Tendances & Normes sur le Marché Européen de la Construction

Report
Tendances & Normes sur le Marché
Européen de la Construction
France & Belgique
Accord de Libre-Echange Canada-UE
Business Development
Alain LOMBARD – PAN Consulting & Riocap – Montréal, 16 avril 2013
Agenda
• Les marchés de la construction en France & en
Belgique dans un contexte de crise économique et…
politique !
• La barrière des normes, est-ce insurmontable ?
• Le traité de libre échange Canada-UE, avantages &
limites pour la construction
• Opportunités, quels secteurs ?
• Comment s’y prendre sans y laisser sa chemise
• Discussion
Business Development
France & crise
Existe-t-il encore des opportunités ?
 Il manque 1 million de logements en France pour une population de 66
millions! Le plus fort taux de natalité en Europe (2.0 enfants/femme vs
1.5 moyenne UE). « Seulement » 300 000 constructions/an pour une
demande de 500 000 unités
 Les taux d’intérêt sont bas 2,5 % fixe sur 20 ans (!) avec un bon dossier
et les placements boursiers incertains  la « pierre » est un refuge pour
les investisseurs.
- MAIS • Les barrières d’entrée sont bien réelles pour certains produits de la
construction
• La bureaucratie et les normes à respecter dégoutent de nombreux
investisseurs étrangers
• La construction de logements sociaux représente 1/3 du volume, 70%
des maisons construites sont « bas de gamme » pour les primoaccédants
Un marché en berne mais soutenu
par le social & la demande
Stabilité du collectif
grâce au social
représentant 1/3 du
total !
Maisons
individuelles:
rareté du foncier
& restrictions sur
le crédit, pouvoir
d’achat en berne
Relative stabilité 
taux d’intérêts bas,
proximité du lieu de
travail
Normes, obstacles & solutions
 Les structures MOB & de nombreux produits en provenance du
Canada doivent être obligatoirement certifiés (Marquage CE,
Eurocodes, Avis Technique) -> sinon pas d’assurance
 La France est un pays où il existe plus de 400 000 normes !
 Incompréhension du niveau de certification requis et de la complexité de la démarche
 Lorsque le marquage CE est obtenu, il est souvent insuffisant pour vendre certains
produits car les compagnies d’assurance ne suivent pas, Un Avis Technique du CSTB ou
par exemple une Enquête de Technique Nouvelle est nécessaire  un processus long
et coûteux
 Concernant les certifications, rien n’est blanc ou noir, tout est un peu gris, il existe donc
des solutions intermédiaires…
 Lorsque l’obtention d’un avis technique nécessite des tests, de l’argent et du temps, il
existe des alternatives plus rapides et plus économiques: Avis Technique
Expérimental, Pass’Innovation, Enquête de Technique Nouvelle…
 Un partenariat avec une entreprise locale pourra permettre de gagner ENORMEMENT
de temps: connaissance des alternatives, des réseaux, des personnes, crédibilité et
confiance mutuelle…
Belgique – un petit pays mais…
 Situation géographique idéale, trilingue français, flamand & allemand
 Beaucoup moins contraignant que la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne
pour les normes & les certifications
 Moins « nombriliste » que les grands pays européens, plus international
 11 millions d’habitants dont 6 millions de francophones, environ 40 000
constructions/an dont 15% en bois. Marché très qualitatif.
Traité de libre échange Canada - UE
•
Aujourd’hui 75% à 80% des échanges internationaux du Canada sont avec les Etats-Unis alors
que le marché Européen représente 500 millions de personnes et que le coût du fret
maritime est très bas et peu polluant  un trajet entre Montréal et Anvers équivaut à 200
km de transport par camion !!!
Les émissions de CO2 du fret
maritime sont 20 à 30 fois inférieures
à celles du transport par camion.
