Synthèse Ateliers Avril 2014

Report
Date
1- Pouvez-vous nous parler d’un cas de Bronchite
infectieuse que vous auriez rencontré ?
2- Quels moyens avez-vous mis en oeuvre ?
3- Quel ont été les résultats ?
4- Quels besoins avez-vous identifiés pour aller plus loin ?
Date
Atelier REPRO
Cas clinique
Contexte :
1 parquet de Repros de 30 semaines :
- Chute De Ponte 8%, œufs blancs, déclassés et
comportement fiévreux.
- Ponte pas récupérée
(Rq : différencier 8% vs. 8 points (différence surtout en repros))
- Prélèvements PCR BI MS GTI. => BI 4/91 positif.
Prophylaxie réalisée :
J1 Ma5 4/91
5s Ma5 Clone 30
11s 4/91
18s IBMulti
Cas clinique
Moyens mis en œuvre :
Présence de virus pas forcément corrélée à chute de ponte, et animaux régulièrement
challengés.
Challenge IB 4/91 sur une vaccination 4/91 ratée peut provoquer une BI clinique.
Action : vaccination en ponte : avant le pic et après le pic.
Qualité de vaccination : Il faut plus de 95% de poules bien vaccinées : Si 5% n’ont pas
eu une vaccination correcte (inactivé ) : ce sont celles-là qui peuvent chuter.
La qualité de l’échantillonnage est importante : en nombre et en endroit : le faire en
diagonale dans le bâtiment en répartissant les prélèvements
Ma5/4-91 : a mieux marché.
Ma5/Rhino CV peuvent être faits ensemble. 4/91 à suivre.
Dans une zone à forte prévalence, il peut y avoir des challenges avant la revaccination
4/91.
Cas clinique
Vaccination poussinière à côté de bâtiment en ponte : vacciner tous les
bâtiments en même temps pour éviter les réactions vaccinales.
Question :
Combien de jours acceptables de décalage quand y a plusieurs
bâtiments à vacciner ? Le plus court possible. Le critère : c’est
vacciner avant l’excrétion cloacale et circuits de circulation entre les
2.
En ponte sortie de bâtiment (réforme des pondeuses) : vacciner les
poules qui restent, 2-3 semaines avant pour prévenir les réactions à
la sortie.
Titres en BI à attendre post vaccinal : il faut 4000 après les 4 vivants.
Cas clinique
Pour aller plus loin :
Pb : absence de sérothèque en contexte pression terrain
forte et donc titres anticorps élevés
En sérologie post inactivé : ajouter la valence Newcastle
(valable pour animaux en zone indemne de challenge
ND
Inconvénient de la séro : sur animaux vaccinés sur
programme satisfaisant en théorie et challengés avant la
ponte : difficile à interpréter. => recours à la PCR.
