Dre Marilyn Guindon

Report
BIEN VIEILLIR :
ATTITUDES ET SPIRITUALITÉ
C o n s e i l s u r l e v i e i l l i s s e m e n t d ’O tta wa
Présentatrice : Dre Marilyn Guindon, psychologue
8 MAI 2012
CONTENU DE LA PRÉSENTATION
• Ce qu’est le vieillissement (définition);
• Quelques statistiques au sujet des adultes âgés;
• Mythes ou réalités;
• Ce qui change lorsque l’on avance en âge;
• Vieillir, une question d’attitude;
• Qu’en est-il de l’importance de nos souvenirs;
• Qu’en est-il de l’importance de la spiritualité;
• Des chemins qui nous guident vers notre voie spirituelle toute personnelle;
• Vos questions et/ou commentaires;
• Bibliographie.
P. 2
CE QU’EST LE VIEILLISSEMENT…
Le vieillissement correspond à l’ensemble des
processus physiologiques et psychologiques qui
modifient la structure et les fonctions de
l’organisme à partir de l’âge mûr. Il est la résultante
des facteurs génétiques et environnementaux
auxquels est soumis l’organisme tout au long de sa
vie. Il s’agit d’un processus lent et progressif qui
doit être distingué des effets de la maladie.
P. 3
QUELQUES STATISTIQUES
• En 2010, Ressources Humaines et Développement des Compétences
Canada (RHDCC) indiquait que les personnes âgées de 65 ans et plus
représentaient tout près de 4.8 millions dans l’ensemble du Canada. En
2036, on estime que les personnes âgées compteront pour 10,4
millions de la population canadienne.
• En 2010, les personnes âgées comptaient pour 15,3% de la population
du Québec et 13,9% de la population Ontarienne. En 2036, ces chiffres
passeront à 25,1% pour le Québec et 23,1% pour l’Ontario (1 personne
sur 4 sera âgée de 65 ans et plus).
• L’espérance de vie actuelle des personnes âgées est présentement de
83 ans pour les femmes âgées du Québec et de l’Ontario et de 79 pour
les hommes âgés de ces deux mêmes provinces (Statistiques Canada,
2008).
P. 4
MYTHES OU RÉALITÉS ?
1.
Au fur et à mesure que le corps change, il en va de même de votre
personnalité.
2.
L’intelligence diminue avec l’âge.
3.
La plupart des gens seront atteints de démence s’ils vivent assez longtemps.
4.
De nombreuses personnes âgées sont préoccupées par la mort.
P. 5
CE QUI CHANGE LORSQUE L’ON AVANCE EN ÂGE (1)
•
Apparence corporelle :
• La peau perd de son élasticité (collagène), perte de cheveux ou deviennent
grisonnants/blancs, diminution de la masse musculaire et augmentation de
la masse de graisse.
•
Mobilité :
• Réduite et aggravée s’il y a présence d’ostéoporose, d’arthrose, de
problèmes cardio-vasculaires et/ou respiratoires. Certains médicaments, tels
les benzodiazépines ont également pour effet de fragiliser les os et de
rendre les personnes âgées plus vulnérables aux chutes et ainsi, aux
fractures de la hanche.
•
Changements physiologiques :
• Temps de réaction plus lent, temps de sommeil réduit, temps de
concentration réduit, mémoire des événements passés est meilleure que
celle des événements récents, diminution de la plupart des sens.
P. 6
CE QUI CHANGE LORSQUE L’ON AVANCE EN ÂGE (2)
• Changements hormonaux :
• Il y a plus de cortisol dans le système hormonal ce qui vient affecter,
entre autres, le sommeil et le système immunitaire. Il y a également
un peu moins de mélatonine, ce qui affecte également le sommeil.
• Changements au niveau du cerveau :
• Perte de neurones. Par contre, il y a compensation pour cette perte
par tous les autres réseaux qui se sont développés dans le cerveau
au fil des années. Plus on « entraîne » notre cerveau, plus il nous est
possible de compenser pour la perte de neurones.
