Construire l`ESS au travers de Partenariats et Réseaux

Report
CONSTRUIRE L’ÉCONOMIE SOCIALE
ET SOLIDAIRE AU TRAVERS DE
PARTENARIATS ET DE RÉSEAUX
Académie sur l’économie sociale et solidaire
Agadir, Maroc
Avril 2013
Pourquoi construire des
partenariats et des réseaux ?
• Collaboration par opposition à compétition, et
réponse aux besoins plutôt que recherche de
profit : valeurs qui créent des conditions
favorables aux réseaux et partenariats de
l’économie sociale et solidaire
• Utiles pour toutes les entreprises, mais cruciaux
pour l’économie sociale et solidaire
Pourquoi sont-ils importants ?
• Nécessité de reconnaître les caractéristiques
spécifiques de l’économie sociale et solidaire et
de sa contribution au développement
– 1895 Alliance coopérative internationale
– 2000 Social Economy Europe
– 2007 Asian Solidarity Economy Network
– 2011 African Social and Solidarity Economy
Network
Pourquoi sont-ils importants ?
• Balisage de l’importance économique de l’économie sociale
et solidaire pour obtenir une visibilité et une
reconnaissance
– Reconnaissance statistique de l’économie sociale et
solidaire par le Parlement européen
– Processus de balisage participatif au Brésil
– Le Plan d’action de l’OIT appelle à la création d’un
observatoire international
= initiative de balisage du RIPESS
Pourquoi sont-ils importants ?
• Réponse à des besoins spécifiques
– Les politiques et instruments économiques
traditionnels ne sont pas adaptés aux entreprises
de l’économie sociale et solidaire
– Nécessité de collaborer pour accéder aux marchés,
aux capitaux, à l’assistance technique etc.
– Banca Etica (Italie), CoopEst (Europe centrale et
orientale)
Principales formes
de collaboration
• Partenariats : collaboration pour atteindre des
objectifs précis
• Réseaux : structures non hiérarchiques fondées
sur des besoins ou intérêts communs
• Fédérations ou confédérations : structures
formelles prédominantes dans le secteur
coopératif traditionnel
Parties prenantes clés
• Entreprises de l’économie sociale et solidaire
• Gouvernements nationaux et régionaux
• Organisations de développement local et
gouvernements locaux
• Syndicats
• Associations d’employeurs
• Mouvements sociaux
• ONG internationales
• Institutions universitaires et chercheurs
Jeunes, réseaux et ÉSS
• Dans beaucoup de pays, les jeunes sont une
composante majeure des réseaux d’économie
sociale
• Les structures d’économie sociale doivent
souvent entreprendre des initiatives ciblées
afin d’impliquer la jeunesse
• L’intégration de l’ÉSS dans les cursus scolaires
est une voie stratégique pour rejoindre les
jeunes
Exemple : l’expérience
québécoise
• L’économie sociale est apparue au fil des ans et a
bénéficié d’un regain de dynamisme fondé sur le
territoire et les processus locaux de
développement.
• La croissance de l’économie sociale s’est appuyée
sur les partenariats et réseaux établis au niveau
local, régional, national et international.
Exemple : l’expérience
québécoise
• En zone rurale, la politique rurale nationale soutient :
• Les partenariats au niveau local entre gouvernements
municipaux, économie sociale, secteur privé
• Les réseaux renforcent la capacité, la mobilisation, le dialogue
• Résultats positifs : renouvellement des communautés rurales au
travers des entreprises de l’ESS, de la participation des citoyens,
du dialogue social continu, des nouvelles politiques publiques
Exemple : l’expérience
québécoise
• En zone urbaine, corporations de développement économique
communautaire (CDEC) fondées sur des partenariats entre
acteurs privés, économie sociale, monde du travail, institutions,
acteurs culturels, associations, 3 niveaux de gouvernement.
• Les CDEC participent activement aux réseaux au niveau régional,
national et international.
• Résultats positifs : création d’emplois, dialogue social,
revitalisation des quartiers, cohésion et inclusion sociales,
développement urbain intégré.
