Rousseau dans le Contrat Social en
1762 écrit « ..La puissance
législative appartient au peuple et
ne peut appartenir qu'à lui »
3) Qui a le pouvoir de faire les lois
selon Rousseau?
Le peuple, La souveraineté
consiste essentiellement dans la
volonté générale, toute loi que le
peuple n'a pas ratifié est nulle.
S.Capo-Montazeaud
« Au XVIII è siècle, Rousseau
comme les autres philosophes des
Lumières cherche à « éclairer » les
hommes. Ils rejettent les idées
établies pour tout réexaminer en
s’aidant de la raison et de la
science »
extrait Hachette 4è
S.Capo-Montazeaud
Dans ses écrits Rousseau remet en
cause les fondements politiques et
religieux, d’autres le font
autrement…on raconte que J-J
Rousseau est allé baisé le seuil la
porte de Buffon lorsque le
naturaliste mourut.
S.Capo-Montazeaud
On visionne en classe
quelques minutes
support DVD
De la Renaissance aux
Lumières.
dans
REPERES
=>THEMES
 HISTOIRE DES IDEES
Buffon et
l’Encyclopédie
On apporte quelques
éléments biographiques
sur le scientifique et le
naturaliste
S.Capo-Montazeaud
Buffon (1707-1788)
S.Capo-Montazeaud
Phoque à ventre plat : L’ Histoire
naturelle 1787
Les attaques dont Buffon fut l'objet
condamnent à deux reprises
l'Histoire naturelle (1751 et 1779)
sous le double prétexte qu'elle
contredit le récit de la Genèse et
qu'elle explique la formation des
planètes, voire celle des espèces,
sans le secours de Dieu.
S.Capo-Montazeaud
Largement critiqué en son temps,
Buffon fut un des premiers
naturalistes, un scientifique à l’esprit
encyclopédique.
Le premier tome de
L’histoire naturelle générale et
particulière est publiée en 1749
quelques années avant l’Encyclopédie
S.Capo-Montazeaud
Diderot et d’Alembert
Histoire naturelle Insectes
Diderot et d’Alembert 1773
S.Capo-Montazeaud
Diderot et Rousseau :
Rousseau gagne petitement sa vie en écrivant
de la musique et en composant des opéras. Il
propose en vain à l'Académie un nouveau
système de notation musicale. Sans cesser de
tirer le diable par la queue, il se lie avec les
auteurs de l'Encyclopédie, d'Alembert et
Diderot, qui lui confient des articles sur la
musique.
À l'été 1749, Rousseau rend visite à son ami
Diderot, incarcéré au fort de Vincennes pour
avoir exprimé son athéisme dans la Lettre sur les
aveugles à l'usage de ceux qui voient.
S.Capo-Montazeaud
Dans l'Encyclopédie en 1765, DIDEROT
écrivait dans l'article « Autorité politique »
=> « Aucun homme n'a reçu de la nature le
droit de commander aux autres. Le prince
tient de ses sujets même l'autorité qu'il a
sur eux »
Pour Diderot ce n'est plus Dieu et les Rois,
les représentants de Dieu su Terre qui
sont à l'origine du pouvoir mais les sujets.
S.Capo-Montazeaud
Enfin dans l'Encyclopédie en 1750, un
collaborateur de Diderot et de d’Alembert:
écrivait « l'égalité naturelle....est le
fondement de la liberté. Tous les hommes
naissent, croissent, subsistent et meurent
de la même manière »
Pour lui la société ne doit plus être une
société d'ordres dans laquelle la noblesse
a tous les privilèges mais une société plus
juste et égalitaire.
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On visionne en classe
quelques minutes d’un
court film
support DVD
De la Renaissance aux Lumières.