Gestion : séro sur collatéraux, et vaccination en ponte 4/91
et/ou 4/91 Ma5
Date
Atelier CHAIR
Cas de poulets labels
Symptômes vers 70 j : arrêt de croissance, « crêtes
bleues »
Non vaccinés BI en élevage
Sérologies fin de lots: titres ELISA positifs avec CV plutôt
faibles
Les poulets n’étant pas vaccinés, conclusion de passage
BI,
Mise en place de la vaccination 4-91 à 14 jours en élevage,
par pulvérisation, les poulets étant rassemblés dans des
ronds
Disparition des symptômes sur les lots suivants
Poulets labels: comparaison de 2 protocoles de
vaccination
Protocole habituel: H120 au couvoir puis 4-91 dans l’eau
de boisson (avec la gumboro) à 21 j
Protocole expérimental: MA5 et 4-91 au couvoir en
pulvérisation
Résultats des IHA et PCR X-OVO:
• Meilleure prise vaccinale sur lots vaccinés au couvoir (même si on
retrouve des titres IHA et du virus vaccinal en PCR sur les lots
vaccinés eau de boisson)
• La vaccination au couvoir MA5 et 4-91 est une solution lorsque la
question de la qualité de la vaccination en élevage se pose
Poulets standards
Contexte de mauvais résultats technico économiques, avec
colibacilloses
Recherche en fin de lot par sérologie BI et gumboro
Titres élevés en BI compatibles avec un passage sauvage
(les symptômes en élevage n’y avaient pas forcément
fait pensé)
Mise en place d’une vaccination 4-91 à 15j en
pulvérisation: amélioration du niveau sanitaire de
l’élevage et des résultats économiques
Conclusions de l’atelier chair
Importance du diagnostic, nécessité d’outils d’analyse à
disposition des praticiens
Importance du matériel, pour une bonne application du
vaccin, adapté aux types d’élevage
Intérêt de la vaccination BI aussi dans le contrôle des
surinfections
Date
Atelier PONTE
Ateliers PONTE
1er cas :
Poules plein air de 52 sem
Symptômes :
mortalité, picage, un peu de Coli
œufs blanc, bagués, déformés
Conso aliment :
normale, voire trop
Courbe de ponte : correcte, pas de chute
Séro :
25 sem : ND de ¼ à 1/32 (2 à 5 log2) : faible
50 sem : ND max à 1/1024, 1/64 et reste entre ¼ et 1/16
52 sem : BI 7814 Elisa Bck (24% CV)
Attente nouvelle PS pour cinétique
Pas de vaccination en ponte
Ateliers PONTE
2ème cas :
Poules plein air avec problèmes de MS
Ma5+4-91 au couvoir, puis Ma5 et 4-91 en élevage
Décidé de faire : 4-91 15 j avant sortie sur parcours
4-91 à 40-45 semaines, au Sprayfan
Depuis : plus besoin d’OTC
moins d’œufs blancs
baisse de ¾ des problèmes.
Ateliers PONTE
3ème cas :
110 000 poules en cages
91% de ponte à 60 semaines
Augmentation mortalité : 15-20/j passé à 50-60/j
Urolithiase
Baisse de ponte à 84-85%, RAS sur les œufs
Hypothèse : problème alimentaire?
Histologie : suspicion BI rénale
Sérologie 1 : normale
Sérologie 2 en attente
Reprise ponte à 89%
Il y a eu des rappels Mass en ponte (dernier à 40 semaines)
Ateliers PONTE
4ème cas :
50 000 poules à 50 semaines, achetées à 18 semaines
91% ponte, puis baisse à 60%
Mortalité RAS
Œufs RAS
Retour à la normale en 2 semaines, après des antistress
Pas de rappel en ponte
75 semaines aujourd’hui : 76% ponte
Ateliers PONTE
5ème cas :
Lot avec problème de Mycoplasmes, utilisation autovaccin
Décidé d’encadrer le pic de ponte avec des vaccins vivants BI
Transfert :
+4j :
+11j :
+8 sem :
+8 sem :
+8 sem :
+8 sem :
+8 sem :
Avec Cage spray (2 passages)
Depuis : très bonnes pontes
Rhino CV + Ma5
4-91
Ma5
Rhino CV + Ma5
4-91
Ma5
4-91
Conclusion de l’atelier PONTE
Ne pas hésiter à vacciner en ponte :
Vaccin vivant :
en même temps qu’inactivé
+ 1 à 2 semaines avant le pic
+ 1 à 2 semaines après le pic
Puis si contexte épidémiologique l’exige : (pression, multi-âges)
Mass et variants alternés toutes les 8 semaines
voire toutes les 4 semaines si besoin
Les questions les plus fréquemment posées
1/Le choix des échantillons dépend-il du contexte? (Contrôle après
vaccination ou maladie).
vaccination
Vaccination
+2 sem;
Vaccination
+ 1sem.