Réseaux des jeunes au Québec
• Un comité jeunesse du Chantier de l’économie sociale
(organisation nationale d’ÉSS) regroupe
– Des organisations jeunesses régionales
– Associations étudiantes
– Associations travaillant auprès des jeunes
Des outils spécifiques de communications, des stratégies
et activités sont organisées afin de rejoindre les jeunes
Le président du comité jeunesse siège au Conseil
d’administration du Chantier
Coopératives jeunesse de service
• Dans des collectivités locales à travers le Québec,
les réseaux locaux se sont mis ensemble pour
soutenir les coopératives de jeunesse de service:
– Une première expérience entrepreneuriale (1417)
– Appuyée par les collectivités locales et des
réseaux nationaux, y inclus le mouvement
syndical et le gouvernement du Québec
Quelques enseignements tirés de
l’expérience québécoise
• Les entreprises de l’ESS sont un vecteur central de la
revitalisation communautaire, la création d’emploi et la
cohésion sociale
• Des réseaux avec divers acteurs ont permis à l’ÉSS de
gagner un environnement favorable en matière de
politiques publiques à travers un dialogue constructif avec
une diversité de partenaires
• La jeunesse est attirée par l’ÉSS à cause des opportunités
pour la créativité, l’accès à un emploi ‘avec sens’ et un
sentiment de faire partie d’un mouvement plus large, y
inclus au niveau international
Association de parties prenantes :
intérêts et obstacles
• Chaque partie prenante a des intérêts, objectifs et
subjectifs, de constituer des réseaux et des
partenariats
• Chaque partie prenante a des raisons, objectives
et subjectives, de créer des obstacles à sa
participation aux réseaux et partenariats
Différents types de réseaux et
(con)fédérations
• Réseaux ou fédérations au niveau territorial
• Réseaux ou fédérations au niveau sectoriel
• Réseaux ou fédérations à personnalité juridique
Rôles joués par les réseaux et partenariats
pour soutenir l’économie sociale et solidaire
•
•
•
•
Représentation, promotion et mobilisation
Services communs
Apprentissage par les pairs et échange de savoir-faire
Élaboration de projets ou création de nouveaux outils de
développement
• Échanges commerciaux et accès aux marchés
• Recherche et création de savoirs
• Planification stratégique au niveau local, régional ou national
Structures internationales de
l’économie sociale et solidaire
• Réseaux institutionnalisés
– Alliance coopérative internationale (ACI)
– Conseil mondial des coopératives d’épargne et de crédit (WOCCU)
– Fédération internationale des coopératives et mutuelles
d’assurance (ICMIF)
– Centre international de recherches et d’information sur
l’économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC)
Structures internationales de
l’économie sociale et solidaire
• Réseaux sectoriels
– Association mondiale des radiodiffuseurs
communautaires (AMARC)
– Association internationale des investisseurs dans
l’économie sociale (INAISE)
– Financial Alliance for Sustainable Trade (FAST)
– Centre international de recherches et d’information sur
l’économie publique, sociale et coopérative (CIRIEC)
Nouveaux réseaux internationaux
• Réseau intercontinental de promotion de
l’économie sociale et solidaire (RIPESS)
(RIPESS Amérique latine/Caraïbes, RAESS
(Afrique), RIPESS Europe, RIPESS Amérique
du Nord, Asian Solidarity Economy
Network)
• Rencontres du Mont Blanc
Grandes conclusions
• Grâce aux valeurs partagées, il existe une longue
histoire de réseaux et partenariats de l’économie
sociale et solidaire
• En retour, ces réseaux et partenariats ont permis
à l’économie sociale et solidaire de durer et de se
développer
Grandes conclusions
• Grande variété de partenariats et réseaux en
fonction du contexte historique et géographique
• En général, les nouveaux réseaux adoptent une
structure plus horizontale
• Dans l’ensemble, les réseaux institutionnalisés
sont plus verticaux
Grandes conclusions
• Presque tous les réseaux ont en commun des
activités de mobilisation et de promotion
• Dans les pays où l’économie sociale et solidaire
est reconnue officiellement, ses réseaux
participent au dialogue social
• Quelques réseaux tendent des ponts avec les
mouvements sociaux
Grandes conclusions
• Parmi les nouveaux réseaux de l’économie sociale
et solidaire, ceux qui se montrent inclusifs
réussissent le mieux à obtenir de nouvelles
politiques publiques, à participer au dialogue
social et à créer des outils de développement,
grâce à leur capacité à démontrer la valeur et la
portée de l’économie sociale et solidaire.
Grandes conclusions
• De nouveaux réseaux font leur apparition du fait
de l’incapacité des structures actuelles de
l’économie sociale et solidaire à prendre en
compte les nouvelles réalités et approches.
• Les partenariats entre les réseaux
institutionnalisés et les nouveaux réseaux sont
l’exception plus que la règle.
Grandes conclusions
• La réussite des réseaux et fédérations passe
par une construction ascendante.
• Fondés sur des structures locales et
régionales, ces réseaux et fédérations
peuvent s’appuyer sur un large éventail de
partenaires.
Grandes conclusions
• La force des réseaux est fonction de leur capacité
à répondre aux besoins prioritaires de leurs
membres.
• La plupart des réseaux débutent comme groupes
de mobilisation, mais évoluent pour créer des
services et outils de développement qui, à leur
tour, renforcent les réseaux et les capacités.
Grandes conclusions
• Des réseaux dynamiques se caractérisent
par une transparence et une gouvernance
participative.
• La participation des membres est
essentielle à la réussite des réseaux.
Grandes conclusions
• Les réseaux jouent un rôle essentiel de
renforcement de l’économie sociale et solidaire au
travers de l’apprentissage par les pairs et des
enseignements tirés des différentes expériences
menées dans le monde.
• Cet apprentissage de dimension internationale est
enrichissant pour les parties prenantes de
l’économie sociale et solidaire partout dans le
monde.

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