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VIEILLIR, UNE QUESTION D’ATTITUDE ? (1)
• Vieillissement réussi VS Vieillissement optimal :
• Un vieillissement réussi consiste à choisir ou se limiter à ce qu’on
peut faire avec un minimum de danger et avec succès et satisfaction.
Alors qu’un vieillissement optimal consiste à faire ce qui précède en
plus de tenter de développer ce qui est encore possible, au-delà des
pertes et qui apporte un sens à sa vie. Même si la personne n’est
plus productive au sens où notre société l’entend, elle demeure
féconde.
• Les idées que l’on se fait de notre propre vieillissement :
• Déclin ou développement des capacités ?
• Vacances prolongées ou vie active ?
• Engagement ou retrait social ?
• Perspective intéressante ou déprimante ?
• Si on ne se concentre que sur les aspects négatifs…
• La poursuite du développement…
• L’importance de faire un bilan de vie…
P. 8
VIEILLIR, UNE QUESTION D’ATTITUDE ? (2)
Quelques mots sur la solitude, la dépression et l’anxiété :
•
Solitude :
• Il existe différents types de solitude. Certaines sont plus faciles à vivre que
d’autres.
•
Dépression :
• La dépression ne fait PAS partie du vieillissement normal.
• Les principaux facteurs de risque sont : la solitude, l’isolement social et
affectif, le veuvage, les deuils, le fait d’être une femme, la perte
d’autonomie, la présence de maladies physiques et/ou psychologiques et
l’utilisation de certains médicaments.
•
Anxiété :
• Il est normal et même sain de se sentir inquiet, voir anxieux et même d’avoir
peur dans certaines situations. Par contre, lorsque les inquiétudes, doutes et
peurs sont constantes, excessives et irrationnelles, alors il devient important
d’envisager l’option d’aller chercher l’aide et le support nécessaire.
P. 9
QU’EN EST-IL DE L’IMPORTANCE DE NOS SOUVENIRS ?
•
Le fait d’entretenir des souvenirs qui permettent de dégager un sentiment de
continuité, de cohérence et de signification de votre vie est relié à une
meilleure santé physique et mentale (Cappeliez & O’Rourke, 2006);
•
Le fait de raconter vos histoires de vie à vos enfants, petits-enfants, vos
ami(es), conjoint(es) ou encore aux personnes que vous rencontrez, contribue à
une meilleure santé émotionnelle (Cappeliez & O’Rourke, 2006);
•
Le fait de faire un bilan positif de votre vie, d’utiliser vos expériences passées
pour résoudre des problèmes actuels et d’utiliser vos souvenirs pour
composer avec l’issue de la mort, contribuent à une meilleure bien-être par le
fait qu’elles restaurent, maintiennent et augmentent un sentiment de but et
de signification à votre vie (Cappeliez & O’Rourke, 2006);
•
Le fait de « ruminer » les mêmes souvenirs douloureux, d’utiliser vos souvenirs
pour tenter de fuir le présent et de vouloir, à tout prix, entretenir la mémoire
des personnes disparues, a pour effet d’engendrer de la détresse (parfois
chronique) ce qui, à plus long temps, amène une détérioration de la santé
physique et/ou psychologique (Cappeliez & O’Rourke, 2006).
P. 10
QU’EN EST-IL DE L’IMPORTANCE DE LA
SPIRITUALITÉ ?
•
Diffère non seulement de la religion, mais ne dépend pas de la dénomination
religieuse;
•
Source ultime de sens et de buts dans la vie et dans sa vie;
•
Paix intérieure et calme;
•
Sentiment profond d’être inter-relié à autrui, au cosmos, à un Dieu, à la nature,
à la présence d’une force ou d’une énergie unificatrice;
•
Source inépuisable de foi et de volonté;
•
Transcendance ou ce qui permet à l’individu de s’élever au-delà des pertes tout
en les reconnaissant et s’y adaptant.