On peut donc en déduire que les
5000 kilomètres de fret maritime
entre le Canada et l’Europe
produisent des émissions de CO2
équivalentes à un trajet de 200 km
en camion !
l’Express, Décembre 2006
Source: Agence Européenne pour l’Environnement
Traité de libre échange - impact
•
•
•
Les détracteurs du traité permettant d’éliminer les taxes d’importation et facilitant les
partenariats et les acquisitions se trouvent dans de nombreuses industries comme
l’agriculture, la pêche, les produits alimentaires, et la production d’énergie
En général, les traités de libre échange sont positifs pour des économies qui se ressemblent
et peuvent être complémentaires ce qui est le cas entre le Canada et l’Europe
La grande majorité (90%) des chefs d’entreprise - étude du cabinet Miller Thomson - est en
faveur du traité et pensent que la France présente les meilleures opportunités – après
l’Allemagne et le Royaume-Uni - car ses produits ne sont pas considérés comme une menace.
Qu’en est-il de la construction ?
 Les taxes d’importation sur certains produits de construction sont
relativement faibles, 4 à 7%
 Cependant, les taxes ne sont pas ce qui bloque l’entrée, ce sont les
normes et les certifications !
 Il est peu probable que l’accord de libre échange facilite l’agrément des
produits canadiens car chacun des « grands » pays d’Europe a ses
propres certifications: BBA (UK), CSTB (France), normes DIN/TÜV
(Allemagne) qui constituent des barrières d’entrée difficiles à
surmonter.
Opportunités « ratées » dans le
secteur de la maison bois
Pourquoi cela n’a pas fonctionné avec les manufacturiers canadiens ?
Eléments de réponse & suggestions
(Systèmes constructifs)
 La stratégie de vente/marketing pour les maisons est très différente en
Europe
 Les goûts & la culture ne sont pas les mêmes, il faut savoir s’adapter
 La France est un vieux pays conservateur, comment faire confiance pour sa
maison à des « étrangers » ? Même si l’image des Canadiens est excellente!
 Un grand nombre d’éléments entrant dans une construction doit être
produit localement pour des questions de normes et de coûts
 Les corps de métiers locaux (maçon, électricien, plombier…) sont
traditionnalistes: s’adaptent difficilement à d’autres techniques
 Les équipes de montage qualifiées manquent cruellement
Sans un partenaire local bien établi, c’est très difficile d’être crédible !
Les produits canadiens qui marchent
Complexité décroissante pour
être aux normes:
 Systèmes constructifs
 produits « non
traditionnels » (isolation
hors laine de verre,
bardages en fibres,
éléments de structure)
 produits en bois naturel
(bardages, parquets)
 produits de décoration
(lambris, etc.)
Produits demandés
•
Produits sains & écologiques à base de bois
•
Produits & systèmes constructifs pour réaliser des économies d’énergie 
isolants, coffrages isolants, ossature bois certifiée, étanchéité à l’air,
membranes perspirantes, récupération des eaux usées, ventilation double
flux, capteurs solaires, mini éoliennes, domotique…
•
Systèmes constructifs plus rapides et préfabriqués: murs en panneaux,
maisons modulaires, ossatures en acier, blocs sanitaires préfabriqués…
•
Logiciels aux normes pour fabriquer moins cher & plus rapidement
•
Produits de décoration haut de gamme
Secteurs en croissance
 Logement social
 Tourisme  la France avec 77 millions de visiteurs/an est le pays le + visité au
monde
 Luxe / haut de gamme investissements en provenance de Russie & d’Asie
Suggestions
 C’est souvent dans les moments de crise financière que les plus belles
opportunités existent: entreprises à cours de trésorerie et d’idées,
entreprises en redressement. De multiples occasions d’achat ou de
fusion se développent. Il faut savoir saisir ces opportunités.
 Les acheteurs européens, les distributeurs recherchent de nouveaux
produits plus compétitifs, différents et performants MAIS certifiés
 En temps de crise, les solutions énergétiques ne connaissent pas la crise
 exemple: + 40% pour Icynene (produits d’isolation) en Europe
 Pour étudier à moindre coût le potentiel d’un produit en France &
Belgique, PAN Consulting peut vous aider, et vous accompagner si
nécessaire dans le développement de vos affaires en Europe
 Pour trouver des partenaires, faire une acquisition ou bien même vendre
votre entreprise à un acquéreur français ou belge, Riocap peut vous aider
avec des coûts raisonnables.
355 Des Récollets, Montréal
QC H2Y 1V9, tél. (514) 940 6478 &
9, rue Victor Considérant, Paris
75014, tél +33 (0)1 43 27 06 81
Merci !
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