Dans une lumière fluorescente, la soucoupe se posa en douceur. Une porte pivota, et plusieurs personnes en descendirent. Le dernier à descendre fut un.

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Dans une lumière fluorescente, la
soucoupe se posa en douceur.
Une porte pivota, et plusieurs personnes
en descendirent.
Le dernier à descendre fut un petit
garçon rieur, tout semblable aux garçons
de la terre, si l’on ne regardait pas ses
oreilles un peu trop pointues.
Il portait un bonnet, tout pareil aux
bonnets de nos meuniers d’autrefois, et
terminé par un grelot qui tintinnabulait
joliment.
Il serrait sur son cœur un singe en
peluche.
Une dame se retourna vers lui :
- Ne t’éloigne pas, Zanzibar ! Tu sais
que nous n’avons que dix minutes !
Et, si l’un de nous manque à l’appel,
le vaisseau spatial devra repartir
sans lui ! Alors, fais bien attention !
- Oui, je sais, maman ! Je n’oublierai
pas !
Quoique Zanzibar appelle cette dame
"maman", ce n’est qu’une tante
éloignée qui l’a recueilli lorsque le
vaisseau spatial de ses parents,
butant violemment sur un des
déchets cosmiques abandonnés en
plein vide interstellaire par les
hommes, s’est désintégré.
Et les choses se passent sur les autres
planètes comme sur la nôtre : si maman n’est plus là, rien n’est pareil !!!
Alors, Zanzibar a décidé de ne pas
regagner la soucoupe, et de laisser
les autres repartir sans lui.
Il arrivera bien à s’organiser, sur
cette planète qui semble si belle, et
qui est si douce à fouler !
Il sait ce que c’est, c’est de l’herbe.
C’est agréable d’y marcher !
Les personnes descendues du
vaisseau, selon les ordres reçus, se
dépêchent de collecter des brins
d’herbe, des fleurs des champs,
des cailloux, de la terre, et de
mettre ces échantillons dans de
petits sacs.
Le laboratoire analysera tout cela.
Le garçon, serrant son singe sur son
cœur, s’éloigne insensiblement vers
un bosquet d’arbres.
Il est un peu inquiet, il n’a jamais
entendu de vent, et ce soir les arbres semblent danser dans le mistral. Mais il ignore la peur, comme
tous ceux de son espère. IL se cache
derrière un tronc.
Il surveille sa montre : les dix minutes sont presque écoulées, pense-til.
En effet, chacun regagne vivement
l’engin spatial.
La femme s’attarde en haut de
l’échelle, jette un regard inquiet :
"Zanzibar !!! Dépêche-toi ! Zanzibar !
Vite, nous partons !"
Mais une main sort de l’intérieur et
happe la femme, la porte se referme.
La soucoupe, sans un bruit, s’élève
dans les airs.
"Peluche ! Peluche ! dit tout excité
Zanzibar a son petit singe. Voilà, ça y
est, nous sommes libres ! A nous de
nous débrouiller !!!"
Ils dansent tous les deux avec le mistral, avec les arbres, avec les herbes,
avec les étoiles qui scintillent là-haut
et semblent rire avec eux, avec la
lune qui se faufile entre les branches
des arbres pour venir les caresser.
Epuisé, notre danseur se laisse
tomber sur la mousse.
Il caresse avec délices ce tapis
moelleux qu’il découvre sous ses
doigts. Un hibou ulule sur une
haute branche. Il lève des yeux
étonnés, mais n’aperçoit que deux
yeux ronds et lumineux comme
des phares.
Heureusement, il a beaucoup
étudié tout ce qui concernait cette
planète étrange où il a décidé de
s’installer.
Comment va-t-il se débrouiller ?
Quelle sera sa vie, sur cette planète
fascinante mais inconnue ?
Nous suivrons ses aventures ! Et je
sais déjà qu’il y aura des surprises !!!
Dessins originaux de Bernadette Gossein
Texte : Jacky
Musique : - Asie, flûte : méditation.
Diaporama de Jacky Questel, ambassadrice de la Paix
[email protected]
http://jackydubearn.over-blog.com
http://www.jackydubearn.fr/

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