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DES CHEMINS QUI NOUS GUIDENT VERS NOTRE VOIE
SPIRITUELLE TOUTE PERSONNELLE… (1)
•
Platon disait : « Quand la vue extérieure baisse, la vision intérieure se
renforce ».
•
C. G. Jung affirmait que la tâche du vieillissement est de cheminer
intérieurement et de découvrir l’intimité de notre cœur.
•
Se mettre à l’écoute de notre intériorité… Quelles sont nos pensées ? Quelles
sont les émotions qui surgissent en nous ? Quels sont nos souhaits ? Désirs ?
Rêves ?
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DES CHEMINS QUI NOUS GUIDENT VERS NOTRE VOIE
SPIRITUELLE TOUTE PERSONNELLE… (2)
• Qu’est-ce que je veux vivre maintenant
et demain ?
• Quelles sont les valeurs qui ont guidé
mes décisions et mes actions tout au
long de ma vie ? Sont-elles encore les
mêmes aujourd’hui ?
• Qu’est-ce qui apporte un sens à ma vie ?
• Qu’est-ce qui est porteur d’amour dans
ma vie ?
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DES CHEMINS QUI NOUS GUIDENT VERS NOTRE VOIE
SPIRITUELLE TOUTE PERSONNELLE… (3)
• La liberté intérieure… de choisir notre attitude face à des situations
inéluctables, mais aussi la liberté intérieure de choisir notre façon de
nous lier à ce que nous est cher.
• La confiance en soi… la sérénité et la liberté intérieure favorisent la
confiance en soi. Le fait de pouvoir se réconcilier avec certaines parties
de soi nous permet de devenir plus serein et de nous épanouir encore
davantage.
• Les peurs… comme des invitations, non seulement à prévoir, mais aussi à
nous interroger, à réfléchir. Éviter les peurs ne fait que les amplifier.
• L’humour… qui nous aide à nous élever au-delà des notre irritation par
rapport à soi-même ou autrui et qui nous entraîne dans un moment
commun de libération.
• La gratitude… de demeurer fécond (récolter les fruits d’une vie).
P. 14
VOS QUESTIONS ET /OU COMMENTAIRES
P. 15
BIBLIOGRAPHIE
Cappeliez, P., & O’Rourke, N. (2006). Empirical validation of a comprehensive model of reminiscence and
health in later life. Journal of Gerontology: Psychological Sciences,
61B, 237-244
Cossette, R. & Pépin, J. (2001). Vieillir et croître à travers les déclins d' un défi spirituel avant tout.
Théologiques, 9 (2), 47-67.
Gauthier, J. (2006). La grâce de vieillir. Ottawa: Novalis
Grun, A. (1998). La crise du mitan de la vie. Montréal : Médiaspaul.
Grun, A. (2008). L'art de bien vieillir. Paris : Albin-Michel.
Grun, A. (2010). Vieillir dans la sérénité : Un art de vivre ici et maintenant. Montréal
Médiaspaul.
Laforest, J. (2002). La vieillesse apprivoisée. Paris : Fidès.
MacKinley, E. (2004). Spirituality of later life : on humour and despair. Oxford: Routledge.
MacKinley, E. (2006). Spiritual growth and care in the fourth age of life. Philadelphia, PA:
Kingsley.
Jessica
Monbourquetle, J. & Lussier-Russel, D. (201l). Le temps précieux de la fin. Montréal : Novalis.
Ressources Humaines et Développement des Compétences Canada (RHDCC) (2010). Canadiens en contexte
: vieillissement de la population. http://www4.rhdcc.gc.ca/.3ndic.1t.4r@-fra.jsp?iid=33
Statistiques Canada (2008). Espérance de vie à la naissance, selon le sexe, par province.
http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/health26-fra.htm
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