12 cours emergence pb sociaux

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L’EMERGENCE
DES PROBLEMES SOCIAUX
Ils apparaissent dans une société où
la cohésion sociale est insuffisante.
1. NOTION DE COHESION SOCIALE
• Définition : Etat d’une société où les individus
sont réunis par des liens forts (= liens sociaux)
On compte
On compte
AVEC les autres
POUR les autres
LIENS SOCIAUX
FORTS
On compte
SUR les autres
COHESION SOCIALE
Pour qu’il y ait cohésion sociale, il faut :
• Le sentiment de faire partie d’une même
communauté
• Le sentiment de sécurité
• De faibles inégalités sociales, de la solidarité
entre individus
A propos du sentiment de faire partie
d’une même communauté…
Il dépend de la qualité des liens sociaux tissés
• Entre individus ou groupes. Ex :
• Entre les individus et la société en général. Ex :
2. DIFFERENCIER INEGALITES
SOCIALES ET PROBLEMES SOCIAUX
2.1. Les inégalités sociales
• Définition
• Exemples de domaines concernés
– Les conditions de vie
– La formation et la culture
– La maîtrise de l’espace public
• C’est l’accumulation des inégalités dans
différents domaines qui conduit à l’émergence
de problèmes sociaux
2.2. Les problèmes sociaux
PRECARITE
PAUVRETE
EXCLUSION
SOCIALE
a) PRECARITE
Situation instable, incertaine, qui ne laisse à
l’individu qu’une faible capacité à faire face aux
aléas de l’existence.
Exemples :
b)PAUVRETE
situation d'un individu qui ne dispose pas des
ressources réputées suffisantes pour vivre
dignement dans une société et son contexte.
Pauvreté économique
Pauvreté Pauvreté
matérielle sociale
Pauvreté
culturelle
Pauvreté = conséquence d’une précarité accumulée
dans le temps et dans différents domaines.
Différents types de pauvreté
• Economique ou Pécuniaire ou Monétaire :
• Ensemble des revenus < seuil de pauvreté
(calculé en fonction de la composition du
ménage)
• Matérielle
• Les ressources ne permettent pas l'accès à des
conditions de vie courantes pour cette société :
Ex :
• Sociale
• Les conditions de vie insuffisantes limitent les
relations sociales (image de soi et des autres),
le développement personnel, le respect reçu
des autres citoyens
• Culturelle
• L'accès aux loisirs, à l'éducation (aux études)
et à la culture en général devient plus difficile.
Comment mesurer la pauvreté ?
Approche monétaire : on compte les ménages dont les
revenus fiscaux sont inférieurs au seuil de pauvreté
Seuils de pauvreté mensuels selon le type de ménage
Unité : euros
Source : Insee, données 2009, France métropolitaine
Seuil à 60 Seuil à 50
%
%
Personnes seules
Familles monoparentales avec un enfant de moins de 14 ans
954
1 240
795
1 034
Familles monoparentales avec un enfant de 14 ans ou plus
Couples sans enfant
Couples avec un enfant de moins de 14 ans
Couples avec un enfant de 14 ans ou plus
Couples avec deux enfants de moins de 14 ans
Couples avec deux enfants, dont un de moins de 14 ans
Couples avec deux enfants de plus de 14 ans
1 431
1 431
1 717
1 908
2 003
2 194
2 385
1 193
1 193
1 431
1 590
1 670
1 829
1 988
Comment mesurer la pauvreté ?
Approche administrative : On compte toutes les personnes
qui reçoivent des aides (les minimas sociaux) parce que
leurs revenus sont en-dessous d’un niveau jugé minimum.
Exemples de minima sociaux : RSA, AAH, allocations
d’invalidité, de solidarité (chômeurs en fin de droit)…
MAIS Certaines personnes en sont exclues : les jeunes qui
sont considérés à la charge de leurs parents jusqu’à 25 ans,
les personnes qui n’en font pas la demande ou qui
n’arrivent pas à à remplir les dossiers
Comment mesurer la pauvreté ?
Approche sociologique : Un ménage est pauvre s’il
cumule plusieurs privations (enquête sur les conditions
de vie, en demandant aux ménages « pouvez-vous » ...)