Le salon de
Mme
GOEFFRIN
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Salon de Madame Geoffrin en 1755 peint par Anicet Charles Gabriel Lemonnier en 1812
Lecture de la tragédie de l'orphelin de la Chine de Voltaire dans le salon de madame Geoffrin
S.Capo-Montazeaud
Extrait de l’article « L’art de la conversation au XVIII è siècle » (Bibliolettres)
La cour perd son éclat : elle n'est plus l'inspiratrice des idées
nouvelles. Désormais ce sont dans les Salons, les Cafés (tels que le Procope)
ou les Clubs (inspirés de la mode anglaise) que foisonne la vie intellectuelle.
Les Salons sont des tremplins pour les écrivains qui ont la possibilité
de se faire remarquer, de lire leurs œuvres, de nouer des relations utiles. La
concentration des talents conduit à une émulation réciproque et bénéfique
pour chacun.
La variété des formes littéraire s'explique par cet art de la vie en société : il
s'agit de raconter des événements, d'expliquer des faits, de discuter une
opinion sans lasser l'auditoire. De fait, l'aspect divertissant du propos est mis
en avant, et contribue au développement du conte, philosophique souvent.
Les écrivains reprennent la leçon du Grand Siècle "Docere et placere",
instruire et plaire
S.Capo-Montazeaud
Une librairie au XVIII è siècle
S.Capo-Montazeaud
Le café du Procope
Café LE PROCOPE à PARIS
Voltaire, Condorcet , La Harpe, Diderot dans
ce café littéraire
Le café Procope.
© Musée Carnavalet/ Roger-Viollet
S.Capo-Montazeaud
Dans les salons, dans les cafés comme
le Procope à Paris, les gens instruits
lisent et écoutent les philosophes
des Lumières.
Les Lumières désignant ce courant de
pensée du XVIII è siècle pour lequel le
progrès est lié à la raison, la liberté, la
tolérance et l'instruction.
S.Capo-Montazeaud
C'est pourquoi l'Encyclopédie a contribué
a la diffusion des idées des Lumières car
les encyclopédistes présentent toutes les
connaissances de leurs temps dans un
ordre raisonné.
Ces écrivains, penseurs, philosophes et
scientifiques mettent en cause les
fondements religieux, politiques,
économiques et sociaux
de la société du XVIII (société d’ordres).
S.Capo-Montazeaud
A vous maintenant !
A partir de vos connaissances et des documents
remis à chaque groupe (chemise avec des
documents divers sur les savants, penseurs,
philosophes ….), vous allez imaginer une
conversation entre ces hommes /femmes qui
se rencontrent et discutent entre eux dans un
salon comme chez Mme Geoffrin. Leurs
discussions doit mettre en valeur les idées du
XVIII è qui remettent en questions les
fondements politiques, religieux, économiques
et sociaux.
S.Capo-Montazeaud
Le programme précise « La France est
au centre de cette étude » mais le
thème est l’Europe des Lumières. Il
conviendrait de montrer la place des
Lumières en Europe, la diffusion des
nouvelles idées, le rôle et la place des
nouvelles idées dans les cours
d’Europe au XVIIIè. / Thème 1
S.Capo-Montazeaud
Exemple :
Catherine II La Grande, et Buffon
=>La correspondance de Buffon
=> Les mémoires de Catherine II
S.Capo-Montazeaud
LETTRE CCCCLVI A L’IMPÉRATRICE CATHERINE II2. Au Jardin du Roi, le 14 décembre 1781.