Possibilité
Virus vaccinal
Éc. trachéaux
Éc. cloacaux
2/Quand les oiseaux vaccinés ont présenté des signes cliniques,
vous trouverez au niveau cloacal le virus sauvage, même si la
charge virale du vaccin est élevée?
• Le séquençage classique (séquençage Sanger ) identifie la
population dominante de virus
• Lorsque des virus sauvages colonisent des oiseaux, ils
deviennent la principale population de virus
• Donc, en cas d’épisode clinique, la méthode permet de ne
détecter que le virus sauvage.
• Théoriquement, la possibilité existe que vous puissiez prendre un
échantillon assez tôt dans le cycle infectieux sur lequel on pourrait
encore identifier le virus vaccinal parce que l'échantillon aurait été
prélevé avant l’installation complète du virus de terrain.
• Par conséquent, si un vétérinaire reste absolument convaincu
de la présence d'un virus sauvage de la bronchite infectieuse,
un ré-échantillonnage devrait être réalisé afin d'éliminer la
possibilité d’un échantillonnage trop précoce dans le cycle
infectieux.
3. Est-ce que la méthode de PCR quantitative permet de conclure
que la vaccination a été bien faite (quel CT devrait-on obtenir?).
•
•
Le test PCR quantitatif réel fournit une mesure très fiable et
reproductible de la quantité d'ARN présente sur l'écouvillon
ou la carte FTA. La variation est, cependant, inhérente au
protocole d'échantillonnage.
Ainsi, il est nécessaire d'établir les limites normales de
fonctionnement pour les valeurs CT obtenues pour le type
d'échantillon soumis -écouvillons contre carte FTA, cloaque
contre trachée, etc
prélèvement
Valeur CT
Trachée 2-6 sem après vaccination 491
25- 30
Cloaque 2-6 sem après vaccination 4- 20-25
91
Cas clinique
15-petite vingtaine
Flacon de vaccin
8-12
3. Est-ce que la méthode de PCR quantitative permet de conclure
que la vaccination a été bien faite (quel CT devrait-on obtenir?).
valeurs réduites ( plus d’ARN présent) lorsque:
• Carte FTA vs écouvillons
• échantillons post-mortem prélevés au
laboratoire vs en élevage
• vaccination par pulvérisation vs eau de boisson
Prélèvement
Valeur CT
Trachée 2-6 sem après vaccination
4-91
25- 30
Cloaque 2-6 sem après vaccination
4-91
20-25
Cas clinique
15-petite vingtaine
Flacon de vaccin
8-12
4. Le CT est-il corrélé avec l'intensité des
symptômes, ou la pathogénicité du virus?
L’étude n’a pas été effectuée en laboratoire.
la pathogénicité globale d'un virus peut probablement
être définie par l'interaction entre
• la quantité présente
(en effet, l’activité de la réplicase - gène contrôlant le taux de
réplication - a été expérimentalement associée à la virulence
pour la souche M41)
• et la structure en 3 dimensions de la protéine S1.
5. Arrive-t-il que l’on isole plusieurs virus
sur une même ferme?
Ceci peut être démontré en échantillonnant plusieurs
organes en même temps sur le même poulet. Vous
pouvez par exemple trouver Ma5 dans la trachée et 4/91
dans le cloaque quand les deux vaccins sont administrés
en même temps.
6. À l'autopsie, ce seront les meilleurs échantillons? Écouvillons du
cloaque ou d'organes?
Tant que les oiseaux sont assez frais, nous ne croyons pas
qu'il y ait une différence significative.
7. Pourquoi les virus sont facilement isolés à
partir de prélèvements du cloaque?
• C’est probablement dû à la présence d’une plus grande
quantité de virus (la plupart des virus sauvages et
vaccinaux semblent donner des valeurs de CT plus
faibles - de plus grandes quantités d'ARN – à partir du
cloaque que de la trachée)
• et à l’excrétion cloacale prolongée (donc il y a tout
simplement plus de chance que le virus soit présent
lorsque vous écouvillonnez l'oiseau)
8. Lorsque nous soupçonnons une bronchite rénale,
quels échantillons devrions-nous choisir?