Exemples de privations : ne pas pouvoir acheter des
vêtements et chaussures, ne pas pouvoir maintenir le
logement à bonne température, ne pas pouvoir manger
de la viande tous les deux jours, ne pas disposer de WC
intérieur...
MAIS Les statistiques de l’INSEE portent sur les ménages
(les personnes qui habitent le même logement) et
excluent les sans-domicile
Comment mesurer la pauvreté ?
• Ces différentes pauvreté ne concerne pas
forcément les mêmes ménages
• En 2001 :
– 1,1% des ménages constituent le noyau dur de la
pauvreté en répondant aux critères des 3
approches (1,7%)
– 4,8 % connaissent 2 formes de pauvreté (6,3%)
– 16% connaissent une forme de pauvreté (1,7%)
La pauvreté n’est pas éternelle…
dans la plupart des cas !
Tendances à retenir
• Qui sont les nouveaux pauvres ?
– les jeunes en difficulté d’insertion,
– les chômeurs de longue durée,
– les personnes occupant un emploi à temps partiel
contraint (travailleurs pauvres),
– celles en rupture de liens familiaux,
– les ménages fortement endettés,
– Bcp de familles mono-parentales (1 sur 3 est pauvre)
– etc.
c) EXCLUSION SOCIALE
• Définition : c’est le contraire de l’intégration
sociale. C’est l’aboutissement d’un processus
de désintégration suite à la rupture successive
de plusieurs liens.
• Caractéristiques :
– rupture progressive des liens sociaux
– perte des droits en matière de protection sociale
– fréquentation minimale des circuits d’action
sociale
• Il s'agit le plus souvent d'un processus subi.
• Cf schéma Annexe 1
• L’exclu a une position extérieure au groupe :
– perte d’identité sociale, plus d’estime en soi, se
sent inutile…
– Impossible d’assurer certains rôles correspondant
à son statut initial. Exemple : l’exclu du logement
peut se voir retirer la garde de ses enfants, ses
droits civiques (par absence d’adresse).
L’exclusion totale est le résultat
d’une accumulation d’exclusions partielles.
Exclusion du
logement
Exclusion du travail
Exclusion
sociale
Exclusion des amis
et de la famille
Exclusion de la santé
Précarité ds le travail = facteur déclencheur le plus svt !
Comment mesurer l’exclusion ?
• Difficile ! Indicateurs partiels… Ex : Nb de
chômeurs de longue durée, Nb de SDF, Nb
d’illettrés…
• NE PAS CONFONDRE EXCLUSION ET PAUVRETE
: on peut être pauvre et pas du tout exclu !
2.3. Passage d’un niveau à l’autre :
du danger au risque puis à la crise
• Voir schéma de processus
• QUAND PARLER DE CRISE OU URGENCE SOCIALE ?
– Un événement déclencheur va jouer le rôle de
révélateur
– Une forte visibilité sociale avec couverture médiatique
– Une ampleur jugée importante (beaucoup de
personnes touchées)
– Un fort soutien de l’opinion publique
3. LA RECONNAISSANCE DES PROBLEMES
SOCIAUX PAR LA COLLECTIVITE
3.1. Dans la société civile
– Appels de personnalités dans les médias
– Mobilisation de citoyens (manifestations,
implication dans des associations d’aide, dons)
Rq : création de l’Observatoire des Inégalités
www.inegalites.fr
3.2. Au niveau des décideurs politiques
Les décisions symboles :
• 1992 : Institution d’une journée mondiale
du refus de la misère : le 17 octobre
• + Création d'un Conseil National des
politiques de Lutte contre la pauvreté et
l'Exclusion (CNLE)
• 2010 Année européenne de lutte contre la
pauvreté et l'exclusion sociale
Le développement d'outils statistiques
• 1998 : Création de l’Observatoire National
de la pauvreté et de l’exclusion sociale
(l’ONPES)
http://www.onpes.gouv.fr
les plans et programmes : mis en place souvent
dans l’urgence suite à l’explosion de crises
sociales, ils cherchent à agir sur
• les revenus (1988 RMI, 2009 : RSA)
• le logement social (rénovation, construction)
• l'accès à la santé (1999 : CMU)
• l'accès à l'éducation
• le développement de l'emploi
FIN

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