Madame, J’ai reçu, par M. le baron de Grimm3, les superbes fourrures4 et la très riche collection de médailles et grands
médaillons1 que Votre Majesté Impériale a eu la bonté de m’envoyer. Mon premier mouvement, après le saisissement de la
surprise et de l’admiration, a été de porter mes lèvres sur la belle et noble image2 de la plus grande personne de l’univers, en lui
offrant les très respectueux sentiments de mon cœur. Ensuite, considérant la magnificence de ce don, j’ai pensé que c’était un
présent de souverain à souverain, et que, si ce pouvait être de génie à génie, j’étais bien au-dessous de cette tête céleste, digne
de régir le monde entier, et dont toutes les nations admirent et respectent également l’esprit sublime et le grand caractère. Sa
Majesté Impériale est donc si fort élevée au-dessus de tout éloge que je ne puis ajouter que mes vœux à sa gloire. Cet ouvrage en
chaînons1, trouvé sur les bords de l’Irtisch2, est une nouvelle preuve de l’ancienneté des arts dans son Empire. Le Nord, selon mes
Époques, est aussi le berceau de tout ce que la nature, dans sa première force, a produit de plus grand, et mes vœux seraient de
voir cette belle nature et les arts descendre une seconde fois du Nord au Midi, sous l’étendard de son puissant génie 3. En
attendant ce moment qui mettra de nouveaux trophées sur ses couronnes, et qui ferait la réhabilitation de cette partie
croupissante de l’Europe, je vais conserver ma trop vieille santé sous les zibelines et les hermines4, qui dès lors resteront seules en
Sibérie, et que nous aurions de la peine à habituer en Grèce et en Turquie. Le buste auquel M. Houdon travaille5 n’exprimera
jamais aux yeux de ma grande Impératrice les sentiments vifs et profonds dont je suis pénétré ; soixante et quatorze ans imprimés
sur ce marbre ne pourront que le refroidir encore. Je demande la permission de le faire accompagner d’une effigie vivante. Mon
fils unique, jeune officier aux gardes, le portera aux pieds de son auguste personne. Il revient actuellement de Vienne et du camp
de Prague1, où il a été bien accueilli ; et, puisqu’il ne m’est pas possible d’aller moi-même faire mes remerciements à Votre
Majesté Impériale, je donnerai une portion de mon cœur à mon fils, qui partage déjà toute ma reconnaissance ; car je substitue
ces magnifiques médailles dans ma famille2 comme un monument de gloire respectable à jamais. Tout Paris vient chez moi pour
les admirer, et chacun se récrie sur la noble magnificence et les hautes qualités personnelles de ma bienfaitrice ; ce sont autant de
jouissances ajoutées à ses bienfaits réels. J’en ressens vivement le prix par l’honneur qu’ils me font, et je ne finirais jamais cette
lettre, peut-être déjà trop longue, si je me livrais à toute l’effusion de mon âme, dont tous les sentiments seront à jamais
consacrés à la première et à l’unique personne du beau sexe qui a été supérieure à tous les grands hommes 1.
C’est avec le plus profond respect et j’ose dire avec l’adoration la mieux fondée, que j’ai l’honneur d’être, Madame, De Votre
Majesté Impériale, le très humble, très obéissant et très dévoué serviteur.
LE Cte DE BUFFON. (Ministère des affaires étrangères de Russie ; publiée avec des variantes par Grimm.)
http://www.buffon.cnrs.fr/correspondance/corr_buffon_affi_lettre.php?lang=fr&table=buffon_corr_main&bookId=456
S.Capo-Montazeaud
Jean-Antoine HOUDON - Versailles,
1741 - Paris, 1828
Buffon (1707 - 1788)
© Musée du Louvre/P. Philibert
L'impératrice Catherine II de Russie
plaçait ainsi Buffon au même niveau
que Newton. Elle commanda à
Houdon le portrait en marbre du
naturaliste, par l'intermédiaire de
Melchior Grimm (écrivain allemand,
ami de Diderot, qui renseignait les
cours princières européennes sur la vie
intellectuelle parisienne). En 1782, le
portrait fut envoyé à Saint-Pétersbourg
et placé au musée de l'Ermitage :
Buffon, trop âgé pour un tel voyage,
délégua son fils pour le convoyer. Une
réplique en marbre fut présentée au
Salon de 1783, probablement
l'exemplaire du Louvre dont le marbre
est veiné.
HIDA
S.Capo-Montazeaud
S.Capo-Montazeaud

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