Impact du langage et du non dit en psychothérapie

Report
Impact du langage,
du dit et du non-dit dans la cure
psychanalytique
Francine Guimond
Février 2013
Si on considère que la fonction de
la parole
• « Est les champ central de
la psychanalyse! »
• Nous nous poserons des questions sur:
Le concept du langage
•
•
•
•
Notez qu’à moins d’avis contraire,
Les citations sont de Jacques Lacan,
Écrits I
« Fonction et champ de la parole et du
langage »
Le dit et le non-dit… chez Lacan…
Historiquement, il fut un temps où la place du langage
dans la cure fut remis en question:
Lacan nous dit que « … la tentation qui se présente
(alors) à l’analyste d’abandonner le fondement de la
parole, et ceci justement en des domaines où son
usage, pour confiner à l’ineffable, requerrait plus que
jamais son examen: à savoir la pédagogie maternelle,
l’aide samaritaine et la maitrise de la dialectique. Le
danger devient grand, s’il y abandonne en outre son
langage au bénéfice de langages déjà institués et dont il
connaît mal les compensations qu’ils offrent à
l’ignorance. »
« Le psychanalyste devrait être passé maitre des fonctions de la
parole . »
• « Nous affirmons pour nous que la technique
ne peut être comprise, ni donc correctement
appliquée, si l’on méconnait les concepts qui
la fondent. Notre tâche sera de démontrer
que ces concepts ne prennent leur sens plein
qu’à s’orienter dans un champ de langage,
qu’à s’ordonner à la fonction de la parole. »
« La psychanalyse n’a qu’un
médium, la parole du patient ».
La parole qui demande une réponse… alors que
même le silence de l’analyste est une réponse….
Le travail sur les associations libres est le centre
de l’expression dans la cure analytique
Alors survient la triade: frustration, agressivité,
régression
• « …d’où vient cette frustration? Est-ce du silence de
l’analyste? Une réponse, même et surtout
approbatrice, à la parole vide montre souvent par ses
effets qu’elle est bien plus frustrante que le silence.
Ne s’agit-il pas plutôt d’une frustration qui serait
inhérente au discours même du sujet? »
« L’agressivité de l’esclave qui répond à la frustration par un désir
de mort. »
L’analyse des résistances
• L’analyse des résistances porte donc sur toute
cette agressivité qui répond aux interventions
qui dénoncent le côté illusoire et imaginaire
de la construction du sujet.
• Mais, « Rien ne doit être lu concernant le moi
du sujet, qui ne puisse être réassumé par lui
sous la forme du « je », soit en première
personne . »
Ne pas donner de réponses!
• « …l’art de l’analyste doit être
de suspendre les certitudes du
sujet, jusqu’à ce que s’en
consument
les
derniers
mirages. »
Pourtant, la parole demeure essentielle.
• Mais, « la parole, même à l’extrême
de son usure, garde sa valeur de
tessère. » (comme la monnaie même
usée garde sa valeur).
« C’est ainsi que la régression peut s’opérer qui n’est que l’actualisation dans
le discours des relations fantasmatiques restituées par un égo à chaque étape
de la décomposition de sa structure. »
« Faire la détection de ce qui doit être entendu »
• Puisque, « le seul objet qui soit à la
portée de l’analyste, c’est la relation
imaginaire qui le lie au sujet en tant que
moi… », il devra l’utiliser par l’analyse de
la
résistance
et
l’interprétation
symbolique afin de commencer « la
réalisation de la parole pleine ».
La verbalisation
• Différente de la prise de conscience que l’on connaît en
psychologie, nous dirons plutôt que le sujet a « fait passer
dans le verbe ou, plus précisément, dans l’épos où il rapporte
à l’heure présente les origines de sa personne » tel ou tel
élément. C’est la remémoration.
• … « il ne s’agit pas dans l’anamnèse psychanalytique de
réalité, mais de vérité, parce que c’est l’effet d’une parole
pleine de réordonner les contingences passées en leur
donnant le sens des nécessités à venir, telles que les constitue
le peu de liberté par oz le sujet les fait présentes. »
L’essence de la méthode psychanalytique
• « Ses moyens sont ceux de la parole en tant
qu’elle confère aux fonctions de l’individu un
sens; son domaine est celui du discours
concret en tant que champ de la réalité transindividuelle du sujet; ses opérations sont
celles de l’histoire en tant qu’elle constitue
l’émergence de la vérité dans le réel. »
Traumatismes et amnésie du refoulement
• « Ainsi, toute fixation à un prétendu stade
instinctuel est avant tout stigmate historique:
page de honte qu’on oublie ou qu’on annule,
ou page de gloire qui oblige. Mais l’oubliée se
dit ailleurs, comme l’obligation perpétue dans
le symbole le mirage même où le sujet s’est
trouvé pris. »
J’ai quelque chose à te dire!
Quelqu’un peut m’écouter?
La difficulté du travail de l’analyste
• « le travail d’analyse consiste essentiellement
à repérer, à dégager ainsi une série de termes
dont l’insistance plus ou moins manifeste,
toujours sensible à une oreille attentive,
dévoile qu’ils sont de l’inconscient : il exige
aussi de maintenir l’écoute fidèle autant
qu’ouverte, enregistrement précis et nudité
toujours renouvelée d’un accueil entier. »
Serge Leclaire (Des termes élémentaires où
tout écho s’éteint, p. 275).
Comprendre le sens…
• Il souhaite « dégager ces traits irréductibles,
termes élémentaires où tout écho s’éteint,
serait la visée idéale d’une psychanalyse ;
mais, il est bien rare qu’on approche
seulement cet épuisement des mirages de la
signification dans la formalité dépouillée d’un
réseau littéral. » Serge Leclaire (Des termes
élémentaires où tout écho s’éteint, p 276.).
Les nœuds singuliers
• quand l’analyste identifie certains nœuds
singuliers, il « peut s’engager un autre
mouvement d’élucidation, une sorte d’analyse
à rebours, qui montre comment les
significations viennent se prendre dans la
singularité du modèle inconscient, comment
de multiples sens surgissent de ces matrices
littérales. » Serge Leclaire (Une sorte d’analyse
à rebours, p.278).

similar documents