Les reins. Si le virus provoque une pathologie rénale nous
devrions vraiment trouver le virus dans les reins.
9. Dans quels cas peut-on avoir de faux résultats
négatifs?
• pas assez de matériel sur l’écouvillon ou la carte
FTA..
• pools de plusieurs sites de prélèvements – par
exemple cloaques et trachées: il est alors possible de
diluer un nombre plus faible de cloaques positifs avec
plus de trachées négatives, générant ainsi un ensemble
négatif ou non typable, à cause d’une quantité
résultante d'ARN trop faible.
• si les échantillons ne sont pas réfrigérés rapidement
ou envoyés rapidement pour l'analyse
10. Pratiquement, lorsque les prélèvements sont prélevés à la
ferme, combien de temps est-il possible de les conserver à la
température ambiante?
• Pas plus de 1 jour si possible.
• Cependant, cela dépend vraiment des conditions
environnementales parce que la question clé est la
prévention de la contamination fongique.
• Les gaines charbon ne conviennent pas pour des
recherches virales
Pour bien réaliser les prélèvements
La réalisation des prélèvements en Bronchite
Infectieuse et Pneumoviroses
Prélèvements viraux pour PCR par écouvillons :
o En Bronchite Infectieuse :
o prélever les sujets malades ou les sujets sains en cas de symptômes
terminés ou pour une étude de prévalence
o En Pneumovirose :
o Prélever par Ecouvillon Trachéal (uniquement) les sujets non malades en
cas de recherche lors de symptômes car le pneumovirus persiste peu de
temps (3-5 J) dans l’appareil respiratoire supérieur ; il faut alors prélever
les sujets en phase d’incubation. En cas de symptômes terminés les
écouvillons trachéaux réalisés seront négatifs. Il faudra alors privilégier la
sérologie.
Réalisation de sérologie :
- Dans tous les cas une cinétique est obligatoire (au minimum 3 semaines
entre les deux prélèvements)
- En poulet, une seule sérologie fin de bande, surtout si pas de rappel, est
interprétable
Prélèvements viraux pour PCR : X OvO
Matériel à utiliser :
Uniquement des écouvillons secs,
À tige métallique de préférence ou en plastique
(raison : éviter au minimum les interférences avec
le matériel génétique prélevé, pour une meilleure
sensibilité de la technique PCR)
Ne pas utiliser d’écouvillons au charbon
Écouvillon sec
Prélèvements viraux pour PCR :X OvO
Prélèvements pour étude et/ou Prospection :
• Réaliser des Ecouvillons Cloacaux (bien
frotter l’écouvillon sur l’épithélium intérieur du
cul de sac cloacal)
Lors de Cas clinique avec suspicion de BI :
• Ecouvillons Trachéaux jusque 2 semaines
après le début des symptômes
• Ecouvillons Cloacaux : si plus de deux
semaines après les symptômes
EC = Ecouvillon Cloacal
Méthode de prélèvement :
• Réaliser 10 écouvillons = 1 PCR
• Garder les écouvillons au froid (le plus
rapidement possible) avant envoi à MSD ;
les congeler de préférence.
• Envoi par transporteur en évitant la veille du
Week-End !
ET = Ecouvillon Trachéal
Prélèvements en élevage de volailles :
Représentativité des prélèvements (écouvillons et prises de
sang) :
20 prises de sang (PS) est le nombre minimal pour une représentativité
statistique (à respecter en cas d’étude de prévalence, peut-être diminué si
prélèvement en phase d’infection car prévalence de la maladie est alors élevée)
- En élevage au sol : en diagonale du troupeau en répartissant le
nombre de PS à réaliser
- En élevage en cage : idem en répartissant entre les étages
des batteries

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